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De scandale en scandale. Total a vendu 50% de la centrale à gaz de Landivisiau au fonds d’investissements espagnol Asterion Industrial Partner.

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Par , 4 août 2022 14 h 25 min

C’est le bureau d’avocats De Pardieu Brocas Maffei qui a négocié cette transaction et tient à nous le faire savoir.

Voir : “De Pardieu Brocas Maffei a conseillé TotalEnergies dans le cadre de la cession de 50 % de la Compagnie Electrique de Bretagne à Asterion Industrial Partners”

De Pardieu Brocas Maffei a conseillé Total-Energies dans le cadre de la cession à Asterion Industrial Partners, fonds d’investissement espagnol, d’une participation de 50 % de la Compagnie Electrique de Bretagne, société détenant une centrale à gaz à cycle combiné (CCGT) d’une puissance de 446 mégawatts, située à Landivisiau en Bretagne.

Voir aussi : “Un fonds espagnol rejoint Total-Energies en Bretagne.

Nouveau coup pour Asterion Industrial Partners. Le fonds d’investissement espagnol, qui a finalisé en février la levée de son second véhicule à 1,8 Md€ (lire ci-dessous), vient de renforcer sa présence dans l’Hexagone, en faisant l’acquisition de 50 % de la Compagnie Electrique de Bretagne (CEB) auprès de Total-Energies. L’opération, à la structuration gardée confidentielle et intermédiée par la banque espagnole Mediobanca, voit l’énergéticien français coté conserver le solde de la participation.”

Ce que confirme l’entreprise espagnole.

“Asterion Industrial Partners adquiere el 50% en una central eléctrica de ciclo combinado de gas natural en Bretaña”. “Asterion Industrial Partners, société de gestion d’investissements indépendante spécialisée dans les infrastructures du mid-market européen, a acquis 50% de la Compagnie Electrique de Bretagne (CEB), anciennement détenue par Total-Energies, qui détient les 50% restants. CEB est propriétaire de Landivisiau, la centrale à cycle combiné (CCGT) en Bretagne (France). La centrale de Landivisiau fournira une capacité électrique importante et stable avec une technologie de pointe et une grande efficacité thermique, produisant environ 20 % des besoins de la région.[.].

La centrale de Landivisiau, d’une capacité de production de 446 MW, a été mise en service début avril 2022 et fournira de l’électricité à près de 400 000 foyers en Bretagne. La centrale est un complément aux autres formes de production d’électricité et soutient l’intermittence des énergies renouvelables, cruciale pour la transition énergétique. Il sera géré par la Compagnie Electrique de Bretagne, en collaboration avec l’équipe Siemens Energy, en charge de l’exploitation. Cet investissement complète le portefeuille d’entreprises détenues par Asterion dans les secteurs des télécommunications, de l’énergie et des services publics en Europe.

La vraie histoire de la centrale climaticide de Landivisiau : une histoire de spéculation financière.

Quelle mouche avait piqué Jean-Yves Le Drian en cette année 2010 ou plutôt quel lobby était venu lui susurrer ce projet à l’oreille ? Toujours est-il qu’il a décidé qu’il fallait absolument une centrale électrique à gaz de 450Mw en Bretagne et plus précisément le plus à l’Ouest possible. Le tout enveloppé dans un “Pacte Électrique Breton” destiné à faire passer la pilule. (voir)

Le lobby ? celui des patrons finistériens regroupés sous l’appellation ” Investir en Finistère” ne s’en cachent pas. La décision du Conseil Régional et de son président est le résultat de l’efficacité de leur lobbying. Leur projet initial était d’implanter la centrale sur un site à cheval sur les communes de Guipavas et Saint-Divy, proches de Brest. Cette réserve foncière avait été constituée, dans les années 1970, pour le projet avorté d’une raffinerie associée à un terminal pétrolier au port de Brest. La zone est actuellement gérée par le Syndicat mixte Brest Iroise dont les actionnaires sont le Département, la Région, la communauté urbaine de Brest et… la chambre de commerce, qui ne demandent qu’à s’en débarrasser. De plus le site est proche de la conduite de gaz naturel provenant du port de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique).

L’affaire semblait donc entendue. Mais c’était sans compter sur la mobilisation des associations locales, déjà sensibilisées aux problèmes de la pollution de l’air et du dérèglement climatique. Rapidement elles ont su rassembler des milliers de personnes sur le site et remplir des salles lors de réunions d’information. La prudence électorale exigeait donc qu’un endroit moins proche de Brest et moins sujet à de telles mobilisations soit choisi. Un appel d’offre était lancé.

