À Trémaouézan, 40 ans après la mobilisation des associations et des habitants, la tourbière de Langazel va devenir une réserve naturelle régionale.

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Par , 22 janvier 2022 11 h 50 min

Plus ancienne tourbière de Bretagne, la zone humide de Langazel, à Trémaouézan, va devenir une réserve naturelle régionale dès 2023.
Près de 700 espèces animales, dont 45 remarquables, ont été recensées dans la zone humide.

Près de 700 espèces animales, dont 45 remarquables, ont été recensées dans la zone humide. (Le Télégramme/Laurent Aquilo)

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Parmi les onze sites proposés au classement « Réserve naturelle régionale » par les associations ou collectivités gestionnaires, le Conseil régional de Bretagne a choisi d’en retenir quatre qui viendront, à l’horizon 2022 ou 2023, rejoindre les neuf sites écologiquement remarquables bénéficiant de la protection du statut de réserve naturelle régionale.

Parmi les quatre lauréats, on retrouve donc la zone humide de Langazel à Trémaouézan, plus ancienne tourbière bretonne datant de 12 000 ans, qui rassemble, sur 215 hectares, environ 700 espèces animales, dont 45 remarquables.

Voir la suite de l’article dans le Télégramme.

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Voir aussi :

La saga des déchets.1.Zone humide de Langazel. Une lutte exemplaire il y a trente ans.

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Décembre 1978, de nombreux habitants du pays de Landerneau apprenaient qu’il y avait, près de chez eux, une des plus belles zones humides de Bretagne. L’information venait de la Société pour l’Etude et la Protection de la Nature en Bretagne (SEPNB) devenue depuis “Bretagne Vivante”.

La raison ? Informer et mobiliser contre un projet de décharge en plein ciel prévue sur le site. Le promoteur du projet était le conseil municipal de Landerneau qui entendait ainsi transférer l’abominable décharge du “bout du quai” sur la rive gauche de l’Elorn vers ce site plus discret.

Voir la suite : http://www.landerneau-ecologie.org/?p=477

« Le nucléaire, une double peine pour l’avenir »

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Par , 6 décembre 2021 14 h 21 min

nucléaire double peine« Nous laissons à nos descendants un lourd héritage climatique et, en supplément, en France, des centrales vieillissantes qu’il faudra démanteler et des déchets hautement radioactifs. »

Ouest-France : Gérard Borvon (Finistère) :

Le nucléaire, une double peine pour les générations futures en France. La proximité de l’élection présidentielle donne lieu à une surenchère de candidat(e)s qui entendent faire de la relance des centrales nucléaires un point fort de leur programme.

Emmanuel Macron les prend de vitesse en annonçant qu’il décide de « relancer la construction de réacteurs nucléaires ». Prise encore une fois sans aucun débat, cette décision engagerait, si elle devait se confirmer, plusieurs générations de nos descendants.

Le principal argument, la lutte contre le dérèglement climatique, est injustifiable. Sous la pression de nos lobbies nationaux des combustibles fossiles et du nucléaire, la France a pris un retard en matière de développement des énergies renouvelables.

Alors que tout devrait être mis en œuvre pour rejoindre les pays les plus avancés dans ce domaine, comment accepter de consacrer 46 milliards d’euros dans un nouveau programme pharaonique de centrales nucléaires pour un fonctionnement prévu, au mieux, à l’horizon de 2040 ?

C’est-à-dire bien après les mesures immédiates que réclame la lutte contre le dérèglement climatique. Or, pour le climat, il y a urgence.

Selon les derniers rapports du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), un réchauffement planétaire de plus de 1,5 °C provoquerait des dérèglements climatiques sans précédent : désertification, intensité des précipitations, incendies, inondations… Déjà avec 1,1 °C d’augmentation de la température planétaire depuis 1900, nous constatons dans notre pays les effets du réchauffement et nous sommes contraints à mettre en place les mesures d’adaptation qui s’imposent.

Il est facile d’imaginer ce que pourraient provoquer des températures mondiales encore plus élevées. Nous ne pouvons donc pas ignorer que nous laissons à nos descendants, chez nous comme ailleurs dans le monde, un lourd héritage climatique.

Surtout, nous ne devons pas oublier que nous leur laissons en supplément, en France, le pays le plus nucléarisé, des centrales vieillissantes qu’il faudra démanteler, des déchets hautement radioactifs à gérer, sans compter les accidents prévisibles.

