SPL Eau du Ponant Assise sur un trésor, elle se permet un contrôle fiscal conduisant à une amende payée par les consommateurs d’eau

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Par , 2 février 2020 18 h 27 min

La SPL Eau du Ponant a publié ses comptes 2018 très tardivement car elle était empêtrée dans des difficultés fiscales liées à des erreurs de gestion.

Comme toute entreprise privée, la SPL Eau du Ponant doit rendre des comptes à Bercy. Elle a récemment subi un contrôle fiscal et a été condamné à un redressement d’un montant exceptionnel de 1 729 000 euros qui porte sur les années postérieures à 2014. La SPL avait en effet omis de payer certains impôts.

Ceci avait été mis en évidence par un rapport de la Chambre Régionale des Compte qui dénonçait deux graves erreurs de gestion
1 – Omission du paiement de certains impôts
2 – Construction d’un siège social onéreux (6 500 000 euros) sans mise en concurrence, car la négociation avait été faite de façon exclusive avec un promoteur immobilier

A ces erreurs s’ajoute un remboursement mystérieux de 270 000 euros à Veolia.

Comme toute entreprise privée, la SPL est redevable de taxes et le paiement de l’impôt sur les bénéfices. Ces taxes et impôts ne sont pas payés lorsque la gestion est publique. Ce sont donc de dépenses additionnelles qui sont en bout de chaîne payées par les consommateurs d’eau.

Bien que la SPL commette de graves erreurs de gestion financière, elle dégage malgré tous des bénéfices confortables. Sa trésorerie est d’ailleurs extrêmement florissante puisqu’elle a été en moyenne de 7 300 000 euros durant les 5 dernières années.

Tout est donc réuni pour la que communauté de communes de Landerneau Daoulas (CCPLD) reprenne la main pour que les consommateurs d’eau puissent enfin bénéficier d’un véritable tarif social de l’eau progressif et sans part fixe.

Christophe Winckler

Voir aussi l’article de S-eau-S

Tarifs de l’eau de la CCPLD : toujours pénalisants pour les petits consommateurs et en augmentation non justifiée.

La CCPLD vient de modifier les tarifs de l’eau. La décision annonce en premier lieu un tarif dont l’objectif serait de “favoriser les petits consommateurs”, soit 0,68€ pour les 20 premiers mètres cubes. Faut-il rappeler qu’une telle déclaration est une totale contre vérité et que ce tarif est en réalité dégressif tant qu’il existe un abonnement de 57,86€ que chacun doit payer avant même de faire couler la première goutte d’eau. La facture d’eau d’un consommateur de 20m3 sera en réalité de 71,46€ soit 3,57€/m3. Cinq fois le prix affiché ! Pendant ce temps le consommateur de 120m3 ne paiera que 1,93€/m3. Rappelons que la consommation moyenne d’une personne n’est que de 30m3 par an. Plus scandaleux : les tarifs diminuent après 120m3. L’eau qui sert à emplir une piscine coûte moins cher que celle qui sert a l’alimentation et l’hygiène. Pour le consommateur industriel le m3 au dessus de 50 000 m3 n’est plus que de 0,53€/m3. Pour un vrai tarif socialement acceptable pour tous les foyers il faut commencer par supprimer l’abonnement et faire payer le juste prix aux gros consommateurs administratifs, commerciaux et industriels.

Les nouveaux tarifs se traduisent aussi par une augmentation du prix de l’eau. On se souvient pourtant que la prise de compétence eau par la CCPLD avait été présentée comme un moyen de mutualiser les services et donc de faire baisser les factures. La même raison avait été avancée pour l’adhésion à Eau du Ponant. Le résultat était attendu, en abandonnant leurs responsabilités les communes ne maîtrisent plus la préservation de la qualité et la facturation de l’eau. Les intérêts de la rénovation des réseaux qui alimentent BMO ne sont pas ceux de la petite commune qui a protégé son propre captage et dont l’eau ne demande aucun traitement. Ce n’est pas aux plus vertueux de payer le prix d’une supposée “solidarité” avec ceux qui n’ont pas su protéger la ressource et maintenir en état l’outil de distribution.

Pendant une vingtaine d’année l’association S-eau-S a participé aux comités consultatifs des usagers, dans la commune de Landerneau et au SIDEP. Dans des conditions parfois difficiles nous estimons avoir su agir pour la préservation de la ressource et la qualité de l’eau au robinet. Nos interventions ont souvent empêché les augmentations que provoquaient la gestion privée et tendu à rendre la facture plus équitable. L’absence de concertation lors de la prise de compétence eau par la CCPLD puis lors du passage de la gestion à Eau de Ponant nous ont amené à refuser de participer à la commission consultative de la CCPLD. Nous resterons cependant attentifs à la préservation de la qualité de l’eau et à sa juste facturation et répondrons à toutes celles et tous ceux qui voudront s’adresser à nous.

Le PLUI de la CCPLD (Pays de Landerneau-Daoulas) est le PLUI des climatosceptiques Il faut le rejeter.

