Nouvel aéroport Brest/Guipavas et voie Express

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Par , 9 décembre 2007 18 h 21 min

Alors que le Grenelle de l’environnement a rendu des conclusions en faveur des économies d’énergie et que la conférence de Bali sur le réchauffement climatique est en plein travail, deux évènements locaux font l’actualité et sont en parfaite opposition avec ce qu’il faut faire (aérport de Brest-Guipavas, mise aux normes autoroutières des quatre voies).

1 – Inauguration de l’aéroport de Brest Guipavas

L’inauguration de l’aéroport le 8 décembre constitue un véritable « pied de nez » au protocole de Kyoto. Rappelons que l’Europe a renouveller son engagement de réduire d’ici 2020 de 20 % ses émissions de gaz à effet de serrer par rappport au niveau de 1990. La CCI de Brest, la Région et le Département du Finistère, prévoient de les augmenter massivement !

La nouvelle aérogare est d’une part caractérisée par la démesure et d’autre part a été bâtie sur une analyse économique qui ne prend pas en compte le réchauffement climatique.

Cet équipement est caractérisé par la démesure : la nouvelle aérogare est dix fois plus grande que l’actuelle, les surfaces de parking d’avions sont 5 fois plus importantes, 4 fois plus de portes d’embarquement,… de plus les promoteurs sont fiers d’avoir coulé 15 000 m3 de bétons, d’avoir utilisé 1 300 T d’aciers, etc.… (voir le dossier de presse : http://www.cci-brest.fr/pdf/aerogareinauguration/DPaero.pdf)

Cet équipement a été élaboré sur l’hypothèse du doublement du trafic, soit entre 1 400 000 et 1 800 000 passagers par an. Ces chiffres sont parfaitement irréalistes car pour parvenir à ces résultats il faudrait entre 20 et 50 ans en se basant sur l’évolution du trafic des 10 dernières années (le trafic passagers a augmenté de 200 000 voyageurs en 10 ans). Nous affirmons également que cet équipement n’est pas nécessaire au développement de la région brestoise car aujourd’hui les professionnels privilégient de plus en plus les moyens de communication rapides et alternatifs au transport (visioconférence, internet,etc.).

Cet équipement ne prend pas en compte le réchauffement climatique et la nécessité de restreindre les transports les plus gourmands en énergie. Dans ce domaine le transport aérien arrive loin en tête. Aujourd’hui, il bénéficie de « subventions » par le biais de la détaxation du kérosène. Si les gouvernements mettaient à égalité le transport aérien avec les autres modes de transport, il est évident que le trafic ne pourrait pas faire mieux que rester au niveau où il est aujourd’hui. Sa décroissance est même tout à fait souhaitable.

2 – Mise aux normes autoroutières de la Voie Express

Malgré la nécessité de réduire les consommations de carburants, la mise aux normes autoroutières de la voie express redevient d’actualité. Elle est en particulier défendue par François Cuillandre, président de BMO (ex CUB) et maire de Brest. Deux conséquences fâcheuses sont à attendre de cette disposition :

  • Augmentation des consommations de pétrole et des émissions des gaz à effet de serre. Comment pouvons-nous d’un côté prétendre vouloir sauver la planète et d’autre part continuer à encourager le gaspillage ? Comment pouvons-nous poursuivre dans une politique de surconsommation et de gaspillage égoïste pendant que des millions de personnes sont menacés par le réchauffement planétaire ?
  • Il est prévu de fermer plusieurs échangeurs dont celui de Keriel, alors que sa sécurisation aurait été possible. Ces fermetures vont contraindre à l’augmentation des trajets et la concentration du trafic à Saint Eloi. C’est une mesure de non-sens qui va à l’encontre de l’intérêt général. Nous étions les seuls à la dénoncer lors de l’enquête publique.

Eco-lotissements

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Par , 29 novembre 2007 22 h 36 min

L’annonce de la création d’un premier éco-lotissement à Kergréis est une bonne nouvelle. Nous ne pouvons que nous en réjouir dans la mesure où nous avons, à plusieurs reprises, proposé la création d’un éco-quartier à Landerneau, et notamment à l’occasion du Grenelle de l’environnement (Cf. OF et LT du 16 octobre 2007).

Si sur le principe la proposition faite par le Maire est tout à fait intéressante, il nous semble qu’en y regardant de plus près certaines options ne sont pas très heureuses.

Tout d’abord nous voulons rappeler qu’un éco-lotissement est le moyen d’assurer une très grande mixité sociale. C’est ce que montrent les réalisations faites par d’autres communes. Pour cela, il faudra réaliser au moins 20% de logements sociaux dans ce lotissement. A l’heure où les dépenses de chauffage pèsent de plus en plus lourd, il serait tout à fait anormal que la baisse des charges locatives ne soit réservée qu’aux familles aisées. Nous avons d’ailleurs été surpris que le communiqué de presse du 28 novembre n’évoque pas la place du logement social dans le futur éco-lotissement.

