Centrale de Landivisiau. Consternation après la décision du Conseil d’Etat.

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Par , 19 novembre 2021 15 h 33 min

Les militants de EELV sont consternés par la décision du Conseil d’Etat qui rejette les différents arguments développés par les associations qui, depuis 10 ans, mènent un combat exemplaire contre la centrale à gaz de Landivisiau. Il faut saluer à la fois leur ténacité, mais aussi le rôle qu’ils ont joué pour faire la démonstration que ce projet ne devait pas se faire.

Mais la consternation est encore plus grande concernant l’inaction des élus pour stopper ce projet climaticide. Il est climaticide, puisque l’électricité produite sera obtenue en brûlant du gaz. Plus d’un million de tonnes de CO2 seront émis chaque année par cette centrale. Elle contribuera donc clairement au réchauffement climatique et ruinera les quelques efforts qui ont pu être réalisés sur notre territoire.

Ce dossier illustre parfaitement ce qu’on appelle dorénavant le « blabla ». En effet comment qualifier autrement la présence du Président de Région Bretagne à Glasgow pour la COP26 si ce n’est pour faire blabla, au moment où TOTAL est sur le point de démarrer sa centrale à Landivisiau.

Le 18 novembre 2021

Groupe EELV de Landerneau /Landivisiau / Pays de Morlaix.

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Gérard Borvon raconte Plogoff et le CLIN de landerneau.

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Par , 12 novembre 2021 23 h 15 min

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Gérard Borvon sera, samedi matin, à la librairie Les Passagers du livre afin de dédicacer l’ouvrage « Plogoff, une lutte au bout du monde ». (Le Télégramme/Hervé Corre)

Peut-on, pour commencer, redire quelques mots sur vous ?

Gérard Borvon :
« Landernéen, ancien prof physique-chimie au lycée de l’Elorn et ancien conseiller municipal, je suis un militant écologiste de la première heure. Je suis un des animateurs de l’association S-eau-S et suis également adhérent à Bretagne vivante et à Eau et rivières de Bretagne ».

Pouvez-vous nous resituer le contexte historique de cette lutte ?

« Dès 1974, il est envisagé de construire une centrale nucléaire à Erdeven. Mais, devant la mobilisation populaire, l’État et EDF renoncent. On prévoit alors de déplacer “le problème” à Ploumoguer où, là encore, les réactions sont vives. C’est à cette époque que naissent les Comités locaux d’information nucléaire (Clin). Dans le Nord-Finistère, les premiers voient le jour à Ploumoguer, Brest et Landerneau. Lorsque, en 1978, Plogoff devient le lieu où on ambitionne désormais de construire ladite centrale, leur nombre va croissant. On en compte alors près d’une centaine ».

Pouvez-vous nous présenter le Clin de Landerneau ?

« Le Clin de Landerneau a été actif de 1976 à 1982 et rassemblait une cinquantaine de personnes, essentiellement des jeunes. À l’époque, moi, j’avais 32 ans et étais considéré comme un vieux du Clin. La plupart des autres avaient 20 ans voire moins ».
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Dans les rues de la ville, on pouvait notamment voir cette affiche commandée à l’artiste quimpérois Alain Le Quernec par le Clin de Landerneau. (Gérard Borvon)

Quel était son rôle ?

« L’idée des Clin était qu’il fallait informer les populations pour contrebalancer le discours d’EDF. C’est pourquoi, à Landerneau, nous avons par exemple donné des cours du soir. Mais, notre Clin était surtout connu pour avoir pris en charge la rédaction de “Nukleel ?”, le journal d’information nucléaire. Nous avons sorti 15 numéros, édités chacun entre 3 000 et 5 000 exemplaires. Nous organisions aussi chaque année une semaine du cinéma antinucléaire en partenariat avec Le Rohan. Nous sommes les premiers à avoir projeté “Des pierres contre les fusils” ou encore “Marée noire et colère rouge” en présence de son réalisateur, René Vautier. Le Clin de Landerneau, c’était aussi des fest-noz au Family ainsi que des permanences sur le marché où, il y a 40 ans déjà, on venait avec des capteurs solaires pour montrer aux gens qu’on pouvait produire de l’électricité autrement ».

Pratique

Gérard Borvon sera en séance de dédicaces de l’ouvrage « Plogoff, une lutte au bout du monde », ce samedi 13 novembre, de 10 h à 12 h 30, à la librairie Les Passagers du livre.

