Centre aéré de Landerneau (CLSH) – il faut agir

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Par , 19 octobre 2008 18 h 17 min

Ce n’est pas 150 euros qu’il faut mais 1 500 000 euros !

Lors du conseil municipal du 17 octobre 2008, la majorité a proposé une mesure « rustine » pour offrir à 4 Landernéens des places au CLSH de La Martyre entre octobre 2008 et Noël 2008. Le coût pour la ville est de 150 euros ! Cette mesure est censée répondre au nombre croissant et important d’enfants inscrits sur la liste d’attente, mais elle ne fera qu’effleurer le problème.

Ce n’est pas de 150 euros qu’a besoin le CLSH de Landerneau, mais probablement 10 000 fois plus.

Revenons quelques années en arrière. Dès que le transfert du CLSH de Kergreis à Trémaria a eu lieu, on savait que le site était saturé et non adapté. C’est à cette époque qu’il fallait préparer l’avenir et créer un centre de loisir digne de ce nom permettant d’accueillir un nombre beaucoup plus important d’enfants et dans de bonnes conditions. Où a-t-on vu qu’on aérait les enfants en les enfermant dans une cour d’école bituminée ?

En janvier 2006, alors que la majorité de l’époque proposait de déclasser une bonne partie de la cour de récréation de l’école du Tourous, DES proposait l’installation sur ce site de services publics en liaison avec la jeunesse et citait nomément le CLSH de Landerneau. L’histoire montre qu’en suivant cette proposition, la ville de Landerneau ne se trouverait pas aujourd’hui dans une situation de pénurie scandaleuse.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Capacité d’accueil Landerneau (15 000 habitants) : 80 places = 0.5 places pour 100 habitants Capacité d’accueil Saint Thonan (1 300 habitants) : 28 places = 2.1 places pour 100 habitants

La municipalité doit se saisir de ce problème de façon urgente pour apporter le service qu’attendent les landernéens.

Syndicat des eaux (SIVU) de Landerneau. Rapport sur le prix et la qualité de l’eau, 2007.

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Par , 16 octobre 2008 17 h 59 min

La commission consultative des usagers de l’eau du SIVU de Landerneau s’est réunie le 30 juin 2008 pour prendre connaissance du “Rapport annuel sur le prix et la qualité du service d’eau” concernant l’exercice 2007.

Premier contact avec la nouvelle équipe pour un mandat qui s’annonce bien occupé : mise en oeuvre du SAGE Elorn, choix du nouveau mode de gestion à la fin de l’actuel contrat en 2012.

On peut lire l’ensemble de cet article sur le site de S-eau-S

Les résultats de l’enquête D.E.S. sur les déchets

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Par , 17 février 2008 22 h 24 min

En février les militants de D.E.S. sont allés à la rencontre des landernéens pour connaître leurs attentes et leur avis sur la façon dont les déchets sont gérés par la communauté de communes. Plus de 110 personnes ont acceptés de répondre à notre questionnaire dont vous trouverez la synthèse en téléchargeant le fichier ci-dessous.
Cette enquête a montré que les attentes étaient grandes et qu’une grande majorité des personnes interrogées souhaitent un paiement en rapport aux déchets que chaque famille a produit.

Orientations petite enfance

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Par , 18 janvier 2008 18 h 19 min

Le débat ouvert ces derniers jours à propos de la petite enfance montre que la situation à Landerneau est critique. Le manque de places est patent et très certainement lié à un défaut de prévoyance de l’équipe sortante. Il y a urgence à réaliser les deux projets, la crèche d’entreprises à Plouédern et la crèche municipale à Landerneau.

L’étude menée par la CAF permet de mesurer l’ampleur de la demande. En 2006, sur 161 pré inscriptions, seulement 25 places ont pu être accordées.

Il est clair que dans le contexte de développement de la population landernéene, ne pas avoir prévu suffisamment de places de crèche a été une grave lacune. Le bon sens aurait voulu que la décision de construire une nouvelle crèche ait été prise en tout début de mandat, et non en fin. Les futurs parents qui bénéficieront de cet établissement attendront l’ouverture jusqu’en 2011 ou 2012. DES avait d’ailleurs déploré ce retard lors du vote de la programmation pluriannuelle, il y a un an en 2007.

