Une autre histoire des algues en Bretagne. De la soude à l’iode jusqu’aux alginates.

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Par , 27 mai 2024 13 h 37 min

première mise en ligne 7 avril 2024

Les algues en Bretagne ce ne sont pas seulement les algues vertes et leur cortège de pollutions diverses. C’est d’abord une richesse depuis longtemps exploitée. D’abord par les paysans des rivages maritimes. Ensuite par les “faucheurs de la mer”, ces goémoniers au rude métier. Ce sont aujourd’hui des propriétés utiles à l’alimentation et la santé qui se découvrent, année après année, dans des laboratoires implantés en Bretagne.

Dans les dernières années du siècle dernier, des élèves du lycée de l’Elorn à Landerneau, avaient consacré leur année de classe de seconde à l’étude chimique de la composition et des propriétés des algues, en allant à la rencontre de ces anciens goémonier connaissant les vieilles méthode du métier ainsi qu’à celle des nouveaux pionniers dans leur laboratoires.

four de goémonier.

Leur travail mérite un coup d’oeil.

extrait de leur introduction :

Le Nord-Finistère, en Bretagne, n’est pas particulièrement réputé pour son industrie chimique. Pourtant, depuis le 17e siècle, c’est à dire depuis le début de la chimie, une activité chimique y est menée, sans interruption, autour des algues.

L’industrie de la “soude” (carbonate de sodium) se développe d’abord. On extrait ce produit des cendres de goémons séchés. Il est indispensable à la fabrication du verre. Cette activité s’arrête à la fin du 18e siècle quand de nouveaux procédés sont découverts.

Elle reprend en 1829 après que le chimiste Bernard Courtois ait découvert, en 1812, un nouveau et utile produit dans les cendres d’algues : l’iode. L’iode est utilisée, en particulier, en photographie et en médecine. Sa production en Bretagne s’arrête en 1952 à cause de la concurrence de l’iode extrait des nitrates du Chili.

Aujourd’hui le relais est pris par l’extraction des alginates contenus dans les grandes laminaires.”

http://histoires-de-sciences.over-blog.fr/article-30505855.html

Soutien à Olivier Cuzon, syndicaliste brestois visé par une plainte du ministre de l’Intérieur.

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Par , 21 avril 2024 16 h 53 min

Écrit par Séverine Breton (FR3 Bretagne) Publié le 21/04/2024

Ce 19 avril 2024, Olivier Cuzon était convoqué pour une audition au commissariat de Police de Brest. Le syndicaliste brestois y a appris qu’une plainte avait été déposée contre lui pour diffamation et injure publique envers la Police et la Gendarmerie et que cette plainte émanait du ministre de l’Intérieur en personne, Gérald Darmanin. En cause, un article dans le journal de Sud éducation du Finistère.

“Le journal de Sud éducation Finistère, c’est un tout petit journal qui est envoyé dans les salles des professeurs des écoles, collèges, lycées du département, ironise Olivier Cuzon. C’est une feuille de chou sans prétention. C’est quand même très étonnant qu’un ministre de l’Intérieur prenne la peine de déposer une plainte contre le directeur de rédaction que je suis pour un journal qui a une audience très modeste et limitée, c’est beaucoup d’honneurs qu’il nous fait.”

Des classes défense qui interrogent l’enseignant

Dans cette “feuille de chou”, en octobre 2023, l’enseignant brestois s’étonnait de l’apparition des Classes défense sécurité globale. “Après les attentats de 2015, explique l’article, un protocole a été signé entre le Ministère de l’Education nationale et celui de la défense”. Des militaires sont donc appelés à venir dans les salles de classe pour enseigner aux élèves les principes et valeurs de la République.

Le professeur persiste et signe : “C’est un article qui questionne la légitimité des policiers et des gendarmes à intervenir devant nos élèves. Je considère qu’en tant qu’enseignant que cela fait partie de nos missions”.

Et il s’étonne, “l’éducation civique, ce n’est pas forcément à des gens en uniforme de s’en occuper et de faire quelque chose qui pourrait être assimilé à une forme d’endoctrinement ou de militarisation. C’est avant tout aux enseignants de travailler avec les élèves sur ces questions qui sont importantes.”
Une forme de militarisation de la jeunesse ?

