Category: Urbanisme

La saga de la voie de Lanrinou. 1993, la décision. 1999, l’enquête publique. 2015 l’abandon du projet.

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Par , 26 septembre 2015 11 h 09 min

Un vieux serpent de mer

L’affaire commence de façon officielle en 1993 avec une proposition de la majorité socialiste. Elle est combattue au conseil municipal par l’opposition de droite et la minorité de gauche menée par Jean-Paul le Bail qui, rapidement après l’élection, a rompu avec le groupe majoritaire et considère que ce projet “n’engendrera que des nuisances“.

On y parle aussi d’un projet plus au sud et de la fameuse “route du lait” chère à Jean l’Hour.

Cliquer sur les images pour agrandir.

C’est en novembre 1999 qu’a lieu l’enquête publique pour la création de cette rocade dite “Voie de Lanrinou” car son objectif affiché est de rejoindre la zone industrielle de Lanrinou.

Déjà des associations sont mobilisées contre le projet et en premier lieu celle des riverains des “Hameaux de la colline”.

Côté partisans du projet : le directeur du lycée Saint-Joseph dont l’établissement aura bientôt de graves problèmes financiers qui l’amèneront à fermer le collège qui lui est joint. Côté Coopagri, officiellement bénéficiaire du projet, c’est le silence complet.

Fin de l’enquête.

Six associations réunies contre le projet.

Le “oui-mais” du commissaire enquêteur.

Ce n’est qu’un début, le combat continue.

Février 2014 : Lanrinou n’a pas fini de s’inviter dans le débat (article de Ouest-France)

Le président Jaouanet avait pris ses précautions dans son propos introductif, précisant que le débat d’orientation budgétaire n’était pas le lieu de refaire le débat « voie de Lanrinou », ce projet de route à deux voies, longue de 7 km, entre la zone de Lanrinou et le rond-point du Stum à Dirinon.

C’était sans compter la détermination de Christophe Winckler à combattre ce projet.

L’élu Démocratie écologie solidarité, en lice aux municipales à Landerneau, a profité de la tribune pour faire entendre sa voix… et par là même aussi, celles de ses colistiers. lire la suite

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Les raisons du refus sur la vidéo de Kriz Braz : http://www.abp-tv.com/index.php?video_id=2115

Voir aussi l’ensemble des articles concernant Lanrinou sur le site de S-eau-S.

Voir aussi sur ce site :

Une rocade sud à Landerneau ? Nouvelle alerte orange !

Voie de Lanrinou – l’alerte passe au rouge
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Suite et fin !

Vendredi 25 septembre 2015, après 20 ans de lutte, c’est gagné !

lanrinou.01
Le télégramme.

Landerneau. La voie de Lanrinou mise entre parenthèses. (Ouest-France)

lanrinou 02 -mise-entre-parenthese.

Lors du conseil communautaire d’hier soir, le président Patrick Leclerc a annoncé “une mise en sommeil de la voie de contournement de 2016 à 2017.”

L’étude sur le trafic routier, menée par Chantal Soudon, vice-présidente de la CCPLD, indique que la voix de Lanrinou ne serait pas suffisante pour absorber tous les problèmes, face à l’augmentation de la circulation d’ici 2025.

“Cette voie jouerait un rôle de désenclavement de la zone économique et l’hôpital, mais sa fréquentation générerait en parallèle une surcirculation rue Belhommet et la Fosse aux Loups, tout en maintenant un fort trafic sur le Pont de Caernarfon, le quai du Léon et la rue de la Tour d’Auvergne”, a souligné le maire.

Ces trois années permettront à la Communauté de communes de rechercher des alternatives à la voie de Lanrinou et d’essayer de convaincre le Conseil départemental d’accélérer le calendrier de renforcement et de sécurisation de l’axe Landerneau – Daoulas.

Ce répit permettra aussi de moins sentir les baisses de dotation de l’État (qui représentent 2,8 millions d’euros en cumulé jusqu’en 2017). Pour mémoire, l’évaluation de la réalisation de la voie de contournement de Lanrinou est à ce jour de 12 millions d’euros.

Lanrinou. opposants confortés.

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Par , 3 mai 2014 9 h 55 min

“Déboutés mais confortés” titre le journal Le Télégramme du 3 avril 2014. Confortés car une proposition est faite au préfet du Finistère, par le tribunal administratif, d’organiser une nouvelle enquête d’utilité publique.

Il est vrai que ce serpent de mer qui dure depuis plus de 20 ans est loin d’avoir prouvé son “utilité publique”. Il était supposé accompagner un hypothétique développement de la zone industrielle de Lanrinou. Mais ce qui était en réalité à l’ordre du jour c’était une diminution de l’activité sur ce secteur enclavé.

Pourquoi alors cette obstination ? On ne cache plus à présent que l’objectif réel est la poursuite d’une urbanisation dévoreuse de biodiversité et accélérant les risques d’inondations. En bref : des intérêts qui sont tout sauf “publics” !

