Category: Agenda 21

Penfeld enfin ouverte ?

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Par , 3 juillet 2015 10 h 27 min

penfeld ouverte

Nous en rêvions déjà il y a 20 ans. Le bon sens va-t-il enfin l’emporter ?

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C’est le grand chantier de la base navale. Recentrer ses activités dans le secteur de la Pointe et de Laninon. Cette réorganisation de l’activité vers la partie ouest de la base entraîne de facto l’abandon d’un certain nombre de bâtiments situés autour de la rivière Penfeld. Le préfet maritime avait annoncé la couleur, lors de ses voeux de début d’année : « Nous travaillons à une réorganisation de la base militaire à Brest, c’est un énorme chantier ».

Attendu dans les prochains jours au ministère pour dévoiler le nouvel usage de l’emprise militaire brestoise, le quatre étoiles Emmanuel de Oliveira réserve pour le moment son annonce. En réalité, le processus a déjà démarré, depuis la cession du plateau des Capucins, bientôt relié au bas de Siam par le téléphérique.

Au fil des années, l’activité militaire des rives de la Penfeld n’a cessé de diminuer. Le but de ce grand chantier est de concentrer les moyens et les personnels. En période de vaches maigres, la Marine espère ainsi optimiser son potentiel et se rapprocher de DCNS, son partenaire industriel privilégié, qui s’est déjà nettement recentré dans le secteur de la Pointe, à l’ouest de l’embouchure de la Penfeld. Cette concentration des activités de la base navale s’impose aujourd’hui, pour des raisons pratiques et budgétaires.

Mais jusqu’où la Marine abandonnera-t-elle les rives de la Penfeld ?

En amont du pont de Recouvrance

Jusqu’au bâtiment C10 que rétrocède actuellement DCNS à la Marine, ou un peu plus bas, vers le château ? Si l’on imagine difficilement la Marine renoncer à l’entrée de la Penfeld, à proximité immédiate du château, jusqu’à la résidence de l’amiral, on se doute que cette réorganisation impactera de manière significative les rives de la Penfeld, en amont du pont de Recouvrance. Le joyau historique et paysager que réclament à cor et à cri les Brestois pourrait, à terme, retomber dans l’escarcelle de la collectivité. Une éventualité que la Marine n’a cessé de réfuter, sans sourciller, ces dix dernières années. Mais le processus est bel et bien engagé. Le verrou a sauté.

© Le Télégramme

Rappel: Déjà en 2003

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Abris pour insectes : un projet secondaire

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Par , 7 avril 2013 19 h 25 min

L’agenda 21 de la ville de Landerneau, qui doit guider l’ensemble des actions de la ville s’oriente vers la réalisation de projets secondaires? C’est en effet ce qui apparaît suite à l’opération de communication sur les sympathiques abris pour insectes fraîchement installés en ville.

«C’est pour encourager la biodiversité» dit Patrick Leclerc. Il a raison, sauf que, si dans le même temps, il poursuit le projet de voie de Lanrinou entrainant des pertes considérables de biodiversité à Landerneau (bois de Pencran, prairies humides….), ces hôtels seront à considérer comme des amusettes.

Au lieu de focaliser son action sur ce type de communication, il serait plus utile que l’équipe majoritaire prenne en considération la situation de crise que traverse notre pays, et qu’elle s’occupe avant tout des enjeux majeurs auquel il convient de faire face.

Une analyse des fiches de l’agenda 21 montre que des axes majeurs sont au point mort :

  • Développer l’accès à la culture pour tous. A ce jour la seule réalisation a été confiée à une entreprise privée, Régiscène dans le cadre de la communication autour de la Fête du Bruit.
  • Agir contre la précarité énergétique pour les personnes en difficulté : rien n’a été fait
  • Développer la marche et le vélo. La ville a supprimé les marquages aux sols qui faisaient office de pistes cyclables.
  • Définir des règles d’urbanisme pour rendre l’habitat moins énergivore. Rien n’a été fait.
  • Développer les achats économiquement et socialement responsables. Deux remarques :
  1. Landerneau continue à utiliser des pavés qui ont probablement été fabriqués dans des conditions contraires aux droits des travailleurs définis par l’ONU.
  2. En matière financière Landerneau peut agir pour lutter contre les paradis fiscaux en écartant les banques qui s’y sont installées.

