Cécile Duflot doute de “la sincérité” d’Emmanuel Macron en matière d’écologie.

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Par , 13 décembre 2017 17 h 21 min

Cécile Duflot, ancienne ministre écologiste du Logement, invitée de franceinfo mercredi 13 décembre, a reproché à Emmanuel Macron “une discordance inquiétante” entre les paroles et les actes sur l’écologie. “Ce qui est assez grave, c’est qu’il y a un double discours”, a-t-elle affirmé sur francetvinfo.

“Quel sens de dire ces choses alarmistes et de ne pas en tirer les conclusions”, a déclaré Cécile Duflot, en réaction à la déclaration du chef de l’Etat, qui a affirmé qu'”on est en train de perdre la bataille”, contre le réchauffement climatique. “Je sais que c’est le même Emmanuel Macron, qui, dans sa politique de président de la République n’est pas en cohérence”, déclaré l’ex-responsable d’Europe-Ecologie-les-Verts (EELV).

“Emmanuel Macron dit des choses justes sur les conséquences immédiates du réchauffement climatique et Emmanuel Macron qui signe le Ceta [l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada]”, a précisé Cécile Duflot. Or, “le Ceta c’est la fin des trains de nuit, c’est le recul sur la taxe des transactions financières, c’est le recul sur la loi de transition énergétique”, a-t-elle énuméré. “On peut avoir l’impression qu’il utilise l’écologie comme un faire-valoir, comme une sorte de positionnement de communication, de stature internationale, mais pas avec sincérité. Et l’insincérité en matière écologique est criminelle”, a poursuivi l’ancienne ministre.

Notre-Dame-des-Landes : un projet taclé “en off”

Cécile Duflot a rappelé sa position opposée à la construction d’un aéroport à Notre- Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, estimant que son avis est partagé par “de nombreux responsables politiques”, y compris par le précédent chef de l’Etat.

François Hollande “pense que ce n’est pas une bonne idée de faire cet aéroport, il me l’a dit à moi”, a affirmé Cécile Duflot. “Il a dit ‘il y a un problème avec Jean-Marc [Ayrault, l’ancien Premier ministre et ancien maire de Nantes]'”, a déclaré l’ancienne ministre du Logement. “Aucun responsable politique de premier plan, aucun ne défend en off Notre-Dame-des-Landes. Tout le monde sait que c’est un projet absurde”, a-t-elle ajouté. “Simplement, on le met sur deux champs : l’autorité de l’Etat (…) et le chantage à la virilité. Emmanuel Macron aura-t-il le courage d’imposer cet aéroport ? Sinon, cela veut dire qu’il va se déballonner. Donc vous voyez qu’on n’est pas du tout dans un champ rationnel”, a-t-elle regretté, tout en appelant à “sortir” de ce débat “par la raison”.

Cécile Duflot a salué que des médiateurs aient été nommés pour “mettre un peu de raison” dans ce dossier, face “à l’entêtement qu’on a vécu”. Le rapport des médiateurs est remis ce mercredi au Premier ministre. “Si j’en crois les éléments qui ont été publiés dans la presse régionale, on voit bien que tout ce que nous disions depuis des années se révèle juste. C’est-à-dire que sur les plans aéronautique, financier et écologique, cet aéroport n’a pas de pertinence”, a martelé l’ancienne ministre.

Regardez l’intégralité de l’entretien de Cécile Duflot sur franceinfo le mercredi 13 décembre 2017.

RADIO FRANCE

Sommet sur le climat à Paris : A Landivisiau c’est le réchauffement climatique qu’ils veulent financer !

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Par , 13 décembre 2017 11 h 11 min

12 décembre 2017, nouvelle grande messe gouvernementale pour “sauver le climat”.

MILO

« Les énergies fossiles appartiennent aux modèles économiques et énergétiques du passé, a lancé le ministre français dans l’amphithéâtre du One Planet Summit. Elles ne sont plus la solution, elles sont devenues le problème. » Nicolas Hulot a appelé à mettre un terme aux subventions publiques aux énergies fossiles. (Libération)

Par ailleurs le ministre de la transition énergétique, Nicolas Hulot, avait plaidé pour mettre fin à une « forme d’hypocrisie » qui consiste, selon lui, à « d’un côté dire qu’il faut s’affranchir des énergies fossiles et de l’autre que l’ensemble de la communauté internationale – et ça vaut pour mon propre pays – continue sous des formes diverses et variées, à hauteur de plus de 300 milliards de dollars chaque année, à soutenir les énergies fossiles en forme d’exonérations, de subventions ». (Le monde)

Cela se passait à Paris et pendant de temps, à Landivisiau, le pouvoir d’Etat envisage de financer une centrale électrique à gaz à raison de 45millions d’euros par an pendant 20 ans !

voir :

Centrale à landivisiau. Sept ans de luttes.