Les conseillères et conseillers communautaires récemment élu(e)s sauront-elles et sauront-ils dirent enfin stop ?

Voie de Lanrinou : réponse à l’interview de Triskalia

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Par , 13 juin 2011 9 h 30 min

Dans les colonnes du Télégramme du 9 juin, un article «Voie de Lanrinou : des années d’attente» est publié, basé sur l’interview de Frédéric Soudon, directeur de la communication de Triskalia.
Son propos a le mérite de poser clairement les bases du débat et il l’aborde en basant son argumentation sur des faits précis. Ceci est tout à son honneur car il communique des données essentielles qui n’avaient pas encore été rendues publiques.
Nous apprenons que seulement 50 camions entrent et sortent de la coopérative quotidiennement, ce qui représente un trafic moyen de 10 par heure dont l’essentiel se fait en direction ou en provenance du nord, c’est à dire de la RN12. A partir de ces données il est enfin possible de débattre en terme précis sur l’utilité de la voie de Lanrinou.

Aujourd’hui nous souhaitons l’aborder sous 2 angles:

Soulager le centre ville de Landerneau
Nous comprenons Frédéric Soudon lorsqu’il souhaite que le centre ville soit soulagé du trafic de camions générés par la coopérative. C’est ce que nous avait dit le directeur lorsque nous l’avions rencontré en 2003. Par contre nous ne le rejoignons pas lorsqu’il affirme que la voie de Lanrinou soulagerait significativement le centre ville. L’étude de transport de la communauté de commune nous a appris qu’aux heures de pointe, la voie de Lanrinou ne détournerait que 85 véhicules par heure alors que ce sont 1 330 véhicules qui transitent en ville au même moment. L’impact de la voie ne serait donc que de 6%, ce qui est notoirement insuffisant.
La bonne proposition c’est d’utiliser des itinéraires de contournement de la ville qui peuvent être aménagés et fléchés. Cela permettrait à Landerneau de ne plus être une des dernières villes de France à autoriser le transit des poids lourds en ville.

Sous l’angle financier
A la différence de la coopérative, la collectivité doit aussi aborder le sujet sous l’angle financier. Le budget de la route est de 9 000 000 d’euros, soit de l’ordre de 14 000 000 avec les frais financiers. Si on rapporte ce montant au trafic potentiel de poids lourds sur une période de 30 ans (375 000 camions selon les données de Triskalia), il apparaît que l’investissement représente 37 euros par rotation, sans compter le rallongement des trajets qu’imposerait la voie de Lanrinou. C’est considérable ! A titre de comparaison le péage du pont de Normandie est 3 fois moins cher… autant dire que la Voie de Lanrinou serait la route la plus chère de l’ouest.

Revenons sur terre et arrêtons de dépenser l’argent public de cette façon. Aujourd’hui, la priorité c’est sécuriser les parcours existants et investir dans les transports en commun afin de nous permettre de réduire les transports individuels.

Projet d’occupation d’une friche industrielle ZI de Lanrinou

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Par , 15 mai 2011 21 h 23 min

Le projet d’occupation d’une friche industrielle sur la zone de Lanrinou est une bonne nouvelle pour qui aime voir un vieux bâtiment trouver une seconde vie.

Le futur repreneur semble inquiet si la voie Lanrinou ne se fait pas. Nous souhaitons le rassurer.

En effet, le schéma de report du trafic de poids lourds en dehors de Landerneau que D.E.S. a proposé permettra de faire face en libérant le centre ville de Landerneau. En passant par la route du Forestic, les chauffeurs venant du nord feraient d’ailleurs un trajet beaucoup plus court que si on leur demande de passer par l’hypothétique voie de Lanrinou.

La communauté de communes ne nous fera pas une deuxième fois le coup du chantage ! Rappelons-nous que Gelagri avait officialisé son départ du site de Lanrinou (20/01/2000) moins d’un mois après que le commissaire enquêteur ait donné un avis favorable à la voie de Lanrinou (30/12/1999). Nous n’étions pas dupes à l’époque, nous ne le serons pas aujourd’hui.

Valon du Tourous

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Par , 27 mars 2011 20 h 10 min

La décision du tribunal administratif donnant raison à l’association des riverains du vallon du Tourous contre la ville de Landerneau, est une belle victoire pour l’environnement car elle reconnaît la nécessité de protéger les zones humides et parce qu’elle réfute un projet d’aménagement bouleversant complètement cette zone.

En réalité c’est l’aboutissement d’un long processus qui a démarré en 1997, date à laquelle, le maire Jean-Pierre Thomin, proposait de réserver 10 ha de prairies humides du fond du vallon du Tourous et son ruisseau pour y réaliser une zone de loisirs et d’équipements publics. Nous nous étions élevés contre ce projet lors de la révision du POS, puis étions intervenus à plusieurs reprises au fil des années pour tenter de convaincre l’équipe municipale de retirer ce projet.