Concernant ce nouvel équipement D.E.S. opte sans hésitation pour un service public et non pour le fonctionnement au travers d’une structure indépendante. Cette crèche sera complémentaire de la maison de Pierrot et la Maison de l’enfance gérées par la Farandole avec laquelle le partenariat avec la ville doit se poursuivre. Il faudra également étudier des mesures de rationalisation entre ces structures tant en terme de services que de moyens humains. Le rapprochement entre La Farandole et Don Bosco tel qu’il semble se dessiner aujourd’hui est un sujet de préoccupation pour D.E.S. qui devra être débattu rapidement au sein du conseil municipal.

La crèche d’entreprises de Plouédern (Loc ar Bruc) portée par la Communauté de Communes a d’emblée été saluée par D.E.S. car elle permettra de répondre à une partie de la demande. Le projet se rapprochant de son terme, il est temps de débattre de son mode de gestion. Nous souhaitons que cette crèche soit accessible à tous les salariés des entreprises de la communauté de communes et pas seulement aux salariés des entreprises qui le souhaitent, c’est-à-dire celles qui sont bien structurées avec un comité d’entreprise ou bien disposant de ressources suffisantes. Cette crèche construite par la communauté de communes doit être un service public et non une crèche privatisée de fait.

Le bâtiment de la crèche d’entreprise devrait être construit selon des normes HQE (haute qualité environnementale). Pour poursuivre la logique de la démarche jusqu’au bout, nous avons proposé que la crèche utilise des couches lavables et réutilisables. De grands progrès ont été faits par les fabricants, ce qui a permis de rénover ce concept avec des matériaux économiques et réutilisables. Ce serait une formidable occasion d’en faire la promotion et ainsi de réduire de façon très importante les volumes de déchets. C’est un enjeu pour la collectivité car 200 naissances à Landerneau par an représentent 240 tonnes de déchets de couches non recyclables.

Le programme de D.E.S. comporte un volet sur le centre aéré (CLSH) du fait du manque de places et parce que la structure d’accueil (Trémaria) n’est pas du tout adaptée. Il faut d’ailleurs rendre hommage aux animateurs qui y font un travail admirable dans des baraquements retapés et sur du bitume. Le projet de construction d’un ALGECO en 2009 est une mesure « rustine antidurable », mais pourtant proposée par l’équipe sortante. Nous ménerons rapidement une réflexion sur la construction d’un équipement moderne et adapté. A ce sujet, nous avions proposé qu’une partie de la cour de récréation de l’école du Tourous, soit dédiée à un tel équipement public, car l’endroit était idéal. Par contre le maire ne l’a pas entendu de cette façon et, l’oeil rivé sur la jauge d’augmentation de la population, a préféré privatiser la cour de récréation pour y construire un immeuble.

Nouvel aéroport Brest/Guipavas et voie Express

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Par , 9 décembre 2007 18 h 21 min

Alors que le Grenelle de l’environnement a rendu des conclusions en faveur des économies d’énergie et que la conférence de Bali sur le réchauffement climatique est en plein travail, deux évènements locaux font l’actualité et sont en parfaite opposition avec ce qu’il faut faire (aérport de Brest-Guipavas, mise aux normes autoroutières des quatre voies).

1 – Inauguration de l’aéroport de Brest Guipavas

L’inauguration de l’aéroport le 8 décembre constitue un véritable « pied de nez » au protocole de Kyoto. Rappelons que l’Europe a renouveller son engagement de réduire d’ici 2020 de 20 % ses émissions de gaz à effet de serrer par rappport au niveau de 1990. La CCI de Brest, la Région et le Département du Finistère, prévoient de les augmenter massivement !

La nouvelle aérogare est d’une part caractérisée par la démesure et d’autre part a été bâtie sur une analyse économique qui ne prend pas en compte le réchauffement climatique.

Cet équipement est caractérisé par la démesure : la nouvelle aérogare est dix fois plus grande que l’actuelle, les surfaces de parking d’avions sont 5 fois plus importantes, 4 fois plus de portes d’embarquement,… de plus les promoteurs sont fiers d’avoir coulé 15 000 m3 de bétons, d’avoir utilisé 1 300 T d’aciers, etc.… (voir le dossier de presse : http://www.cci-brest.fr/pdf/aerogareinauguration/DPaero.pdf)

Cet équipement a été élaboré sur l’hypothèse du doublement du trafic, soit entre 1 400 000 et 1 800 000 passagers par an. Ces chiffres sont parfaitement irréalistes car pour parvenir à ces résultats il faudrait entre 20 et 50 ans en se basant sur l’évolution du trafic des 10 dernières années (le trafic passagers a augmenté de 200 000 voyageurs en 10 ans). Nous affirmons également que cet équipement n’est pas nécessaire au développement de la région brestoise car aujourd’hui les professionnels privilégient de plus en plus les moyens de communication rapides et alternatifs au transport (visioconférence, internet,etc.).