A Paris, Mélanie portait notre message.

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La ligne de chemin de fer Landerneau-Châteaulin.

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Par , 5 décembre 2017 14 h 48 min

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Le 16 décembre 1867, la jonction Landerneau-Châteaulin permet de faire le tour de la Bretagne en chemin de fer. En une dizaine d’années, la Bretagne a été rattachée au reste de la France par une liaison rapide et fiable. C’est la première étape d’une ouverture au territoire national, une entrée dans la modernité dont les effets seront ambigus.

Voir la suite de l’article

De Plogoff à Landivisiau. Bien vivre en Bretagne sans pétrole, sans nucléaire et… sans gaz de schiste !

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Par , 25 novembre 2017 11 h 20 min

21 novembre 2017. Une table ronde s’est tenue à Brest à l’Université de Bretagne Occidentale (UBO).

Tudi Kernalegenn, docteur en science politique, Martin Siloret, docteur en Histoire moderne et contemporaine et Denez L’Hostis, Président de l’association France Nature Environnement (FNE) y intervenaient sur “l’histoire des luttes environnementales en Bretagne.”

On y a parlé de Plogoff, du Projet Alter Breton, mais aussi, dans le débat, de Landivisiau.

luttes environnementales

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Luttes du passé en Bretagne ? Les intervenants ne pouvaient manquer de rappeler la lutte contre l’implantation d’une centrale nucléaire à Plogoff. Une lutte exemplaire qui a été la “mère de toutes les luttes” qui se sont ensuite succédé en Bretagne.

Plusieurs fois évoqué : l’alternative au nucléaire et le Projet Alter Breton. Un programme pour “Bien vivre en Bretagne, sans pétrole et sans nucléaire” publié en janvier 1980, juste avant le début de l’enquête publique et de l’occupation de Plogoff par les forces de “l’ordre”.

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L’un de ses rédacteurs, Paul Tréguer, océanographe brestois membre de l’Académie Européenne des Sciences, était présent dans la salle. Il en a rappelé la philosophie telle que nous la présentions dans la conclusion de ce texte extrait de “Plogoff, un combat pour demain” :

Se passer du nucléaire et même du pétrole sans revenir à la bougie, telle est la proposition du plan “Alter” breton rendu public à quelques jours du début de l’enquête d’utilité publique. Le projet, initié à l’échelle de toute la France par le “groupe de Bellevue” (un groupe de chercheurs pluridisciplinaires et de militants proches du PSU), comprend autant de volets qu’il y a de régions.

Celui qui concerne la Bretagne est le premier à être publié. Lors de sa présentation, à Audierne le 6 janvier1980, Paul Tréguer chercheur au CNEXO et Annie Le Gall, ingénieur agronome le présentent comme un “message d’espoir pour tous ceux qui craignent l’avènement du nucléaire”. L’équipe de rédacteurs regroupe des chercheurs de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), de l’institut d’études marines (IEM), du Centre national pour l’exploitation des océans (CNEXO), de l’Université de Bretagne occidentale (UBO).

” Il est temps décidément de tuer des mythes qui ont la vie dure”, annoncent ses auteurs en introduction, et en particulier celui du “modèle de développement industriel” qui apporterait le bonheur à l’humanité. Ce modèle de société “à l’américaine”, transforme l’ensemble des secteurs de l’économie pour réaliser un objectif : la croissance par la production massive de biens industriels. On produit et on vend n’importe quoi pourvu que ça rapporte. Qu’importe si les matières s’épuisent, si certaines régions sont véritablement laminées par ce rouleau compresseur…”

Pour apporter à la Bretagne l’énergie dont elle a besoin, ils ont exploré quatre voies principales : l’énergie marémotrice (13%), la biomasse (44%), les éoliennes (21%), le solaire (22%).

L’objectif n’est pas uniquement technique. Ce qui est “révolutionnaire” dans le projet ALTER, explique Paul Tréguer, “ce ne sont pas tant les éoliennes sur nos côtes ni les chauffe-eau solaires sur nos toits, mais bien le projet de société que ces techniques sous-entendent”. Une société capable de satisfaire à ses besoins tout en stabilisant sa consommation. Une société qui ne fasse pas de la consommation de biens périssables un critère de réussite sociale. Une société qui s’affirme solidaire de tous les peuples du monde“.