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Par , 2 février 2020 17 h 37 min

Alors que les scientifiques commencent à émettre des hypothèses de réchauffement climatique de 7°C à la fin du siècle, ainsi qu’une élévation du niveau de la mer de 80 cm, provoquant des inondations fréquentes sur une bonne partie de Landerneau, la communauté de communes (CCPLD) propose un projet d’aménagement du territoire pour les dix ou quinze prochaines années en poursuivant comme si de rien n’était.

Ce projet est celui des climatosceptiques.

Pourtant le diagnostic réalisé par la CCPLD comporte des informations qui auraient dû interpeller les élus qui ont préparé ce projet :
Déjà une augmentation de 2°C depuis 1959 à la station météorologique de Guipavas
Voitures individuelles : +42% à Landerneau en 10 ans
Offre de transports en commun : « Extrême pauvreté de l’offre »
« Urbanisation désordonnée » du territoire imposant l’usage de la voiture individuelle.
Logements vacants : doublement à Landerneau en 15 ans

Les solutions pour limiter les effets du réchauffement climatique existent, pourtant la CCPLD leur tourne systématiquement le dos et continue comme au XXième siècle :

Urbanisation rurale excessive et désordonnée
Non prise en compte des transports en commun
Absence de politique pour développer les économies d’énergie dans les quartiers
Désintérêt total pour la production d’énergie renouvelable notamment le photovoltaïque
Non prise en compte du lien social dans les quartiers (cheminements doux, espaces récréatifs, espaces verts, minimum de services à la population, …)

Concernant l’urbanisme, la projection sur 2040 indique que la population devrait augmenter d’environ 6500 habitants. Il est donc nécessaire de créer sur cette période environ 3 000 logements, soit 150 par an. Cet objectif peut être facilement atteint en résorbant le nombre de logements vacants dans les centres bourgs et celui de Landerneau, ainsi qu’en accentuant la création de logements collectifs. Il est donc inutile de continuer à l’artificialisation des sols galopantes dans les communes rurales comme le propose le projet.

Les commissaires enquêteurs ont rendu leur avis courant décembre 2019. Mis à part les recommandations justifiées qu’ils font concernant la zone du Reun à Daoulas, EELV déplore leur approbation du PLUI.

Il appartient dorénavant aux élus de la communauté de communes de se prononcer. EELV les encourage à rejeter ce projet qui tourne le dos aux aspirations de la jeunesse qui sera confrontée rapidement aux conséquences du réchauffement climatique.

Christophe Winckler Février 2020

Voir aussi le mémoire déposé par Christophe Winckler lors de l’enquête publique du PLUI.

Déposition Enquête Publique EELV

Pour un vrai “Plan Climat” en Bretagne : mettre fin au projet de centrale à gaz à Landivisiau.

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Par , 30 janvier 2020 11 h 46 min

communiqué de l’association S-eau-S

La Région Bretagne, l’État et l’Ademe annoncent 1,3 millions d’euros dispersés entre 25 projets locaux dans le cadre du plan climat énergie territorial. Comment ne pas relever que dans le même temps, l’État, à la demande de la Région Bretagne, se prépare à financer le groupe pétrolier Total à raison de 40 millions d’euros par an pendant vingt ans pour faire construire par Siemens, à Landivisiau, une centrale électrique à gaz de 450Mw qui émettrait chaque année 1 million de tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Ceci malgré l’engagement du président Emmanuel Macron devant les instances internationales de ne plus construire de centrale thermique à énergie fossile en France.

Notons à ce sujet que cette centrale serait pour une forte proportion alimentée en gaz de schiste importé des USA par Engie au terminal de Montoir de Bretagne alors que la France refuse, à juste titre, l’exploitation de gaz de schiste sur son territoire.

17 associations de consommateurs et de protection de l’environnement, dont S-eau-S, se sont adressées au président de la Région Bretagne et auprès du gouvernement pour leur demander l’arrêt de ce projet. Les premiers travaux engagés par Total ne sont pas significatifs, le gazoduc pour l’alimenter n’a pas encore vu le début d’un commencement. La Région Bretagne et le gouvernement ne peuvent continuer à afficher un objectif de lutte contre le dérèglement du climat et financer ce projet climaticide. Le temps est venu d’annoncer son abandon.

la voie de Lanrinou. Un débat instructif en 2009 à la CCPLD.

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Par , 29 janvier 2020 13 h 05 min

Le groupe Europe Ecologie les Verts de Landerneau-Daoulas a annoncé ne pas soutenir la liste qui se présente sous le titre “Landerneau pour Tous” aux élections municipales de mars 2020. Sans avoir rejeté d’emblée une liste écologiste ouverte à d’autres forces politique, le groupe a constaté la part dominante prise et affichée, dans le collectif, par la “gauche” landernéenne qui a cautionné toutes les orientations anti écologistes de l’alliance droite-gauche qui a dirigé la communauté de communes de Landerneau Daoulas lors des récents mandats. Un exemple avec le problème de la voie de Lanrinou.