L’industrie nucléaire inflige déjà, en France, une double peine à nos descendants. Comment accepter qu’on leur alourdisse encore le fardeau en leur léguant l’héritage empoisonné d’un nouveau programme de construction de centrales ?

Landerneau submergée en 2050 ?

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Par , 30 novembre 2021 16 h 41 min

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Après de nombreux autres rapports qui vont dans le même sens, celui de l’association scientifique américaine Climate Central pointe les zones submergées en Bretagne en 2050. Il ne devrait pas laisser indifférents les habitantes et habitants de Landerneau. Déjà nous devons nous habituer à des débordements répétés sur les quais. Ce n’est qu’un début : les mesures faites à Brest sur le niveau de la mer confirment une accélération du phénomène : 10cm supplémentaires dans les trente dernières années. Dans les trente prochaines, c’est tout le centre historique de la ville qui serait devenu inhabitable et ceci dès l’hypothèse d’une augmentation de la température de 2°C. Or dans l’état des engagements très insuffisants pris par les différents pays à Paris lors de la COP 21 ce niveau pourrait être atteint ou même dépassé en 2050. L’augmentation de la température est déjà de 1°C depuis le début de l’ère industrielle et augmente actuellement de 0,2°C tous les dix ans alors que les émissions mondiales sont reparties à la hausse.(voir)

Quelques cartes du rapport Climate Central :

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Le pont de Rohan sous l’eau.

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La question du jour : Quelles décisions au niveau de la municipalité et de la communauté de communes ? Quelle réaction des habitant(e)s de notre ville quand on se souvient que celles et ceux qui atteignent la majorité en 2022 n’auront que 46 ans en 2050 !

Centrale de Landivisiau. Consternation après la décision du Conseil d’Etat.

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Par , 19 novembre 2021 15 h 33 min

Les militants de EELV sont consternés par la décision du Conseil d’Etat qui rejette les différents arguments développés par les associations qui, depuis 10 ans, mènent un combat exemplaire contre la centrale à gaz de Landivisiau. Il faut saluer à la fois leur ténacité, mais aussi le rôle qu’ils ont joué pour faire la démonstration que ce projet ne devait pas se faire.

Mais la consternation est encore plus grande concernant l’inaction des élus pour stopper ce projet climaticide. Il est climaticide, puisque l’électricité produite sera obtenue en brûlant du gaz. Plus d’un million de tonnes de CO2 seront émis chaque année par cette centrale. Elle contribuera donc clairement au réchauffement climatique et ruinera les quelques efforts qui ont pu être réalisés sur notre territoire.

Ce dossier illustre parfaitement ce qu’on appelle dorénavant le « blabla ». En effet comment qualifier autrement la présence du Président de Région Bretagne à Glasgow pour la COP26 si ce n’est pour faire blabla, au moment où TOTAL est sur le point de démarrer sa centrale à Landivisiau.

Le 18 novembre 2021

Groupe EELV de Landerneau /Landivisiau / Pays de Morlaix.

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Gérard Borvon raconte Plogoff et le CLIN de landerneau.

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Par , 12 novembre 2021 23 h 15 min

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Gérard Borvon sera, samedi matin, à la librairie Les Passagers du livre afin de dédicacer l’ouvrage « Plogoff, une lutte au bout du monde ». (Le Télégramme/Hervé Corre)

Peut-on, pour commencer, redire quelques mots sur vous ?

Gérard Borvon :
« Landernéen, ancien prof physique-chimie au lycée de l’Elorn et ancien conseiller municipal, je suis un militant écologiste de la première heure. Je suis un des animateurs de l’association S-eau-S et suis également adhérent à Bretagne vivante et à Eau et rivières de Bretagne ».

Pouvez-vous nous resituer le contexte historique de cette lutte ?

« Dès 1974, il est envisagé de construire une centrale nucléaire à Erdeven. Mais, devant la mobilisation populaire, l’État et EDF renoncent. On prévoit alors de déplacer “le problème” à Ploumoguer où, là encore, les réactions sont vives. C’est à cette époque que naissent les Comités locaux d’information nucléaire (Clin). Dans le Nord-Finistère, les premiers voient le jour à Ploumoguer, Brest et Landerneau. Lorsque, en 1978, Plogoff devient le lieu où on ambitionne désormais de construire ladite centrale, leur nombre va croissant. On en compte alors près d’une centaine ».

Pouvez-vous nous présenter le Clin de Landerneau ?