Pour faciliter l’accès à l’habitat écologique au plus grand nombre, il est possible que la solution retenue par le Maire ne soit pas la meilleure. Plutôt que de laisser la maîtrise d’œuvre à chaque propriétaire, nous préférons la mutualisation des moyens qui offrira d’avantage de possibilités pour faire baisser le coût des constructions écologiques (frais d’architecte, achats des matériaux). C’est aussi le meilleur moyen d’organiser un éco-quartier harmonieux sur le plan architectural et urbanistique.

La question de l’énergie est primordiale et il faut clairement viser des normes de passivité de l’habitat. Chaque maison pourrait ainsi produire pratiquement autant d’énergie qu’elle en consomme. Les progrès en matière d’isolation et de production d’énergie permettent aujourd’hui d’envisager cet objectif.

Le choix du mode de chauffage est tout aussi important. Plutôt que des chaudières à bois individuelles comme cela est proposé, il est nettement préférable d’opter pour une chaufferie collective à bois qui garantira une baisse importante de la facture. Près de chez nous, le CPIE de Gorrez Menez vient de mettre en route un tel équipement. Il faut s’en inspirer et comprendre qu’une installation collective permet de rentabiliser les infrastructures pour réceptionner, stocker et utiliser des plaquettes de bois. Ce serait aussi l’occasion de lancer une filière agricole d’exploitation des taillis à proximité de Landerneau. C’est important pour développer le tissu économique local et pour réduire les distances parcourues.

Le gardiennage des déchetteries doit devenir un service public

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Par , 13 octobre 2005 17 h 14 min

Le communiqué de presse transmis par le directeur de la société Tribord appelle de ma part une réponse rapide afin de corriger certaines allégations qui me sont prêtées et qui s’avèrent en réalité fausses.

Il est en effet faux de prétendre que durant le Conseil Communautaire j’ai mis en cause le travail de la société Tribord car c’était bien le bureau de la communauté de communes qui était en cause. En effet depuis des années l’association D.E.S. soumet la proposition que le gardiennage des déchetteries est un service public qui doit être géré par des agents de la collectivité.

Au départ de l’activité, c’était probablement faire un bon choix que de confier le gardiennage des déchetteries à une entreprise de réinsertion. Par contre après une bonne douzaine d’année, il est parfaitement légitime que la collectivité reprenne en gestion directe cette activité et offre des perspectives au sein de la fonction publique aux employés qui ont fait leur preuve. Après plusieurs interventions à la communauté de communes et une réflexion qui dure depuis deux années, je pensais que le bureau de la communauté de communes s’était rallié à cette idée, or au moment de prendre la décision d’embaucher de nouveaux agents, elle a manqué de courage politique en décidant de continuer à sous-traiter cette activité. C’est pourquoi j’ai en effet prétendu avoir été abusé par le bureau de la communauté de communes.

Le directeur de la société Tribord a raison de souligner la fonction essentielle des entreprises de réinsertion. Elles font un travail considérable et redonnent une chance à des personnes se trouvant dans une impasse. C’est pourquoi D.E.S. a dénoncé le sabordage du chantier d’insertion de Landerneau et qu’elle milite pour que la communauté de communes reprenne le flambeau. Nous avons par exemple proposé la création d’une « recyclerie » autour des déchetteries qui viserait à redonner une seconde vie aux objets qui y sont déposés. C’est un projet ambitieux qui redonnerait espoir à des chômeurs de longue durée. Or pour le mettre en place, il est bien évident que des structures comme Tribord ont pleinement leur rôle à jouer car la communauté de communes ne pourra pas agir seule.

A lire d’urgence : l’Empire de l’eau

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Par , 11 juillet 2005 16 h 55 min

“Suez, Bouygues et Vivendi. Argent, politique et goût du secret”. Un nouveau livre sur l’eau que tout(e) élu(e), tout(e) militant(e) vert(e) devrait lire. Même si le problème de l’eau n’est pas sa préoccupation première. L’auteur, Yvan Stéfanovitch, est journaliste (à l’AFP et VSD avant de rejoindre Paris-Match). Ce livre, après ceux de Jean-Luc Touly (L’eau de Vivendi, les vérités inavouables) et de Marc Laimé (Le dossier de l’Eau, pénurie, pollution, corruption), donne les clefs pour comprendre de l’intérieur le fonctionnement du libéralisme à la française. Un libéralisme qui a inventé le PPP, le “Partenariat Public Privé”, cette formule magique qui laisse les investissements au “Public” c’est-à-dire à la collectivité et assure des bénéfices maximum au Privé. Un système (le PPP) qui devient un modèle mondial pour l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) dans le cadre de l’OMC.

Orientation particulière du livre : le retour aux sources. Yvan Stéfanovitch nous fait entrer dans une très vielle histoire qui remonte aux années 1850, quand sous la protection de Napoléon III, des empires se sont créés autour de l’eau mais aussi de l’énergie, des travaux publics, des transports, de l’assainissement et du traitement des déchets. Une vieille histoire qui mêle argent, politique et syndicalisme.