Olivier Cuzon fait le lien avec le Service national universel que le ministère souhaite étendre à l’ensemble d’une classe d’âge. Il y voit une volonté d’une forme de militarisation de la jeunesse. “Ces 15 jours où les élèves font le lever du drapeau, apprennent à tirer, pourraient être pris sur du temps scolaire. Nous, on pense que ces 15 jours à l’école sont au moins aussi importants que 15 jours pour aller faire un petit service militaire dans les casernes.”

Il rappelle que dans tous les cours, les enseignants abordent les notions d’instruction civique, d’éducation à la citoyenneté, de valeurs de la République. “On n’a pas besoin de policiers ou de militaires dans les écoles pour ça. On remet en cause leur légitimité, ils ne sont pas formés pour cela. Ils sont formés pour d’autres missions, qui sont toutes aussi importantes, mais pas pour des missions d’éducation auprès des élèves.”


Entendu pendant une heure par les policiers

Une remise en cause qui n’aurait donc pas été du tout au goût du ministre de l’Intérieur, mais c’est surtout le paragraphe sur des dérives des membres des forces de l’ordre qui l’aurait fait sortir de ses gonds. Il y est écrit : ” Ce questionnement est important quand on connaît la culture droitière, misogyne et homophobe sous de trop nombreux képis. Les enquêtes de Médiapart révélant l’existence de groupuscules nazis dans certaines casernes, les groupes de discussions racistes des policiers et gendarmes, ou la participation récente de militaires en civil à la répression des dernières émeutes de banlieues ne plaident pas en faveur du républicanisme des militaires.”

Sollicité, le cabinet du ministre explique que “l’ auteur de cet article accuse des militaires de la gendarmerie nationale d’appartenir à des “groupuscules nazis”, de participer, ainsi que des policiers, à des “groupes de discussions racistes ” et leur attribue une culture”misogyne” et “homophobe”. De telles allégations ou imputations sont de nature àporter atteinte à l’honneur ou à la considération de l’ensemble des militaires de la gendarmerie nationale et des fonctionnaires de la police nationale”, et justifie la plainte, “ces propos rendus publics caractérisent le délit de diffamation publiqueà l’encontre des administrations publiques de la gendarmerie nationale et de la police nationale, délit prévu et réprimé par le premier alinéa de l’article 29 et l’article 30 de la loi du 29 juillet 1881 relative à la liberté de la presse.”

Le paragraphe de l’article de Sud Education 29 qui a provoqué la colère du ministre de l’Intérieur
Le paragraphe de l’article de Sud Education 29 qui a provoqué la colère du ministre de l’Intérieur • © Sud éducation 29

Olivier Cuzon a été entendu pendant plus d’une heure par les policiers. “La plainte voudrait laisser penser qu’on s’attaque à l’institution, s’agace-t-il. Ce n’est pas le cas de l’article qui cible un certain nombre de dérives individuelles, racistes, sexistes ou homophobes. C’est un travail qui a été documenté par des journalistes, des sociologues et on ne fait que rapporter quelque chose qui existe.”

“Je trouve particulièrement dommage que le ministre, au lieu d’essayer de faire le ménage et de faire la chasse à ces groupuscules qui entachent l’image de la Police, s’attaque à des syndicalistes qui dénoncent des faits qui sont avérés et connus.”
Atteinte à la liberté syndicale

Le procureur de la République de Brest devra décider de poursuivre l’enseignant ou de classer la plainte du ministre de l’Intérieur. Mais quoi qu’il arrive, pour Olivier Cuzon, le mal est fait. Il parle d’atteinte à la liberté syndicale et de pressions.

“On a tendance à penser que le ministre de l’Intérieur a d’autres chats à fouetter. C’est déstabilisant de se voir infliger une plainte par le ministre de l’Intérieur, on se demande ce qu’on a fait de vraiment très mal pour subir cela.”