« Le Clin de Landerneau a été actif de 1976 à 1982 et rassemblait une cinquantaine de personnes, essentiellement des jeunes. À l’époque, moi, j’avais 32 ans et étais considéré comme un vieux du Clin. La plupart des autres avaient 20 ans voire moins ».
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Dans les rues de la ville, on pouvait notamment voir cette affiche commandée à l’artiste quimpérois Alain Le Quernec par le Clin de Landerneau. (Gérard Borvon)

Quel était son rôle ?

« L’idée des Clin était qu’il fallait informer les populations pour contrebalancer le discours d’EDF. C’est pourquoi, à Landerneau, nous avons par exemple donné des cours du soir. Mais, notre Clin était surtout connu pour avoir pris en charge la rédaction de “Nukleel ?”, le journal d’information nucléaire. Nous avons sorti 15 numéros, édités chacun entre 3 000 et 5 000 exemplaires. Nous organisions aussi chaque année une semaine du cinéma antinucléaire en partenariat avec Le Rohan. Nous sommes les premiers à avoir projeté “Des pierres contre les fusils” ou encore “Marée noire et colère rouge” en présence de son réalisateur, René Vautier. Le Clin de Landerneau, c’était aussi des fest-noz au Family ainsi que des permanences sur le marché où, il y a 40 ans déjà, on venait avec des capteurs solaires pour montrer aux gens qu’on pouvait produire de l’électricité autrement ».

Pratique

Gérard Borvon sera en séance de dédicaces de l’ouvrage « Plogoff, une lutte au bout du monde », ce samedi 13 novembre, de 10 h à 12 h 30, à la librairie Les Passagers du livre.

À lire sur le sujet Plogoff 40 ans après

Mini réacteurs nucléaires : l’énième fuite en avant.

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Par , 12 octobre 2021 16 h 19 min

Macron double peine.

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La semaine dernière, la majorité présidentielle a laissé entendre qu’Emmanuel Macron prendrait la parole courant octobre, lors d’un déplacement, pour annoncer la volonté de l’État de développer les SMR (Small Modular Reactor). EELV dénonce cette manœuvre électoraliste et plaide pour une sortie raisonnable et pilotée du dogme nucléaire en France.

Avec des si on mettrait Paris en bouteille. Avec un déplacement qu’on nous promet courant octobre, Emmanuel Macron devrait annoncer la volonté de la France de s’entêter toujours plus dans la technologie nucléaire, à rebours du sens de l’histoire et de toute raison. Son idée ? Développer sur le territoire des SMR, pour Small Modular Reactor, autrement appelés des mini-réacteurs, soi-disant plus facilement déployables et modulables.

Or, cette technologie SMR n’est même pas maîtrisée par la France. La filière annonce le premier dessin pour 2022, un dossier terminé pour 2026 et une finalisation espérée pour 2030. Quand on connaît les retards de cette même filière sur l’EPR (10 ans de retard et un surcoût de 16 milliards d’euros), on peut douter de l’intérêt d’une telle technologie pour lutter contre le dérèglement climatique. Si les prototypes apparaissent au mieux en 2030, il n’y aura pas de production en série avant 2040. De plus, les pays qui se sont lancés dans la production des SMR (Russie, Chine, Corée du Sud) n’ont toujours pas trouvé de clients. Quel est donc l’intérêt quand on sait qu’il faut agir maintenant au regard de l’urgence climatique ? Qui sont donc les utopistes au regard du coût actuel des énergies renouvelables ?

L’avenir de la politique et de l’indépendance énergétique française repose sur les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables, et non sur une énergie nucléaire coûteuse et risquée. Dans cette énième fabulation autour d’une technologie qui n’existe même pas encore, nous déplorons l’entêtement mortifère et l’hystérie collective des politiques au sujet d’une technologie dont plus personne ne veut. EELV dénonce cette fuite en avant (alors que l’EPR n’est même pas mis en service) et déplore que les choix industriels et technologiques d’avenir ne soient pas dictés par la raison.

Nous, écologistes, assumons le besoin de sobriété. Les SMR, comme l’ensemble de ces technologies fantasmées, sont une énième chimère pour ne pas remettre en cause le modèle de la société de sur-consommation. Tant qu’on ne pose pas sérieusement la question des usages, il est quasiment vain de parler des moyens de production d’énergie. Ainsi, les SMR sont une distraction des vrais objectifs : le développement massif des énergies renouvelables, la réforme de la tarification de l’énergie avec les premiers kwH gratuits et la tarification progressive et la réduction des consommations par un grand plan d’investissement dans la rénovation thermique.

Eva Sas et Alain Coulombel, porte-paroles
La Commission Énergie d’EELV

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