Category: Vivre la ville

Marie-France Cloarec. Une femme engagée.

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Par , 6 juin 2014 9 h 27 min

Notre amie Marie-France Cloarec nous a quitté(e)s en ce début de juin 2014.

Marie-France était une femme engagée.

Marie-France était engagée dans son métier d’enseignante. Ses élèves comme ses anciennes collègues en témoignent régulièrement. Professeur d’économie elle ne se contentait pas de vérités enseignées comme des dogmes. Elle avait pour objectif premier de provoquer des interrogations chez ses élèves afin qu’ils puissent découvrir le monde avec leur propres yeux.

Militante syndicaliste à la CFDT elle avait le soucis du dialogue et du respect des différences.

Marie-France était engagée dans la cité. Elle savait que le plaisir de vivre dans sa ville réside dans les petites choses essentielles : des trottoirs où on puisse se déplacer en sécurité, de véritables pistes cyclables, des zones boisées et des espaces verts préservés, un centre ville animé. Présidente de l’association « Patrimoine et cadre de Vie », elle avait la volonté de faire connaître et mettre en valeur ce qui fait la richesse de sa ville.

Marie-France était engagée pour le justice et la solidarité. Militante de Amnesty International elle a poursuivi, jusqu’à une période récente, son combat pour les droits et la dignité des femmes et des hommes partout sur la Planète : par des lettres adressées aux responsables politiques, par des expositions, par des conférences dans les écoles.

Marie-France était engagée pour la défense de l’environnement.
Au sein du comité pour l’information sur le nucléaire, le CLIN de Landerneau, elle a pris une part active dans la lutte contre la construction d’une centrale nucléaire à Porsmoguer d’abord, à Plogoff ensuite. Les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima nous prouvent à quel point son combat était juste.

Ce premier succès a été suivi de son engagement permanent dans toutes les actions pour préserver le cadre de vie de chacune et chacun : pour la qualité de l’eau dans l’Elorn, pour la préservation des zones humides et des espaces boisés, pour une limitation et une bonne gestion des déchets, pour un air respirable, pour le développement des énergies renouvelables. Tous sujets qui sont considérés comme primordiaux aujourd’hui.

Marie-France était engagée pour la démocratie. Fort logiquement elle a souhaité mettre son expérience et son engagement au service de ses concitoyennes et de ses concitoyens. Elle a été parmi les quelques personnes qui ont initié la présentation d’une liste, mettant en avant la démocratie, l’écologie et la solidarité, aux municipales de 1995. Sans sa connaissance de la ville et sans les nombreuses amitiés qu’elle y comptait, cette liste n’aurait sans doute pas vu le jour. En 2001 elle devenait conseillère municipale au côté de Christophe Winckler. Pendant ces six ans de mandat chacun a pu mesurer le sérieux de son engagement et constater combien elle était concernée par le bien-vivre dans sa ville. Le mot « citoyenneté » avait pour elle un sens profond.

En 2008, sollicitée par ses amis, elle a accepté de rompre avec son habituelle discrétion et s’est présentée aux élections cantonales. Les rencontres qu’elle a faites à cette occasion lui ont confirmé l’adhésion de nombreuses personnes à ses propositions et l’estime accordée à la candidate qui les portait. En 2014 elle figurait à nouveau sur la liste municipale « Dynamique d’Avenir, Ecologie-Citoyenneté-Solidarité » et a encore participé de façon active à la campagne de la liste « Europe Ecologie, les Verts » lors des européennes.

Sa disparition brutale nous laisse dans une profonde tristesse mais son souvenir nous accompagnera toujours.

Ses amies et ses amis de Démocratie-Ecologie-Solidarité.

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Voir aussi sur Ouest-France

Stoppons la casse du service public en direction des personnes âgées

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Par , 27 janvier 2012 21 h 41 min

Dès 2008, DES manifestait auprès de la municipalité de Landerneau et auprès de la Communauté de communes pour indiquer que nous avions le devoir de développer le service du logement en faveur des personnes âgées. En effet dès cette époque nous craignions que le foyer Claude Pronost ne périclite suite à sa mutation en EPAHD. Il est bon de rappeler que le code de l’action sociale et des familles préconise, dans son article L231-3, que les communes ou les centres communaux d’action sociale créent des foyers, en vue de fournir aux personnes âgées des repas à des prix modérés (*) ainsi que des salles d’accueil. Tout ceci disparaitrait ?