Voie de Lanrinou: il n’y a pas que des convaincus

Publié par le Télégramme le 30 mars 2009 à 00h00

La séance de vendredi soir n’a pas fait l’impasse sur la voie de Lanrinou. Cette fois, la délibération portait sur l’enquête parcellaire qu’il faut reprendre. Et pour cause: la déclaration d’utilité publique a été obtenue, voici près de dix ans. Un tiers des terrains seulement est acquis. Ce laps a permis la délocalisation, au 1er janvier dernier, de la ferme Marrec sur le territoire de Dirinon. Quant au tracé, il a aussi évolué. On s’oriente désormais vers un axe qui relierait le rond-point du Stum, à Dirinon, à Lanrinou, en Pencran. Mais, Christophe Winckler n’est plus seul à s’opposer à cet aménagement. D’autres délégués doutent, comme Jean-Jacques Cozian, le maire de Saint-Divy, qui se dit «de moins en moins convaincu par la nécessité de faire porter ce projet par la communauté de communes. D’autres zones d’activités économiques sont aussi mal desservies, il faut y penser dans un souci d’équité».

«Où est l’intérêt communautaire?»

Pour le maire de Saint-Divy, la motivation économique «s’efface devant l’intérêt communal. La voie de Lanrinou est une belle aubaine pour l’urbanisation de Landerneau mais où est l’intérêt communautaire». Christophe Winckler embraye: «Les terrains constructibles grignotent vers le futur tracé. À terme, la voie économique deviendra une rue de Landerneau». Patrick Leclerc, le maire de Landerneau, n’est évidemment pas d’accord: «L’économie, c’est un tout: des salariés, des gens qui cherchent à se loger, des entreprises qui ont besoin de routes».

«Quand on prétend faire du développement durable, on essaie de trouver des alternatives comme des dessertes par navettes, sinon on fait juste de la communication sur l’Agenda 21 et tant pis si on m’accuse encore de jouer contre mon camp», a répliqué Christophe Winckler. Il était en effet le seul délégué landernéen à avoir ce discours farouche.

«Landerneau a besoin d’une voie de contournement complète. Elle est la seule agglomération à ne pas enavoir», a par exemple, dit Henri Morvan, le conseiller municipal PS.

Un débat public

Christophe Winckler a réclamé un «débat public» sur le sujet pour parler de choix, de coût, de financement. D’autres, comme Yvon Bescond, le maire de LaForest-Landerneau y voient l’occasion d’aborder la prolongation de la voie de Lanrinou. «Il faut en faire l’axe qui permettra de relier le nord et le sud du département». Patrick Leclerc abonde dans ce sens. «C’est à hauteur de Landerneau qu’il faudra franchir l’Élorn. Ne ratons pas cette opportunité. Nous n’aurons pas une seconde chance».

Il y a 40 ans, la lutte de Plogoff et le Clin de Landerneau.

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Par , 28 janvier 2020 12 h 05 min

Il y a 40 ans allait débuter l’enquête publique pour la construction d’une centrale nucléaire à Plogoff. Depuis 1976 existait à Landerneau un Comité Local d’Information Nucléaire (Clin). Après la victoire obtenue en 1981 il a cessé progressivement ses activités.

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en pièce jointe un historique du Clin de Landerneau. CLIN de Landerneau.01

En 1989, certains de ses membres ont créé l’association “Landerneau Ecologie” qui, après avoir soutenu la liste des Verts aux européennes s’est consacrée à l’action en faveur de la réduction et du traitement des déchets (voir sur ce site) et à la défense de la qualité de l’eau avec la création de l’association “Analyses et Environnement” devenue par la suite “S-eau-S”.

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En 1995, des membres de “Landerneau Ecologie” ont été à l’origine de la liste “Démocratie Ecologie Solidarité” (DES) aux élections municipales. La liste obtenait un élu.

voir : http://www.landerneau-ecologie.org/?p=877

EELV du Pays de Landerneau-Daoulas ne soutiendra pas la candidature de la liste “Landerneau pour tous” lors du prochain scrutin municipal.

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Par , 20 décembre 2019 9 h 57 min

Communiqué de presse

Suite à la présentation de la liste « Landerneau pour tous » dans le local du PS, les membres d’EELV du Pays de Landerneau-Daoulas, souhaitent annoncer que le groupe ne soutiendra pas la candidature de cette liste lors du prochain scrutin municipal.

La liste présentée le 18 décembre est fondée sur la vieille gauche française, c’est-à-dire de partis qui ont perdu leur audience électorale. Elle ne répond en rien à l’urgence écologique qui a mis des millions de jeunes en action pour défendre le climat et leur propre avenir et qui avaient mis la liste EELV nettement en seconde position derrière la liste Macron en mai dernier.

Constatant que la démarche de la liste « Landerneau pour Tous » est peu en phase avec les attentes de la population, les militantes et militants de EELV considèrent qu’il est préférable de continuer à agir à Landerneau et à la CCPLD pour un véritable changement écologique et solidaire. Chacune et chacun est invité à nous rejoindre pour participer à animer ce projet.

Le 20 décembre 2019

Pour le Groupe Europe Ecologie les Verts du Pays de Landerneau Daoulas

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