“On cherche à faire taire une liberté de parole syndicale alors que c’est un pilier de notre démocratie. On voudrait nous empêcher de parler de choses qui fâchent. Et au-delà de cette atteinte aux libertés fondamentales, c’est un petit coup de pression. On utilise la diffamation comme une arme pour faire taire des syndicalistes, parce que c’est vrai que la prochaine fois qu’on rédigera un article, on aura forcément ça en tête, comme une épée de Damoclès, en se disant, mais attention, là, est ce que je ne vais pas être attaqué”.

“On a l’impression qu’il y a une police politique qui cherche à museler un peu une presse libre. C’est une presse d’opinion la presse syndicale, mais on ne s’en cache pas, elle a le mérite d’exister et ça fait partie des grandes libertés constitutionnelles.”

“On ne se laissera pas intimider, on ne va pas se laisser faire, on va se bagarrer parce qu’on tient à ses libertés et ce n’est pas un ministre qui fait la loi en France, j’ai toute confiance dans la justice de mon pays et à l’Etat de droit pour que les faits soient rétablis et que justice soit faite.”

De nombreux soutiens

Le syndicaliste a reçu de nombreux soutiens, politiques, associatifs. La Ligue des Droits de l’homme de Brest Métropole évoque une atteinte à la liberté de la presse. Pierre Bodenez son président n’hésite pas lui aussi à parler de “coup de pression” et de “risque d’autocensure.”

Un contexte liberticide

Olivier Cuzon ne cache pas une certaine inquiétude. “Il y a une dérive liberticide dans ce pays, déclare-t-il. Dans la semaine, un syndicaliste de la CGT du nord de la France a été condamné pour un tract sur la Palestine, des meetings sont interdits, des libertés associatives sont remises en cause par des subventions qui sont supprimées du jour au lendemain parce que le discours de telle ou telle association ne plaît pas, regrette-t-il. On sent un Etat qui veut s’immiscer de plus en plus dans la vie associative, dans la vie syndicale et qui aimerait bien que les associations soient plus le doigt sur la couture du pantalon.”

Mais il l’affirme, cela ne sera pas le cas. “On garde notre liberté, ça fait partie des libertés fondamentales et on se bagarrera pour les faire vivre. “

(avec Florence Malésieux)

Mettre un coup d’arrêt au projet de zone commerciale dans la vallée du Leck à Landerneau. C’était notre combat pour le climat et la biodiversité.

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Par , 4 avril 2024 14 h 44 min

première mise en ligne: premier octobre 2020.

La municipalité de Landerneau affiche régulièrement dans la presse sa prétendue attention à la préservation de la biodiversité (voir) C’est pourtant elle qui a autorisé la bétonisation de 11,5 hectares de zone verte au Leck. L’article ci-dessous, qui date de 2020, se propose de mettre les pendules à l’heure et d’inviter à arrêter le carnage.

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La « SARL La Vallée du Leck » porte un projet d’aménagement sur la commune de Landerneau au lieu-dit « Le Leck ». Il concerne des parcelles d’une superficie de 11,5 hectares sur lesquelles seraient construites une zone commerciale.

L’étude d’impact révèle la richesse naturelle du milieu que l’on s’empresse de vouloir détruire alors que toutes les alertes (dérèglement climatique, inondations violentes, submersion marine, atteinte à la biodiversité) indiquent que cet espace devrait être préservé et valorisé sur le plan environnemental.

Leck photo.04

A un moment où le risque de pluies violentes et d’inondations répétées du centre-ville de Landerneau se précise il est irresponsable d’imperméabiliser une surface qui constitue actuellement une zone tampon pouvant répondre aux épisodes pluvieux de plus en plus intenses que nous connaissons.

Cette zone, bien aménagée (talus boisés, usage agricole respectueux de l’environnement), pourrait au
contraire réduire ces risques et garder sa vocation agricole à proximité de la ville alors que la disparition des terres agricoles est régulièrement dénoncée.