À lire sur le sujet Plogoff 40 ans après

Mini réacteurs nucléaires : l’énième fuite en avant.

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Par , 12 octobre 2021 16 h 19 min

Macron double peine.

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La semaine dernière, la majorité présidentielle a laissé entendre qu’Emmanuel Macron prendrait la parole courant octobre, lors d’un déplacement, pour annoncer la volonté de l’État de développer les SMR (Small Modular Reactor). EELV dénonce cette manœuvre électoraliste et plaide pour une sortie raisonnable et pilotée du dogme nucléaire en France.

Avec des si on mettrait Paris en bouteille. Avec un déplacement qu’on nous promet courant octobre, Emmanuel Macron devrait annoncer la volonté de la France de s’entêter toujours plus dans la technologie nucléaire, à rebours du sens de l’histoire et de toute raison. Son idée ? Développer sur le territoire des SMR, pour Small Modular Reactor, autrement appelés des mini-réacteurs, soi-disant plus facilement déployables et modulables.

Or, cette technologie SMR n’est même pas maîtrisée par la France. La filière annonce le premier dessin pour 2022, un dossier terminé pour 2026 et une finalisation espérée pour 2030. Quand on connaît les retards de cette même filière sur l’EPR (10 ans de retard et un surcoût de 16 milliards d’euros), on peut douter de l’intérêt d’une telle technologie pour lutter contre le dérèglement climatique. Si les prototypes apparaissent au mieux en 2030, il n’y aura pas de production en série avant 2040. De plus, les pays qui se sont lancés dans la production des SMR (Russie, Chine, Corée du Sud) n’ont toujours pas trouvé de clients. Quel est donc l’intérêt quand on sait qu’il faut agir maintenant au regard de l’urgence climatique ? Qui sont donc les utopistes au regard du coût actuel des énergies renouvelables ?

L’avenir de la politique et de l’indépendance énergétique française repose sur les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables, et non sur une énergie nucléaire coûteuse et risquée. Dans cette énième fabulation autour d’une technologie qui n’existe même pas encore, nous déplorons l’entêtement mortifère et l’hystérie collective des politiques au sujet d’une technologie dont plus personne ne veut. EELV dénonce cette fuite en avant (alors que l’EPR n’est même pas mis en service) et déplore que les choix industriels et technologiques d’avenir ne soient pas dictés par la raison.

Nous, écologistes, assumons le besoin de sobriété. Les SMR, comme l’ensemble de ces technologies fantasmées, sont une énième chimère pour ne pas remettre en cause le modèle de la société de sur-consommation. Tant qu’on ne pose pas sérieusement la question des usages, il est quasiment vain de parler des moyens de production d’énergie. Ainsi, les SMR sont une distraction des vrais objectifs : le développement massif des énergies renouvelables, la réforme de la tarification de l’énergie avec les premiers kwH gratuits et la tarification progressive et la réduction des consommations par un grand plan d’investissement dans la rénovation thermique.

Eva Sas et Alain Coulombel, porte-paroles
La Commission Énergie d’EELV

Christophe Winckler nouveau président de la coop des masques.

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Par , 6 octobre 2021 13 h 44 min

​Président de la Coop des masques de Grâces, près de Guingamp (Côtes-d’Armor), Guy Hascoët a démissionné de ses fonctions lors du conseil d’administration du lundi 27 septembre 2021. S’il reste membre actif, la présidence est désormais assurée par Christophe Winckler, ancien dirigeant de Lessonia. (Ouest-France)

coop des masques.

Lundi 27 septembre 2021, lors du conseil d’administration de la Coop des masques de Grâces, aux portes de Guingamp (Côtes-d’Armor), Guy Hascoët a démissionné de son poste de président qu’il occupait officiellement depuis octobre 2020. Christophe Winckler, ancien dirigeant de Lessonia, lui succède.