35 ans plus tard Paul Tréguer faisait le constat que le message aurait mérité d’être entendu.

“Ce que l’on sait, aujourd’hui, c’est qu’à l’échelle de quelques décennies, on peut prédire la montée générale du niveau des eaux. C’est ainsi que l’île de Sein est menacée de submersion, d’ici la fin du siècle, si on continue le régime actuel de réchauffement”déclarait-il dans un article au journal Le Télégramme

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A la menace nucléaire est venue s’ajouter celle du dérèglement climatique généré par la combustion des énergies fossiles. En 1980 le pétrole était le combustible dont on avait surtout constaté les dégâts provoqués par les naufrages des pétroliers sur nos côtes. Aujourd’hui c’est la mer elle même qui menace de submerger îles et rivages.

Quant au pétrole il est aujourd’hui concurrencé par le gaz fossile, en particulier ce gaz de schiste, dont l’exploitation est interdite en France, mais dont l’importation semble devoir faire les beaux jours des lobbies gaziers.

De Plogoff à Landivisiau : des analogies

A l’écoute de ces rappels des analogies apparaissent à l’évidence entre la “saga de la centrale nucléaire baladeuse” et la “saga des centrales à gaz” en Bretagne.

Avant Plogoff il y avait eu Erdeven et une première mobilisation dans cette zone vouée au tourisme qui avait fait renoncer au projet. Puis ce fut Ploumoguer où de jeunes “paysans travailleurs” ont su mobiliser autour d’eux et trouver un lien immédiat avec la jeunesse de la région brestoise avec à la clef des manifestations aussi massives que festives. Trop dangereux ont dit les élus de la droite locale. Et donc, loin de toute agglomération et peuplée d’une population vieillissante dont les actifs étaient plus souvent en mer qu’à terre, ce fut Plogoff.

Un extrait du mémoire déposé à l’enquête publique par le GSIEN (Groupement des Scientifiques pour l’Information sur l’Energie Nucléaire) illustre assez bien la situation :

“Le choix de Plogoff.

Besoins énergétiques de la Bretagne. Pour les besoins de la cause, EDF réduit la Bretagne aux quatre départements de base. Ceci permet de développer une argumentation éliminant le complexe producteur de la Basse Loire et de culpabiliser les Bretons en leur faisant croire qu’ils consomment l’énergie des Français sans contrepartie.

En réalité, le grand Ouest est jusqu’à présent excédentaire en énergie. Cet excédent est utilisé pour combler le déficit de la région parisienne.

Si l’on voulait poursuivre jusqu’au bout ce raisonnement, on en arriverait à la conclusion que l’agglomération parisienne, très largement déficitaire en énergie, doit recevoir la quasi-totalité des installations nucléaires françaises.

A la réflexion, l’installation d’une centrale nucléaire dans le trou des Halles n’est pas plus absurde que l’implantation d’un complexe nucléaire à la Pointe du Raz et à la Pointe du Van (projet d’un centre de retraitement).

Sur le plan de l’économie régionale, EDF a toujours affirmé que la production d’énergie d’origine nucléaire n’apporterait aucun soutien nouveau. L’installation d’une centrale à Plogoff n’a, à cet égard, aucune justification sérieuse sinon l’espoir de trouver des conditions locales humaines et politiques plus favorables qu’à proximité des villes, de leurs industries mais aussi de leurs mouvements sociaux.

Avant Landivisiau il y a eu Ploufragan dans les Côtes d’Armor. Un centrale de 230Mw aussitôt contestée par les militants. Pas de ça chez nous ont rapidement considéré les élus de gauche et droite confondus. Et voilà que l’omnipotent président du Conseil Régional, Jean-Yves Le Drian, nous sort un projet de centrale de 450Mw à Guipavas. Mauvaise donne, trop près de Brest d’où manifestations massives et création de l’association GASPARE suivies d’une zizanie politique qui coûte son poste au maire de Guipavas favorable au projet. Trop dangereux ont constaté les élus socialistes et ce fut Landivisiau, commune peu réputée pour son caractère révolutionnaire et où la droite au pouvoir pouvait compter sur la complicité de son “opposition” socialiste.

Là aussi on continue à “culpabiliser les Bretons en leur faisant croire qu’ils consomment l’énergie des Français sans contrepartie”. Là aussi “aucune justification sérieuse sinon l’espoir de trouver des conditions locales humaines et politiques plus favorables”.

De Plogoff à Landivisiau : des différences.