DES se réjouit que le tribunal ait basé son argumentation sur les « erreurs d’appréciation » de la municipalité puisque ce projet aurait largement défiguré « une zone humide au sein d’un vaste espace boisé classé ». Les atteintes à l’environnement sont d’ailleurs clairement indiquées : remblaiement, drainage des sources, asséchement de zone humide.

A son arrivée à la mairie Patrick Leclerc connaissait la situation et aurait dû entamer un dialogue avec les riverains du vallon pour gérer cette situation conflictuelle. Nous ne comprenons pas pourquoi il a préféré choisir la manière forte en limogeant l’adjoint à l’urbanisme qu’il avait nommé, et en laissant le dossier s’envenimer au plus haut point, risquant même l’annulation du PLU. Il a également très mal apprécié la dimension environnementale du dossier et les erreurs de la ville, car rappelons-nous que lors du dernier conseil municipal, il n’était pas loin de crier victoire.

Retour sur les vœux du Maire de Landerneau 2011

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Par , 16 janvier 2011 22 h 10 min

Ce qui frappe au premier abord c’est que Patrick Leclerc n’a pas présenté les vœux de son équipe, ni ceux du conseil municipal, mais les siens. Au lieu de valoriser le travail du conseil municipal, il a fait le choix symbolique d’être seul sur scène.

Au second abord, nous avons été frappés par la longue énumération des projets de travaux de la ville. En procédant ainsi Patrick Leclerc montre qu’un de ses objectifs principaux est de faire beaucoup de travaux et de mesurer l’efficacité de son travail en fonction des millions d’euros investis. Certains projets sont bons (passerelle de la poste, zone 20, zone bleue, salle de sports de Kergreis, ….), mais une telle énumération ne permet pas de trouver un sens politique à son l’action de la ville.

Patrick Leclerc n’a pas évoqué la dimension écologique des projets. L’année 2009 a été marquée par un record historique de la consommation énergétique de la ville, l’année 2010 a brillé par un autre record historique, celui des surfaces imperméabilisées (sentier de halage, parking St Ernel, Champ de foire, Zone Mescoat etc….). Tout ceci s’est fait sans utiliser des méthodes alternatives (revêtements absorbants, pelouses rases, …) qui permettent de réguler les eaux pluviales.

DES déplore que, comme l’année dernière, le maire de Landerneau n’a pas évoqué la politique sociale de la ville, comme si celle-ci était le cadet de ses préoccupations. Il aurait été intéressant d’expliquer ce qu’il compte faire pour sortir le Foyer Claude Pronost de ses difficultés financières qui posent un problème de fond en matière d’accueil de nos ainés. La ville de Landerneau devrait également être motrice pour tenter de faire émerger un centre intercommunal d’action sociale.

Pour faire suite à une année qui semble avoir été marquée par un excès de dépenses de fonctionnement, Patrick Leclerc a prévu d’augmenter les impôts en 2011. Sur ce sujet son argumentation est tronquée car il omet d’ajouter aux augmentations d’impôts qu’il a annoncées, l’augmentation mécanique des bases de la fiscalité. Dans ces conditions les augmentations à Landerneau sont certainement supérieures à l’inflation.

Concernant la Voie de Lanrinou, Patrick Leclerc a posé plusieurs questions auxquelles il a répondu que la Voie de Lanrinou allait tout résoudre. DES souhaite apporter ses propres réponses et démontre que la Voie de Lanrinou ne résout pas les questions posées par Patrick Leclerc :

Questions de Patrick Leclerc Réponses de D.E.S.
Quel développement voulons-nous ? DES ne partage pas l’idée que la ville de Landerneau doit se développer à tous crins. Il faut avant mener une politique solidaire tournée vers le plus grand nombre et prenant en compte les défis environnementaux auxquels nous sommes confrontés.
Comment écarter les poids lourds du centre ville ? Il faudrait déjà que Patrick Leclerc soit en mesure de nous indiquer le nombre de camions traversant la ville. Néanmoins, des solutions de contournement de la ville existent et n’ont pas été contestées.
Comment éviter l’étalement urbain ? En ne construisant pas la voie de Lanrinou qui planifie l’étalement urbain sur les terres agricoles au sud de la ville.
Comment faire face à l’augmentation de la population ? En réhabilitant les centres villes. Cela doit se raisonner au niveau du Pays de Brest, car la diminution de la population de Brest, qui a été encouragée par des aménagements routiers, est un sujet de préoccupation.
Comment développer la zone économique de Lanrinou ? Nous notons que la communauté de communes n’a pas de projet à cet endroit et que au contraire elle a développé de nombreuses zones économiques en bordure de la RN12.
Comment améliorer la desserte de l’hôpital et du futur second collège public de Landerneau ? En utilisant les 9 millions d’euros prévus pour la voie de Lanrinou en créant un service de transports en commun au niveau de la communauté de communes.

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