Pour mener à bien ces projets, il faut réunir deux conditions. Désigner un élu responsable de la mise en œuvre de l’agenda 21. Recréer le poste d’agent supprimé l’année dernière.

Pour information : les partenaires de l’agenda 21 (élus, citoyens, associations) attendent toujours le rapport du point étape promis avant l’été 2012.

Agenda 21 de Landerneau

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Par , 5 mai 2012 7 h 23 min

Le comité de pilotage de Landerneau s’est réuni mercredi dernier.

Le comité de pilotage est dépouillé de sa fonction de «pilote»
Le rôle d’un comité de pilotage est de définir les orientations et d’examiner comment celles-ci sont mises en œuvre. Il devrait donc pouvoir travailler et donner son avis sur les actions. A Landerneau la situation est toute autre; le comité de pilotage ne pilote rien du tout.

La dernière réunion a été l’occasion pour le Maire de présenter son auto-évaluation grâce à un document très synthétique (le document détaillé ne sera envoyé qu’ultérieurement). Il n’a pas donné l’impression d’être soucieux de recueillir l’avis des membres à propos de l’évaluation ou de tenter de faire émerger des propositions.

Pré-bilan de l’agenda 21 de la ville
Bien que les informations transmises n’aient été présentées que de façon orale ou très synthétique, il est possible de tirer à ce stade un certain nombre d’enseignements:

1 – Manque d’une direction politique claire.
L’étude montre que l’agenda 21 de la ville ne donne pas de résultats visibles vis à vis de l’extérieur (par exemple : « on continue à artificialiser l’espace »).L’impression générale est que les projets sont initiés et non menés à leur terme. Au sein des équipes municipales, il apparaît que les résultats obtenus sont plutôt le fruit de bonnes initiatives des agents, plutôt que d’orientations provenant d’une ligne directrice. A l’évidence il manque un échelon fédérateur.

2 – Dans le détail
Sans vouloir égrener les différents projets de l’agenda 21, il est clair que de grands efforts sont à faire en faveur des moyens de déplacements doux (mettre un frein à la croissance de la voiture) pour réduire la consommation d’eau de la ville et la production de déchets en faveur des économies d’énergie dans les bâtiments publics et les habitations en faveur de la biodiversité (ne pas la détruire avec la voie de Lanrinou) pour que la ville assume sa responsabilité sociale vis à vis de ses fournisseurs en cessant par exemple, d’acheter des pavés chinois produits dans usines dont nous ne connaissons pas les conditions de travail.

Pour conclure, je pense que le Maire n’a pas bien pris la mesure de ce qu’impose un Agenda 21 pour la ville. Nous proposons qu’il désigne un élu ayant la responsabilité de suivre ce dossier. Appuyé par agent de la ville à plein temps (*), cet élu animerait les séances de travail d’un véritable comité de pilotage et suivrait les différents projets de la ville pour s’assurer de la mise en œuvre des dispositions de l’Agenda 21.

(*) Lors du prochain conseil municipal il est prévu de supprimer cette fonction !

Plantes invasives

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Par , 23 février 2012 21 h 54 min

Le travail fait dans le cadre de Natura 2000 Rivière Elorn visant à éradiquer les plantes invasives ou contenir leur progression le long de la rivière est à encourager. Il nous rappelle que la ville de Landerneau est également concernée par cette problématique.

En effet, à l’occasion des deux derniers comités de pilotage de l’agenda 21, j’ai insisté pour que la ville s’attache au problème des plantes invasives. Nous devons regretté que rien n’a été tenté.

Rappelons que les plantes invasives sont originaires d’autres parties du globe terrestre et trouvent chez nous des conditions de développement qui leur permettent d’envahir certains espaces en étouffant littéralement la végétation locale. En les laissant croitre à l’infini on assiste à la banalisation du milieu naturel et une baisse de la biodiversité.