 Alors que la priorité est reconnue à la lutte contre le dérèglement climatique et que chaque
collectivité est dans l’obligation de réduire son bilan CO2, on élimine une surface qui pourrait
constituer un “piège à carbone” pour la remplacer par une zone industrielle et urbanisée dont
l’impact climatique négatif est loin d’être évalué. De plus l’aménagement de cette zone augmentera
les transports en voiture individuel, source majeure de CO2 sur notre territoire. Le Porteur du
projet, tout comme la municipalité de Landerneau n’ont pas pris en compte l’obligation de
réduction du CO2 qui découle de l’accord de Paris.

 Le centre-ville de Landerneau étant sous la menace de submersions dans les années qui viennent,
la ville devrait être la première à s’engager à réduire son empreinte carbone et les ruissellements
(conservation des terres agricoles, haies et talus formant un espace de perméabilité).

 Le site abrite plusieurs espèces végétales et animales protégées dont certaines au titre de la
directive habitat qui nécessite la protection de tout l’environnement où vivent ces espèces. Ce
projet révèle une atteinte manifeste à la biodiversité dont la préservation est une des priorités
reconnues au niveau mondial.

□ Il y a mise en danger de l’avifaune, mollusques, amphibiens, reptiles et chiroptères dont
plusieurs espèces sont protégées et d’intérêt patrimonial comme l’escargot de Quimper.

□ Rupture de la trame verte et bleue par artificialisation de la zone au lieu du maintien des
connexions écologiques

□ Perturbations de la faune nocturne dues à la pollution lumineuse
Dans le futur projet portant sur l’habitat, il est prévu de créer une très petite zone de
compensation, à l’endroit où il n’a pas été noté d’espèces intéressantes. Cela ne compensera en rien
la destruction d’un écosystème et montre le caractère indigent de ce projet sur le volet
environnemental. De plus le confinement actuel pour cause Covid et la nécessité de déplacements
limités, y compris pour le maintien d’une activité physique, montre à quel point il est nécessaire de
conserver des éléments naturels dans l’espace urbain.

voir : Etude d’impact V2

leck.02

Le Leck.02

Contribution Déposée par Christophe Winckler au nom du du groupe eelv de Landerneau.

cliquer sur le lien : Déposition Enquête Publique EELV le leck

CONCLUSION

Constatant que le projet d’aménagement du Leck présente à la fois un impact très négatif sur le commerce en centre-ville pour favoriser l’activité de l’hypermarché.

Constatant que le projet ne répond en rien aux enjeux climatiques et environnementaux

Constatant que le projet ne répond pas aux objectifs et orientation du SCOTT qui s’imposent au porteur du projet ainsi qu’à la municipalité de Landerneau.

Nous vous demandons d’émettre un avis défavorable dans vos conclusions sur l’enquête publique.

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Artificialisation des sols : les préfets appelés à stopper les projets de centres commerciaux en périphérie des villes.

leck circulaire aux préfets.

Dans une circulaire diffusée le 24 août, le Premier Ministre appelle les préfets à utiliser toutes les possibilités de recours visant à empêcher les projets de centres commerciaux qui accentueraient l’artificialisation des sols. Première étape avant le prochain moratoire annoncé cet été par le Président, en réponse à la Convention citoyenne pour le climat, et qui devrait entrer en vigueur en 2021. Voir

La circulaire.

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Vallée du Leck, à Landerneau : le groupe écologiste réagit au projet

Le Télégramme

Alors que la dernière permanence de l’enquête publique concernant la vallée du Leck était organisée ce lundi 2 novembre, le groupe local d’Europe Écologie les verts a souhaité, lui aussi, réagir au projet d’aménagement prévu à l’est de la zone de Bel-Air, à Landerneau.

Cela faisait depuis le 1er octobre que Nicole Devauchelle, commissaire enquêtrice, accueillait le public afin de recueillir les réactions concernant le projet d’installation d’une zone commerciale, artisanale et d’habitat, à l’est de la zone commerciale de Bel-Air, à Landerneau. Ce lundi 2 novembre, la commissaire du projet a enregistré les derniers commentaires des habitants et des acteurs landernéens. Après la réaction des élus du collectif Landerneau pour tous il y a quelques jours, le groupe local d’Europe Écologie les Verts (EELV) a également décidé d’élever la voix à travers un communiqué.