Depuis l’arrivée de la droite à Landerneau, notre inquiétude s’est accentuée car le choix de confier au secteur privé et financier la part du lion a accentué le risque de voir disparaître le service public du logement des personnes âgées à Landerneau. La récente décision consistant à fermer par étape la cuisine du foyer est également un grand motif d’inquiétude.

Certes Patrick Leclerc n’annonce pas encore la fin du service, mais il prépare clairement les esprits en précisant que tout se fera en douceur et de façon diplomate. Restons lucide, la voie est tracée !

Face à cette politique de casse du service public, D.E.S se tourne vers la communauté de communes pour lui demander de prendre pleinement en compte sa responsabilité en matière de logements pour les personnes âgées. Qu’elle cesse de passer son temps à développer des bâtiments industriels pour le compte d’entrepreneurs, qu’elle cesse de construire des rocades inutiles, qu’elle cesse de se précipiter à construire une salle de sport de haut niveau à la demande Patrick Leclerc …mais qu’enfin, elle s’intéresse aux personnes.

(*) A Landerneau les tarifs des repas sont d’environ 10 euros alors que certaines collectivités, en gros de la même taille, appliquent des tarifs nettement inférieurs de 3,50 à 12 euros selon le quotient familial.

Retour sur les vœux du Maire de Landerneau 2011

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Par , 16 janvier 2011 22 h 10 min

Ce qui frappe au premier abord c’est que Patrick Leclerc n’a pas présenté les vœux de son équipe, ni ceux du conseil municipal, mais les siens. Au lieu de valoriser le travail du conseil municipal, il a fait le choix symbolique d’être seul sur scène.

Au second abord, nous avons été frappés par la longue énumération des projets de travaux de la ville. En procédant ainsi Patrick Leclerc montre qu’un de ses objectifs principaux est de faire beaucoup de travaux et de mesurer l’efficacité de son travail en fonction des millions d’euros investis. Certains projets sont bons (passerelle de la poste, zone 20, zone bleue, salle de sports de Kergreis, ….), mais une telle énumération ne permet pas de trouver un sens politique à son l’action de la ville.

Patrick Leclerc n’a pas évoqué la dimension écologique des projets. L’année 2009 a été marquée par un record historique de la consommation énergétique de la ville, l’année 2010 a brillé par un autre record historique, celui des surfaces imperméabilisées (sentier de halage, parking St Ernel, Champ de foire, Zone Mescoat etc….). Tout ceci s’est fait sans utiliser des méthodes alternatives (revêtements absorbants, pelouses rases, …) qui permettent de réguler les eaux pluviales.

DES déplore que, comme l’année dernière, le maire de Landerneau n’a pas évoqué la politique sociale de la ville, comme si celle-ci était le cadet de ses préoccupations. Il aurait été intéressant d’expliquer ce qu’il compte faire pour sortir le Foyer Claude Pronost de ses difficultés financières qui posent un problème de fond en matière d’accueil de nos ainés. La ville de Landerneau devrait également être motrice pour tenter de faire émerger un centre intercommunal d’action sociale.

Pour faire suite à une année qui semble avoir été marquée par un excès de dépenses de fonctionnement, Patrick Leclerc a prévu d’augmenter les impôts en 2011. Sur ce sujet son argumentation est tronquée car il omet d’ajouter aux augmentations d’impôts qu’il a annoncées, l’augmentation mécanique des bases de la fiscalité. Dans ces conditions les augmentations à Landerneau sont certainement supérieures à l’inflation.