Les temps ont changé. 1980 c’était aussi l’espoir d’une alternance politique, même si la déception a été rapide. C’était en Bretagne le renouveau des revendications culturelles (le début de Diwan) et régionalistes (Servat chantant la Blanche Hermine). C’était la prise de conscience accrue des problèmes environnementaux avec les marées noires (Mazoutés aujourd’hui, radioactifs demain) ou la pollution des rivières (Quand le poisson meurt, l’homme est menacé). A présent domine le constat d’une démocratie en panne, de partis et d’élu(e)s discrédité(e)s. Un désenchantement qui s’exprime dans une abstention massive et le repli sur soi.

Grosse différence : Plogoff c’était une opposition entre droite et gauche. Une droite qui voulait poursuivre la nucléarisation de la France initiée par Mesmer. En face, même si la position était ambiguë au niveau national, un parti socialiste local s’affichant contre la centrale et dont nombre de militant(e)s participaient aux mobilisations, la prise de position hostile au projet de Louis le Pensec pesant alors lourd dans la balance. Surtout après la défection du PC.

Au contraire, Landivisiau c’est la droite et les socialistes main dans la main. Un président de région qui s’affichait encore comme “socialiste” obtenant ce cadeau d’un ministre de Sarkozy.

Le Drian-Besson le “main dans la main” qui condamne Landivisiau.

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Surtout : Plogoff c’était un maire courageux brûlant le dossier d’enquête devant sa mairie. Landivisiau c’est une municipalité qui réclamait la centrale, accompagnée par son “opposition” socialiste. Une municipalité mettant tous les obstacles possibles devant l’action des opposants.

Malgré ces difficultés, Landivisiau ce sont aussi des opposantes et opposants actifs qui depuis cinq ans ont fait reculer le projet et qui, comme à Plogoff, sont bien décidés à obtenir son retrait.

Ce sont aussi des propositions alternatives pour utiliser utilement les 45 millions d’euros annuels promis à Direct Energie. Pour isoler les habitations, pour développer les énergies renouvelables et économiser l’énergie . Et surtout pour ne pas renforcer le réchauffement climatique en brûlant du gaz fossile dont on sait à présent qu’une partie sera du gaz de schiste importé des USA par Montoir de Bretagne.

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Rappel :

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Du gaz de schiste pour Landivisiau : la solution de Gesper.

Dans une déclaration au Télégramme les animateurs des partisans de la centrale, regroupés dans l’association GESPER, Yvon Madec et Yves Edern, deux anciens ingénieurs spécialisés dans la production électrique qui, durant leur carrière, ont dirigé des centrales, sont clairs :

“Les opposants disent que le prix du gaz sera bien trop élevé dans quelques années. On n’en sait rien. Ont-ils pris en compte l’énorme potentiel que représente le gaz de schiste ?”

Emmanuel Macron, ne franchissez pas le seuil de l’irréversible. Agissez ! L’arrêt du projet de centrale à gaz à Landivisiau, c’est maintenant !

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Par , 16 novembre 2017 11 h 34 min

“Le seuil de l’irréversible a été franchi” déclare Emmanuel Macron à Bonn à la COP23.

La phrase de Emmanuel Macron a été reprise par les médias.

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cliquer sur l’image.

“Le seuil de l’irréversible a été franchi.

Les équilibres de la Planète sont prêts à rompre comme le traduisent le réchauffement des océans où la disparition des nombreuses espèces menacées. C’est l’ensemble de l’humanité qui est ainsi touchée. Si nous continuons tel que nous le faisons aujourd’hui, quels que soient les efforts déjà faits ces dernières années, cela veut dire que nous acceptons tacitement, collectivement ici, la disparition d’un bon nombre de populations ici représentées.

Nous n’avons donc qu’une obsession, l’action. Qu’un horizon, c’est maintenant.”

Monsieur le président, n’attendez pas le 12 décembre. C’est maintenant qu’il faut annoncer la fin du projet de centrale à gaz à Landivisiau.

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La déclaration que devrait faire Emmanuel Macron au ” Sommet International sur la lutte contre le réchauffement climatique”, le 12 décembre 2017 à Paris.

Landerneau, conseil municipal. Tiphaine Leteuré portera les valeurs défendues par Frédéric Le Saout : « La solidarité, l’écologie et la citoyenneté. »

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Par , 27 octobre 2017 15 h 05 min

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Elle succède à Frédéric Le Saout, décédé en septembre dernier. Le siège de l’élu de Dynamique d’Avenir était resté vide.

Mardi 24 octobre, le groupe de Dynamique d’Avenir s’est réuni et a désigné Tiphaine Leteuré pour prendre la suite de Frédéric Le Saout.