La municipalité pointée du doigt

Selon les écologistes landernéens, l’aménagement de cette zone ne respecterait pas la stratégie du commerce définie par le Schéma de cohérence territoriale (Scot) du pays de Brest, qui définit comme prioritaire les implantations de boutiques en centre-ville. « La zone du Leck est classée en « polarité commerciale périphérique » de niveau 5 », indique, dans son communiqué, le groupe d’opposition. « Il est évident que la zone du Leck a été définie pour capter le flux de consommateurs qui se rendent au Centre E. Leclerc mitoyen » (à noter que le projet n’est pas porté par l’hypermarché, NDLR).

Outre le renforcement des transports et des liaisons piétonnes qui n’auraient, selon EELV, pas été prises en compte dans l’étude d’impact fournie avec l’enquête publique, les enjeux climatiques et environnementaux n’ont, pour le groupe écologiste, pas non plus été enregistrés. « Alors que la priorité est reconnue à la lutte contre le dérèglement climatique et que chaque collectivité est dans l’obligation de réduire son bilan CO2, on élimine une surface qui pourrait constituer un piège à carbone », souligne Christophe Winckler, porte-parole des Verts landernéens.

Bilan dans un mois

Nicole Devauchelle espère annoncer un bilan de cette enquête publique d’ici un mois. « Tous les avis concernant ce projet d’aménagement ont été reçus. L’enquête publique n’est, a proprement parlé, pas terminée. Nous nous donnons un mois pour tirer un bilan », précise la commissaire-enquêtrice du projet.

Conclusion.

Encore une fois la voix des lanceurs d’alerte a été étouffée. Encore une fois les destructeurs de la Nature ont refusé de voir l’avenir d’une Planète livrée au dérèglement climatique et à l’effondrement de la biodiversité.

À Landerneau, la Vallée du Leck s’apprête à accueillir un nouveau quartier” (Ouest-France).

Sur onze hectares, c’est un tout nouveau quartier qui va bientôt naître dans la Vallée du Leck, à Landerneau (Finistère). Derrière la grande surface E. Leclerc : sept nouvelles cellules commerciales, 130 logements et trois bâtiments à vocation artisanale s’apprêtent à sortir de terre.

Et tout ce gâchis environnemental avec comme premier occupant un ” Hard Discounter” qui viendra inviter au “consommer-jetable” et accélèrera la disparition du commerce de centre ville.

Voir : À Landerneau, Action inaugure la zone commerciale du Leck (Le Télégramme)

Turbines de Brennilis et Dirinon : reparties pour 10 ans ?

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Par , 22 janvier 2024 11 h 20 min

Selon Le Drian, la centrale de Total à Landivisiau était sensée répondre à la mort programmée des centrales de Brennilis et Dirinon. Simple propagande comme le prouve cet article de Ouest-France.

En 2023, les turbines de l’autre centrale de Brennilis… ont turbiné

En face de la centrale nucléaire de Brennilis, située au cœur du Finistère, l’entreprise EDF possède aussi un pôle de turbines à combustion. Les équipements sont là pour éviter le black-out électrique en France. Et en 2023, ils ont été « très » sollicités.

Derrière le bâtiment EDF et hors de l’enceinte nucléaire, la centrale thermique produit de l’électricité en cas de besoin intense sur le réseau national.
Derrière le bâtiment EDF et hors de l’enceinte nucléaire, la centrale thermique produit de l’électricité en cas de besoin intense sur le réseau national. | OUEST FRANCE

Ouest-FranceCarole TYMEN Publié le 22/01/2024 à 09h00

Dans les monts d’Arrée, juste en face de la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère), l’entreprise EDF possède aussi un pôle de turbines à combustion. Ces trois mastodontes nourris au fioul sont là pour éviter le black-out électrique en France. Déclenchés plusieurs fois par jour quand il fait très froid ou très chaud, ces équipements sont capables de cracher une partie de l’énergie dont l’hexagone a besoin en quelques minutes, quand tout le monde allume son chauffage.