Concernant la Voie de Lanrinou, Patrick Leclerc a posé plusieurs questions auxquelles il a répondu que la Voie de Lanrinou allait tout résoudre. DES souhaite apporter ses propres réponses et démontre que la Voie de Lanrinou ne résout pas les questions posées par Patrick Leclerc :

Questions de Patrick Leclerc Réponses de D.E.S.
Quel développement voulons-nous ? DES ne partage pas l’idée que la ville de Landerneau doit se développer à tous crins. Il faut avant mener une politique solidaire tournée vers le plus grand nombre et prenant en compte les défis environnementaux auxquels nous sommes confrontés.
Comment écarter les poids lourds du centre ville ? Il faudrait déjà que Patrick Leclerc soit en mesure de nous indiquer le nombre de camions traversant la ville. Néanmoins, des solutions de contournement de la ville existent et n’ont pas été contestées.
Comment éviter l’étalement urbain ? En ne construisant pas la voie de Lanrinou qui planifie l’étalement urbain sur les terres agricoles au sud de la ville.
Comment faire face à l’augmentation de la population ? En réhabilitant les centres villes. Cela doit se raisonner au niveau du Pays de Brest, car la diminution de la population de Brest, qui a été encouragée par des aménagements routiers, est un sujet de préoccupation.
Comment développer la zone économique de Lanrinou ? Nous notons que la communauté de communes n’a pas de projet à cet endroit et que au contraire elle a développé de nombreuses zones économiques en bordure de la RN12.
Comment améliorer la desserte de l’hôpital et du futur second collège public de Landerneau ? En utilisant les 9 millions d’euros prévus pour la voie de Lanrinou en créant un service de transports en commun au niveau de la communauté de communes.

Déplacements doux, Landerneau mérite mieux

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Par , 1 septembre 2010 8 h 41 min

La municipalité vient d’annoncer la mise en place de mesures bénéfiques pour améliorer la place des piétons dans les vieilles rues du seul centre ville. Elle réaffirme aussi son soutien aux parents d’élèves qui organisent des pedibus pour amener leurs enfants à l’école.
Toutes mesures qui visent à favoriser les déplacements doux est encouragée par D.E.S., et ce d’autant plus qu’il s’agit de mesures que nous proposons depuis des années et en particulier lors des dernières élections municipales.

Mais le compte n’y est pas.

  1. la mise en place des zones 20 au centre ville ne doit pas masquer l’état honteux de bon nombre de trottoirs. Lors du dernier débat budgétaire nous avions souligné l’absence de programmes de travaux dans ce domaine. Malgré les promesses de la majorité, nous déplorons qu’en 2 ans rien a été fait, si ce n’est afficher de bonnes intentions.
  2. certaines rues ou portions de rues pourraient être rendues à la circulation piétonne. La place du marché va ainsi restée encombrée de voitures.
  3. la fréquentation du bus se poursuit de façon linéaire à un rythme modeste. On peut par exemple, estimer qu’un landernéen n’utilise le bus qu’une fois par trimestre. Pour faire face aux enjeux climatiques et renforcer le lien social, il convient de passer à une phase beaucoup plus active et offrir aux usagers le moyen permettant de se passer sérieusement de leur voiture. Nous avons déjà fait de nombreuses propositions pour y parvenir. Parmi celles-ci, nous souhaitons réitérer l’option de la gratuité du bus. C’est une stratégie qui tend à se développer au niveau de petites et moyennes villes et qui pourrait fort bien rencontrer un beau succès à Landerneau.
  4. Landerneau mérite aussi un bonnet d’âne car c’est probablement la seule ville de France à ne pas avoir réglementé et interdit le transit des poids lourds au centre ville. Nous ne désespérons pas de conduire le Maire de Landerneau à changer d’avis sur le sujet.

Résidence « Fleur de Lin » sur le site du collège Saint Joseph

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Par , 28 juillet 2010 8 h 31 min

L’article paru récemment dans Ouest France qui concernait le projet de résidence pour séniors à Landerneau appelle de la part de D.E.S. un certains nombre de commentaires.

Tout d’abord, si un groupe privé, comme Aegide/Nexity, décide d’investir dans un programme immobilier lourd à Landerneau à destination des personnes âgées et des séniors, cela démontre que l’offre actuelle est insuffisante et devrait encore augmenter à moyen terme du simple fait du vieillissement de la population.