Des trois concurrents en lice, l’entreprise Direct Énergie était retenue pour une centrale qui serait construite à Landivisiau. Le choix de la commune ne pouvait qu’étonner. Pour alimenter la centrale il faudrait construire 130km d’un gazoduc la reliant au site de Montoir de Bretagne dans la Loire Atlantique ainsi qu’une ligne à haute tension pour l’évacuation du courant. A l’évidence, le choix était plus politique que technique ou économique. Le député UMP de la circonscription, Jacques le Guen ne cachait pas s’être “personnellement engagé dans ce dossier” (voir) pour que la commune soit finalement choisie par le ministre de l’énergie, Eric Besson, ancien élu socialiste rallié au sarkozisme. L’annonce de ce choix était faite le 29 février en présence de jean Yves le Drian et conclue par une chaleureuse poignée de main entre anciens camarades.

Pourquoi Direct Énergie ? D’une part cela correspondait à la volonté politique d’ouvrir le marché de l’électricité aux entreprises privées. Officiellement, cependant, ce choix était justifié par le montant de la prime demandée par l’entreprise pour cette opération. Car l’appel d’offre était assorti d’une carotte offerte à l’éventuel candidat. Pour l’attirer dans ce lointain Finistère il lui était proposé une subvention dont il devait fixer lui même le montant. Direct Énergie, devenu Total par la suite, était retenu étant présenté comme le moins gourmand par la commission de sélection. (voir)

De Direct-Energie à Total et maintenant à Asterion Industrial Partners , 40 millions de subventions par an à se partager entre pollueurs.

Cette prime constitue le côté le plus scandaleux de la transaction. Alors qu’une taxe sur le carburant, touchant tout un chacun, a été instaurée pour remplacer la défunte “Taxe poids lourds”, Direct-Énergie recevrait une prime de 40 millions d’euros par an pendant 20 ans pour émettre un million de tonnes de CO2 chaque année dans l’atmosphère soit l’équivalent de la pollution annuelle de plus de 400 000 voitures parcourant en moyenne 20 000km par an. Cette subvention devait passer par le feu vert de la Commission Européenne. Tout laissait penser, vu la lecture des rapports des commissaires, qu’elle ne serait pas accordée. Erreur ! La commissaire européenne passait outre et accordait ce cadeau à son collègue ministre, Jean-Yves Le Drian. (voir)

Bonne affaire pour Direct Energie qui pourtant, à l’évidence, n’était pas en mesure de répondre ni financièrement ni techniquement au contrat. Viens l’heure de Total qui fait une proposition de rachat, certainement juteuse pour Direct Energie ( et pour son PDG : les dirigeants de Total maintiennent Xavier Caïtucoli, PDG et cofondateur de Direct Energie, en tant que PDG de la nouvelle entreprise).

Place donc à “Total”.

De scandale en scandale.

Déjà scandaleuse cette prime de 40 millions d’euros pendant 20 ans versée par l’État à Total. Que penser alors de cette vente à une société d’investissement espagnole quand celle-ci fait bien remarquer à ses actionnaires que l’opération est « soutenue par un contrat de paiement de capacité de 20 ans ». Ce « paiement de capacité » correspondant aux 40 millions de subventions publiques, prélevées sur la facture des consommateurs français et qui seront donc partagées avec le fonds d’investissement espagnol pour une durée de 20 ans.

Une réaction publique du président du Conseil Régional de Bretagne, à l’origine du projet, ainsi que celle des ministres de l’environnement et de l’industrie s’impose.

des ministres de l’environnement et de l’industrie

Malgré les projections du pacte électrique breton, toujours pas d’augmentation de la consommation électrique en Bretagne. Mais du retard en matière d’énergies renouvelables.

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Par , 3 août 2022 13 h 55 min

2010. Consommation électrique en Bretagne : 21,1TWH

2021. Consommation électrique en Bretagne : 21,3TWH

Que prévoyait le pacte électrique breton de Le Drian ? 24,7TWH dans le scénario de référence.

La réalité ? Une stabilisation de la consommation depuis la signature du Pacte !

Ce que confirme le rapport de RTE : “Après correction du facteur météorologique*, la consommation s’établit à 21,3 TWh, soit un niveau stable par rapport à 2020.
La consommation en 2021 confirme la tendance à la stabilisation observée depuis plusieurs années”

Par contre pour ce qui est des énergies renouvelables la Bretagne n’est pas au rendez-vous.

Les prévisions : 3600 Mw en 2020

La réalité : 1672 Mw en 2020 et 1810 Mw en 2021 (50% de l’engagement)

Plus facile de laisser Total construire une centrale climaticide à Landivisiau que de tenir ses engagements en matière d’énergies renouvelables.

Kenavo Anne-Marie.