Lire aussi : Votre région est-elle plus sujette aux coupures de courant ? On vous répond

Dix ans, devant

En 2023, les turbines ont fait l’objet d’une révision décennale de toutes les pièces. C’est donc reparti pour dix ans d’exploitation. Compte tenu de « l’hiver 2022-2023 et du contexte énergétique tendu », elles ont été « très sollicitées ». Précisément 169 fois, a détaillé Jose Carlos Valle Marcos, vendredi 19 janvier 2024, lors des vœux de l’entreprise, à Loqueffret. Directeur du centre d’exploitation des turbines à combustion d’EDF, dont les turbines de Brennilis font partie, ce spécialiste de l’énergie est en poste depuis juillet 2023.

Disponible malgré Ciaran

Les turbines ont aussi été l’objet de toutes les attentions, lors du passage de la tempête Ciaran le 1er novembre 2023. « La mobilisation des collaborateurs, en lien avec les équipes de RTE et Enedis ont permis de garder notre centrale de Brennilis disponible malgré la tempête, et de récupérer la disponibilité de celle de Dirinon dans les meilleurs délais », a expliqué le directeur.

Kenavo Louis. Hommage à Louis Le Pensec.

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Par , 10 janvier 2024 22 h 58 min

Nous apprenons ce jour le décès de Louis Le Pensec. Ayant eu parfois l’occasion de croiser son chemin, je garde de lui le souvenir d’un socialiste de la première époque. Entré en politique pour défendre la cause sociale dans une Bretagne alors totalement aux mains d’une des droites les plus réactionnaires du territoire français, il restera jusqu’au bout fidèle à ses convictions. 

Sensible aux problèmes de l’écologie comme ministre de la mer puis de l’agriculture, il a été le premier élu breton à s’opposer aux projets de centrales nucléaires à Ploumoguer puis Plogoff. Il l’aura manifesté publiquement en de nombreuses occasions.

Ici à Plogoff avec Jean-Marie Kerloc’h et Amélie Kerloc’h

C’est lui qui annoncera à Amélie Kerloc’h la fin du projet de Plogoff.

https://fresques.ina.fr/ouest-en-memoire/fiche-media/Region00554/annulation-du-projet-de-centrale-nucleaire-a-plogoff.html

En toute logique, c’est encore lui qui remettra à Nicole Le Garrec sa décoration de la Légion d’Honneur.

Nicole disait de lui que, pour beaucoup de bretonnes et de bretons, Louis Le Pensec était un Phare. Un phare dont la lumière mettra longtemps à se dissiper. De même que “Plogoff, des pierres contre des fusils” conservera longtemps le souvenir d’une lutte exemplaire et continuera à alimenter les luttes à venir.

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La Poule Rousse, un nouveau Fonds de Dotation pour Encourager l’écologie, Préserver la biodiversité, Renforcer le Lien Social, Prévenir les exclusions.

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Par , 5 décembre 2023 14 h 27 min

Un nouvel engagement pour Christophe.

Pour en savoir plus voir : http://lapoulerousse.org/

Une première signature ?

La station de comptage de la passe à saumon de Kerhamon sur l’Elorn.

À Plouédern, les trésors de l’Élorn se révèlent le long du sentier

Une biodiversité exceptionnelle mais fragile. C’est le message de l’association des pêcheurs à travers ses panneaux d’interprétation révélés, ce samedi, sur le sentier de l’Élorn, à Plouédern.

Christophe Winckler (mécène), Michèle Casu (adjointe au maire de Plouédern), Jean-Yves Kermarrec (président de l’AAPPMA de l’Élorn) et Patrick Clérin (vice-président de la fédération de pêche du Finistère) invitent les promeneurs du nouveau sentier de l’Élorn à s’arrêter devant les panneaux d’interprétation de Kerhamon. Une démarche instructive. (Photo Le Télégramme/Yann Le Gall)

Une inauguration qui nous rappelle une très ancienne histoire.

De l’Elorn à Plogoff. Nucléaire et saumon même combat !

à voir sur : http://seaus.free.fr/spip.php?article1898

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