Cela était inscrit clairement dans le plan local de l’habitat élaboré par la communauté de communes. Dès que celui-ci avait été rendu public, D.E.S. a proposé que la CCPLD se saisisse de ce dossier au titre du logement social à l’image de ce qui avait été fait avec le foyer Claude Pronost. Malheureusement nos propositions ont été écartées d’un simple revers de main par les vice-président(e)s qui se sont succédés au poste «logement».

La conclusion de cette inaction apparaît aujourd’hui clairement, puisque c’est finalement un groupe privé qui s’empare du dossier et qui prévoit de réaliser 120 logements. Une fois ce programme réalisé, 100% du logement collectif adapté aux seniors avant le passage en structure médicalisée, sera dans les mains du privé.

Les conséquences pour les résidents potentiels sont clairement inscrites en filigrane des documentations commerciales disponibles : loyer moyen élevé (1200 euros), offre importantes de services tous payants (restauration, assistance 24h/24, ménage, blanchisserie, gymnastique ….). Si on ajoute la démarche financière décrite dans la documentation (placement retraite par capitalisation), on voit clairement que cette résidence ne concernera pas tout le monde.

A l’évidence il manque autour de Landerneau, une structure fonctionnant avec l’esprit de l’intérêt commun et permettant d’accueillir un large public quelque soit son niveau de ressource. Tout laisse penser que les élus de Landerneau et plus largement ceux qui «dirigent» la communauté de communes apportent aux investisseurs privés 100% du marché. Il est également indéniable que la majorité landernéenne donne un grand coup de volant à droite avec l’assentiment de la CCPLD.

Des logiciels libres pour libérer et recycler les ordinateurs.

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Par , 18 mars 2009 19 h 51 min

À l’initiative d’une dizaine de personnes, une journée d’installation de logiciels libres et une bourse informatique est programmée samedi.

Cette animation s’inscrit dans le cadre de la journée nationale « Libre en fête » qui vise à la promotion des logiciels libres. Frédéric Le Saoût et Gaël Kermarrec sont parmi ceux qui mettront leurs compétences au service des autres. Ils espèrent que cette rencontre fera boule-de-neige comme à Brest, une des villes les plus en pointe dans ce domaine.

Comment ça marche, un logiciel libre ?
C’est un pot commun en construction permanente, libre d’accès. Les connexions viennent de toute la planète et émanent d’informaticiens. Une fois créés, ces logiciels non commerciaux évoluent de manière coopérative. Les utilisateurs ajoutent des briques qui rendent les logiciels plus efficaces. Ces logiciels sont essentiellement gratuits mais, parfois, une participation financière est demandée pour assurer un service de maintenance.

Les plus connus ?
Open office, le pendant de Microsoft, Mozilla Firefox, Linux qui peut être installé juste à côté de Windows pour démarrer car les pratiques sont un peu différentes. Mais, on peut aussi passer tout de suite à 100% de logiciels libres de création. Ils utilisent des formats standards.

On sent une méconnaissance de leur existence, pourquoi ?
Beaucoup d’internautes sont nés avec Windows et les outils qui vont avec. On peut se sentir prisonniers de logiciels qui interviennent comme des monopoles, proposent sans cesse de nouvelles versions pour inciter à l’achat de matériels. L’informatique est aujourd’hui partout. Pour nous, le partage est important. Nous serons présents pour mettre le pied à l’étrier du néophyte et lui dire où trouver les infos.

Faut-il avoir des ordinateurs récents ?
Les logiciels libres ne sont pas gourmands. Ça tourne très bien sur des machines qui ont quelques années. Nous invitons les gens à venir avec leurs unités centrales. Sur place, ils trouveront des écrans, claviers, souris.

Que faire du matériel obsolète ?
La journée permettra de récupérer les ordinateurs anciens. Si nous pouvons leur donner une nouvelle vie, ils seront remis à zéro et entièrement dotés de logiciels libres. Ils seront ensuite distribués à l’épicerie sociale ou au Tri porteur. Si leur réemploi est impossible, ils seront évacués dans la filière des déchets D3E.

Pratique Samedi, de 10h à 17h salle Cornouaille (ancien commissariat). Toute la journée, démonstration et installation de logiciels libres. À 14h, atelier Open Office, la bureautique libre. Entrée libre.

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