Cet équipement ne prend pas en compte le réchauffement climatique et la nécessité de restreindre les transports les plus gourmands en énergie. Dans ce domaine le transport aérien arrive loin en tête. Aujourd’hui, il bénéficie de « subventions » par le biais de la détaxation du kérosène. Si les gouvernements mettaient à égalité le transport aérien avec les autres modes de transport, il est évident que le trafic ne pourrait pas faire mieux que rester au niveau où il est aujourd’hui. Sa décroissance est même tout à fait souhaitable.

2 – Mise aux normes autoroutières de la Voie Express

Malgré la nécessité de réduire les consommations de carburants, la mise aux normes autoroutières de la voie express redevient d’actualité. Elle est en particulier défendue par François Cuillandre, président de BMO (ex CUB) et maire de Brest. Deux conséquences fâcheuses sont à attendre de cette disposition :

  • Augmentation des consommations de pétrole et des émissions des gaz à effet de serre. Comment pouvons-nous d’un côté prétendre vouloir sauver la planète et d’autre part continuer à encourager le gaspillage ? Comment pouvons-nous poursuivre dans une politique de surconsommation et de gaspillage égoïste pendant que des millions de personnes sont menacés par le réchauffement planétaire ?
  • Il est prévu de fermer plusieurs échangeurs dont celui de Keriel, alors que sa sécurisation aurait été possible. Ces fermetures vont contraindre à l’augmentation des trajets et la concentration du trafic à Saint Eloi. C’est une mesure de non-sens qui va à l’encontre de l’intérêt général. Nous étions les seuls à la dénoncer lors de l’enquête publique.

Eco-lotissements

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Par , 29 novembre 2007 22 h 36 min

L’annonce de la création d’un premier éco-lotissement à Kergréis est une bonne nouvelle. Nous ne pouvons que nous en réjouir dans la mesure où nous avons, à plusieurs reprises, proposé la création d’un éco-quartier à Landerneau, et notamment à l’occasion du Grenelle de l’environnement (Cf. OF et LT du 16 octobre 2007).

Si sur le principe la proposition faite par le Maire est tout à fait intéressante, il nous semble qu’en y regardant de plus près certaines options ne sont pas très heureuses.

Tout d’abord nous voulons rappeler qu’un éco-lotissement est le moyen d’assurer une très grande mixité sociale. C’est ce que montrent les réalisations faites par d’autres communes. Pour cela, il faudra réaliser au moins 20% de logements sociaux dans ce lotissement. A l’heure où les dépenses de chauffage pèsent de plus en plus lourd, il serait tout à fait anormal que la baisse des charges locatives ne soit réservée qu’aux familles aisées. Nous avons d’ailleurs été surpris que le communiqué de presse du 28 novembre n’évoque pas la place du logement social dans le futur éco-lotissement.

Pour faciliter l’accès à l’habitat écologique au plus grand nombre, il est possible que la solution retenue par le Maire ne soit pas la meilleure. Plutôt que de laisser la maîtrise d’œuvre à chaque propriétaire, nous préférons la mutualisation des moyens qui offrira d’avantage de possibilités pour faire baisser le coût des constructions écologiques (frais d’architecte, achats des matériaux). C’est aussi le meilleur moyen d’organiser un éco-quartier harmonieux sur le plan architectural et urbanistique.

La question de l’énergie est primordiale et il faut clairement viser des normes de passivité de l’habitat. Chaque maison pourrait ainsi produire pratiquement autant d’énergie qu’elle en consomme. Les progrès en matière d’isolation et de production d’énergie permettent aujourd’hui d’envisager cet objectif.

Le choix du mode de chauffage est tout aussi important. Plutôt que des chaudières à bois individuelles comme cela est proposé, il est nettement préférable d’opter pour une chaufferie collective à bois qui garantira une baisse importante de la facture. Près de chez nous, le CPIE de Gorrez Menez vient de mettre en route un tel équipement. Il faut s’en inspirer et comprendre qu’une installation collective permet de rentabiliser les infrastructures pour réceptionner, stocker et utiliser des plaquettes de bois. Ce serait aussi l’occasion de lancer une filière agricole d’exploitation des taillis à proximité de Landerneau. C’est important pour développer le tissu économique local et pour réduire les distances parcourues.

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