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Par , 29 juillet 2022 18 h 23 min

Nous apprenons avec tristesse le décès de notre amie Anne-Marie Boudou. Nous garderons le souvenir de son sourire lumineux, de sa joie de vivre et de la force de ses convictions. Conseillère Régionale elle avait fait de la lutte contre le dérèglement climatique une de ses priorités. On se souvient qu’elle a inlassablement soutenu la mobilisation contre le projet de centrale à gaz climaticide de Total à Landivisiau. Rappelons pour mémoire la lettre qu’elle adressait, avec René Louail, à la ministre Ségolène Royal pour lui demander l’abandon de ce projet.

“il nous apparaît urgent d’avoir un véritable débat sur l’opportunité et les conséquences de l’implantation des centrales électriques, notamment en termes de sécurité énergétique, de pérennité des services publics du gaz et de l’électricité, et de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre.

En conséquence, nous vous demandons un moratoire sur le projet de construction d’une centrale à cycle combiné gaz de Landivisiau.

La transition énergétique pour sortir des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon, uranium) est aussi possible en Bretagne au bénéfice de l’intérêt général. L’État et la Région Bretagne s’honoreraient de s’y engager dès maintenant par cette décision et une accélération des deux autres volets du Pacte électrique breton.”

voir : http://www.landerneau-ecologie.org/?p=982

Tu feras partie de nos souvenirs heureux Anne-Marie.

Tchernobyl occupé par l’armée Russe.

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Par , 12 juin 2022 17 h 13 min

Document transmis par l’association “Les enfants de Tchernobyl-Belarus”

Bientôt la fin des turbines à gaz de Dirinon et Brennilis ?

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Par , 5 avril 2022 10 h 50 min

Avec la mise en service de la centrale à gaz de Total à Landivisiau allons nous voir la fin des centrales de Dirinon et Brennilis dont la puissance cumulée dépasse celle de Landivisiau et qui ne fonctionnaient que quelques heures chaque année.

Pour Rappel, nos articles sur le sujet :

Centrale à gaz à Landivisiau. Qui veut supprimer les centrales de Dirinon et Brennilis ?

Turbines à combustion de Dirinon et Brennilis. Les pompiers du réseau.

Manifestation pour le maintien des centrales de Brennilis et Dirinon

Turbines à gaz de Dirinon et Brennilis. Non à la fermeture.

Pour une mesure permanente de la qualité de l’air à Landerneau.

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Par , 25 mars 2022 18 h 23 min

Communiqué de S-eau-S

Comme chaque année à la même période, la Bretagne vient de subir un épisode de pollution majeure de l’air aux particules fines. Un avis a été lancé par l’association agréée pour la protection de la qualité de l’air, Air Breizh, concernant un dépassement du seuil en particules fines (PM10). Il est recommandé de limiter leur activité aux personnes   dites vulnérable , femme enceinte, nourrisson, jeune enfant, personne de plus de 65 ans, personne asthmatique, personne souffrant de pathologies cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires. Rappelons que l’on estime à 3000, chaque année, le nombre de décès prématurés dus à la pollution de l’air en Bretagne.

Noter que cette présence de PM10 dans l’air est accompagné de celle de particules PM2.5 (diamètre inférieur à 2,5 millième de millimètre) bien plus nocives. Celles-ci, passant dans le circulation sanguine, sont à l’origine d’atteintes diverses, pulmonaires, cardiovasculaires mais aussi d’atteinte au développement des jeunes enfants. Si leurs pics sont à l’origines de problèmes immédiats pour les personnes sensibles, leur présence constante, même à des niveaux inférieurs, est la cause essentielle des problèmes engendrés, en particulier chez les enfants. C’est pourquoi leur mesure en permanence est une nécessité.

Jusqu’à présent seules le grandes agglomérations sont munies des dispositifs de mesure permanents, la plus proche étant Brest. Pourtant une ville comme Landerneau, régulièrement soumises aux pollution de l’air de nature agricole et industrielle et nœud de circulation routière est considérée comme un site de pollution majeure, en particulier au niveau de son centre ville.

Notre association renouvelle la demande qu’elle a déjà faite à la municipalité de Landerneau de demander à Air Breizh l’installation d’un site permanent de mesure de la pollution de l’air dans notre ville. Celui-ci permettrait une information régulière de nos concitoyens par voix de presse ou informatique, en particulier au niveau de milieu scolaire, des médecins et des établissements de santé. Une telle connaissance permettrait également de prendre des mesures de limitation de cette pollution en agissant auprès des établissements industriels et de chaque foyer pour inviter aux mesures nécessaires à leur limitation mais aussi au niveau de la circulation automobile au centre ville, en particulier par la limitation de celle des poids lourds.

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Pour aller plus loin voir : RESPIRER TUE. Un livre pour s’informer et agir contre la pollution de l’air.

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