En toute logique, la jeune femme de 44 ans, professeure de lettres au lycée de l’Harteloire à Brest, deuxième sur la liste lors des municipales de 2014, a accepté cette mission.

« Il me sera difficile de succéder à Frédéric qui a travaillé avec énormément de conviction et un investissement considérable dans cette fonction d’élu, déclare Tiphaine Leteuré. Mais, je ferai tout mon possible pour répondre aux attentes des personnes qui ont voté pour nous lors des élections. »

Pas une novice

La nouvelle élue insiste aussi sur le fait qu’elle représentera le groupe au conseil municipal. Un groupe avec qui elle travaillera les dossiers.

Il faut signaler aussi que Tiphaine Leteuré n’est pas une novice en matière de vie municipale puisqu’avant 2014, elle était aussi au côté de Christophe Winckler, élu à la ville et la communauté de communes pour le groupe DES (Démocratie, écologie, solidarité).

Défendre les valeurs

Tiphaine Leteuré portera les valeurs défendues par Frédéric Le Saout : « La solidarité, l’écologie et la citoyenneté. »

Elle défendra les dossiers qui tiennent à cœur à Dynamique d’Avenir comme « la lutte contre le transit des poids lourds en centre-ville, la mise en place de vraies pistes cyclables non accidentogènes, la gratuité du bus, l’instauration d’un Pass culture pour les jeunes, sans oublier une vie dans le centre-ville autre que l’activité touristique. Notre groupe restera force de proposition. »

En parallèle, elle sera également un soutien aux élus qui défendront un second collège à Landerneau. « Ça fait des années que nous le réclamons ! »

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Nous nous souvenons :

Frédéric Le Saout. Regards vers les étoiles.

Une semaine après le décès de Frédéric Le Saout (26 septembre), ses nombreux amis ont convergé, à pied ou à vélo, à côté du Family, mercredi soir, pour rendre un hommage simple et affectueux au citoyen engagé en faveur de l’écologie et de la solidarité. Les lumières publiques se sont éteintes et les regards se sont tournés vers la nuit étoilée. Des anonymes, des élus se sont joints au rassemblement. Témoignages.

Adrien Abhervé (associé de la biocoop « La Clef des Champs »). Dans l’asso « Mais qu’est-ce que tu fabriques ? », Fred a vite apporté son énergie, sa bonne humeur, son audace. On militait joyeusement. Je me souviens du faux courrier que nous avons distribué, annonçant que la déchèterie ne pourrait plus recueillir les ordures. Mine de rien, ça a fait réfléchir pas mal de gens sur leur production de déchets. L’idée de créer, tous les deux, la biocoop à Landerneau est venue au détour d’une conversation dans un café. Elle a ouvert en 2010. C’est une affaire qui roule. Je retiens avant tout le lien créé, dans l’équipe, avec nos fournisseurs, nos clients. En apprenant le décès de Fred, beaucoup de gens nous ont adressé des messages de sympathies, certains ont déposé des fleurs au magasin. Il est de notre devoir de poursuivre cette aventure humaine dans le même état d’esprit.

Arnaud Clugery (permanent d’Eau et rivières, coprésident de l’AS Dirinon). Il ne se contentait pas dire les choses, avec une rigueur intellectuelle et une intégrité au-dessus de la moyenne. Il agissait pour mettre en pratique ce qu’il estimait bon pour améliorer la société. Le tournoi international de Dirinon lui doit la suppression des 12.000 à 15.000 gobelets jetables et la mise en place des fameux gobelets consignés. Je ne sais pas si c’est sa passion des étoiles qui voulait ça mais ses propos étaient éclairés, au sens où il était souvent capable de vous faire vous reposer des questions utiles sur le sens des choses.

Tiphaine Leteuré (présidente de Dynamique d’Avenir). Il a su fédérer autour de lui diverses sensibilités lors des dernières élections. Il était un élément moteur de l’association, à la fois engagé et pédagogue. Il ne se mettait jamais en avant mais veillait à être cohérent et à appliquer ses principes dans sa vie quotidienne. Il est trop tôt pour évoquer la suite au conseil municipal (Tiphaine Leteuré était seconde sur la liste de 2014, NDLR). Nous aurons bientôt notre AG et continuerons les projets que nous avions amorcés ensemble.

Patrick Leclerc (maire de Landerneau et président de la CCPLD). C’était un homme de convictions. Très engagé dans la vie publique, associative et landernéenne. Très sensible aux sujets environnementaux mais pas que. Nous n’étions pas toujours d’accord mais il savait argumenter pour essayer de convaincre. C’est évidemment un choc pour l’ensemble du conseil municipal.

Le Télégramme

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