« J’ai passé la main il y a une semaine, explique Guy Hascoët. Deux raisons à cela : il est temps pour moi de me reconcentrer sur mes autres activités et de repositionner le projet textile. »

Durant le premier confinement, l’ancien secrétaire d’État à l’économie solidaire avait été désigné par la Région Bretagne et le Département des Côtes-d’Armor pour porter le projet de la Coop des masques bretonne et solidaire. La Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), employant 24 salariés, a été inaugurée le 22 janvier 2021.
De grosses craintes en septembre

« J’ai passé plus de 100 jours au montage de ce projet entre avril et décembre 2020, précise-t-il. La Coop est arrivée un peu comme un Ovni dans ma vie, alors que mes activités de consultant se trouvaient au ralenti de par la pandémie. Cela a constitué un très gros challenge pour moi dans un délai très serré. »

Depuis janvier 2021, des millions de masques ont été fabriqués à Grâces. Mais, les stocks se sont accumulés et la trésorerie était menacée. D’où l’appel à la mobilisation lancé par Guy Hascoët, le 20 septembre dernier qui indiquait alors « nous avons un million d’euros de valeur dans le hangar ».

Un appel qui « a été entendu, souligne Guy Hascoët. Désormais, l’heure est au projet de fabrication du textile indispensable pour la confection des masques. » Et de signaler : « Christophe Winckler, qui me succède à la présidence, est dans ce projet depuis ses débuts. Pour ma part, je reste membre actif au sein de la Coop des masques. »

Bonne chance à Christophe pour ce nouvel engagement.

Les propositions de EELV-Landerneau pour le pays de Landerneau-Daoulas.

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Par , 2 octobre 2021 16 h 12 min

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Voir aussi dans le télégramme :

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EELV-Landerneau rappelle l’urgence climatique

Alors que la primaire écologiste vient d’adouber Yannick Jadot, le groupe EELV de Landerneau rappelle que l’urgence climatique est également un combat local.

Goulven Thomin, Christophe Winckler et Maëla Dupas réclament une plus large prise en compte de la problématique du réchauffement climatique par les élus locaux.

Ce n’est qu’un frémissement. Mais avec quatre adhésions supplémentaires, qui portent le nombre d’encartés à une quinzaine, le groupe Europe Écologie-Les Verts (EELV) de Landerneau, s’il n’est plus représenté dans les collectivités du territoire, a enregistré des signes d’une nouvelle vigueur lors de son assemblée générale de rentrée. « C’est une année importante pour l’écologie, et on voit bien qu’avec les débats sur la primaire, on a acquis beaucoup de crédibilité », souligne Christophe Winckler, fondateur de l’entreprise de cosmétiques Lessonia, qui partage désormais le porte-parolat du groupe avec Maëla Dupas, sa colistière des départementales, un scrutin auquel le duo a obtenu plus de 15 % des voix au premier tour.
Accélération demandée

À l’heure de la rentrée, le groupe écologiste, à défaut de participer aux délibérations sur le plan local, veut donc peser sur un débat qu’il estime brûlant. « Parce qu’au niveau de la mairie, on n’a pas l’impression qu’ils pensent que le réchauffement climatique soit en route ». Et si les écologistes saluent certaines avancées, « il y a des choses de faites au niveau du vélo et des pistes cyclables », ils demandent à la municipalité et à la structure intercommunale d’aller beaucoup plus loin dans le domaine. « La communauté de communes devait mettre en place le plan climat énergie au 31 décembre 2018, il n’y a toujours rien ».
À lire sur le sujetPourquoi le résultat de la primaire écologiste intéresse au-delà des Verts

Ralentissement espéré

Bien entendu, la circulation automobile reste l’un des chevaux de bataille du groupe EELV. « Le minimum serait de passer la limitation à 30 km/h en ville, comme le font de nombreuses villes en ce moment. Et il faudrait aussi interdire le transit des poids lourds en centre-ville, mais il y a un manque de volonté politique ». D’autres pistes de réflexion sont avancées par le groupe, comme la remise en circulation de trains en soirée entre Brest et Landerneau, le développement de commerces des petites villes pour limiter les flux, ou le soutien aux installations énergétiques douces, avec la volonté d’informer au mieux la population. « On n’est pas là pour seulement contraindre, mais aussi pour apporter des solutions en face ».

Plogoff mon amour, mémoire d’une lutte. Un film de Dominique Agniel à voir et à revoir.

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Par , 16 septembre 2021 15 h 19 min

Retour sur la lutte victorieuse et exemplaire d’un village de la pointe du Raz contre la construction d’une centrale nucléaire. Un documentaire réalisé en 2018 qui est aussi un film d’espoir et un hymne à la beauté de la côte bretonne au Cap-Sizun.

mandala

https://www.youtube.com/watch?v=38OjYPAXxL8&ab_channel=DominiqueAgniel

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