Si le long de l’Elorn les problèmes sont liés à la propagation de la Renouée du Japon ou de la Balsamine de l’Himalaya, à Landerneau les plantes fautives ne sont pas les mêmes et sont aussi principalement au nombre de deux :

  • Le Buddleia (ou arbre à papillions). Il est originaire du centre de la Chine et a été introdui en France par la famille Vilmorin à la fin du XIXième. Sa propagation s’est ensuite accélérée après la seconde guerre mondiale, car l’arbuste trouvait dans les décombres des bombardements un terrain idéal pour assurer sa croissance. C’est sans doute la raison de son abondance dans la région brestoise. Pour limiter son expansion un bon coup de pioche suffit, par contre il faut aussi agir auprès des jardineries afin qu’elles retirent cet arbuste de leurs rayons. A Landerneau des talus le long de la voie ferrées sont envahis, la friche de l’ex-garage Renaut est également une très belle pépinière clandestine entretenue par la ville.
  • L’herbe de la pampa est facile à repérer grâce à ses énormes touffes et son aspect de roseau. Elle est originaire d’Amérique du sud (Chili, Argentine). C’est une invasive récente qui s’est développée à partir des jardins dans les années 80. Son aspect décoratif ne doit pas faire oublier que c’est une des pestes hautement nuisibles pour certains milieux, en particulier les bords d’étang, les prairies ou les dunes. A Landerneau, elle tend à se développer sur le domaine public (voie ferrée, friches). Il faut agir vite car elle a une faculté de multiplication étonnante. Pour elle la solution, c’est le tracto-pelle.

DES forme le vœux que cela conduira à sensibiliser la municipalité de Landerneau sur ce sujet et contribuera à sortir de sa léthargie l’agenda 21 de la ville.

La démarche agenda 21 de la ville réduite à un catalogue de quelques actions

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Par , 10 octobre 2009 18 h 46 min

Malgré l’urgence à agir pour l’avenir de notre planète, la municipalité de Landerneau tarde à mettre en place la démarche de l’agenda 21 et ne la réserve que pour certaines actions bien ciblées et qui «communiquent».
Lors du conseil municipal du 2 octobre 2009, D.E.S. a fait l’énumération des projets qui bafouent la démarche Agenda 21 de la ville :

  • Guide pratique de Landerneau
  • Fermeture du camping
  • Rapport du CCAS
  • Voie de Lanrinou
  • Du bruit dans Landerneau.

Un pavé (chinois) dans la mare

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Par , 20 mars 2009 22 h 20 min

A plusieurs reprises notre groupe est intervenu pour s’ériger contre le pavement des rues et des quais de Landerneau avec des pavés chinois. Aujourd’hui il est possible de déclarer que sur les quais de Cornouaille, devant la maison des services publics, devant la médiathèque et aujourd’hui devant le Familly, le piéton se déplace sur le sol chinois.

Dans un premier temps cela a été pris à la rigolade et on a répondu aux écolos que ce n’était pas si méchant que cela, car “les pavés étaient utiles pour lester les bateaux contre le roulis”.

Au-delà de l’ineptie de faire venir de l’autre bout du monde du granite et au-delà de l’aberration écologique d’organiser ces transports, l’affaire n’a rien d’hilarante.

Les statistiques du bureau international du travail indiquaient qu’en 1997, 2,5 millions d’enfants casseurs de pierres avaient été recensés dans les pays exportateurs de granits (Chine et Indes principalement). Ces enfants sont âgés de 5 à 14 ans. Localement, un dirigeant d’une société bretonne important du granit déclarait en 2003 :

Quand je visite les usines de nos fournisseurs en Inde ou en Chine, je vois des gens qui travaillent pieds nus. Je vois parfois travailler des enfants de 14 ans. En revanche je n’ai jamais vu travailler d’enfants de huit ans

http://www.novethic.fr/novethic/v3/article.jsp ?id=33196
De telles conditions de travail sont inacceptables et assimilables à l’esclavage. Elles sont totalement contraires aux règles de travail du BIT (Nations Unies).

Concernant les pavés de Landerneau, nous n’avons par de certitudes sur les conditions réelles d’extraction des pavés que nous achetons. Par contre, s’il s’avérait que l’embellissement de la ville par des pavés se faisait au dépend du respect des règles élémentaires du travail il conviendrait de mettre fin immédiatement à ces projets.

Notre groupe propose que dans le cadre de l’Agenda 21 de la ville, le comité de pilotage se saisisse de ce projet et examine les moyens de faire face à cette situation. Faut-il renoncer à l’utilisation de pavés ? Faut-il exiger de nos fournisseurs des audits sur la provenance des pavés ? La responsabilité sociale de la ville est engagée. Elle devra prendre une décision publique avant de poursuivre ce type d’aménagement.


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