Une histoire qui nous rattrape et nous concerne. ” Le meilleur allié des rois de l’eau reste toujours l’incompétence manifeste de nombreux élus en matière de marchés publics” nous dit l’auteur. Incompétence mais aussi complicité, Jean-Luc Touly et Marc Laimé nous ont déjà montré comment élus de droite et de gauche ont livré la gestion de leurs services publics aux trois “seigneurs” (ou “saigneurs”) en échange d’argent détourné vers la caisse des partis ou d’emplois fictifs réservés aux battus du suffrage universel. Yvan Stéfanovitch en apporte la confirmation avec un luxe de détails extraits des archives des uns et des autres. Les “petits poucets” Verts font, heureusement, exception. L’action de Raymond Avrillier à Grenoble est citée mais aussi celle des élus verts de Cherbourg. “La Lyonnaise a perdu Grenoble, et la Générale Cherbourg, grâce au dynamisme des élus Verts qui ont su convaincre leurs collègues socialistes”, nous dit l’auteur. Et il ajoute : “D’autres villes vont tomber”. A nous donc de confirmer le pronostic partout où les Verts ont des élus (des milliers de contrats vont arriver à échéance dans les années à venir).

En attendant et pour nous y préparer, une bonne lecture : L’Empire de l’Eau. Yvan Stéfanovitch. Editions Ramsay.

Nouvelle pollution de l’Elorn

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Par , 27 avril 2005 16 h 57 min

Lettre au Président du SIVU

Monsieur le Président,

Une nouvelle fois, nous apprenons par la presse que les incidents entraînant la fermeture de l’usine de Pont ar Bled se multiplient à un rythme élevé. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’incidents mais d’évènements graves qui concernent non seulement la qualité biologique de la rivière avec destruction de la faune, mais qui touchent aussi directement la sécurité de la seule source d’approvisionnement d’un bassin de population de plus de 300 000 habitants et de la totalité des habitants desservis par le SIVU.

Une nouvelle fois, seules les associations de protection de la nature se font l’écho de ces accidents, et une nouvelle fois les élus en charge de responsabilités se taisent et ne réagissent pas.

Combien de fois les associations de protection de la nature se sont adressé aux collectivités pour qu’elles portent plaintes afin de faire cesser ces pollutions ?

Après avoir dépensé des sommes considérables pour les programmes Bretagne Eau Pure, il est temps que les consommateurs d’eau qui ont financé l’essentiel des subventions destinées au monde agricole, voient des résultats. Il est temps de mettre fin à l’irresponsabilité de certains éleveurs porcins qui entraînent plusieurs fois par mois la fermeture de l’usine de Pont ar Bled.

Face à cette situation d’urgence, je suggère que vous réunissiez le comité syndical pour étudier la riposte à ces accidents à répétition.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations les meilleures.

Pour une vraie politique de gestion des déchets

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Par , 21 avril 2005 16 h 51 min

Les récentes décisions du SIVALOM et les déclarations de son président, Jean-Pierre Thomin, appellent de la part de D.E.S. quelques remarques.

Tout d’abord, la décision de relooker l’usine de St Eloi était attendue depuis des années tant l’état de délabrement apparent du site est patent. Il n’y a donc pas lieu de pavoiser sur cette décision, mais plutôt de rester dans ses petits souliers et d’agir rapidement.

Cependant, le problème principal de l’usine ne réside pas dans son apparence, mais dans sa fonction et son devenir pour lequel aucune réponse ou même piste ne sont données. Rappelons, que depuis sa mise en service pour le compostage elle n’a fait l’objet d’aucune modernisation significative ce qui la conduit à être aujourd’hui pratiquement à bout de souffle. Cette politique visant à ne pas définir un horizon clair, s’est traduite par le départ de certains de nos partenaires comme Plabennec et ne nous a pas permis d’accueillir d’autres communautés comme celle du Pays Léonard. Ces communautés n’avaient sans doute pas été convaincues par les équipements du SIVALOM et avaient sans doute remarqué l’absence de vision d’avenir.

Sur ce point ce ne sont pas les déclarations lénifiantes du président du SIVALOM qui nous rassurent, puisque année après année, il assure qu’une réflexion permanente sur le devenir de l’usine est en cours. Or dès 1996, l’association D.E.S était intervenu pour la modernisation du site. Aujourd’hui, il ne s’agit plus de réfléchir, mais d’agir rapidement.

Pour D.E.S, en matière de gestion des déchets dans le Pays de Landerneau-Daoulas, parler de l’usine de St Eloi occulte le véritable enjeu. L’essentiel n’est-il pas de mettre en place une politique de réduction des déchets produits et récoltés ? Ainsi à Landerneau on collecte plus de 300 kg par habitant et par an, tandis que les communes qui ont fait les efforts nécessaires atteignent des chiffres inférieurs à 100 kg par habitant. Voila le véritable enjeu ! Il est temps que la communauté de communes mettent en place une politique conduisant à de tels résultats. Pour y parvenir, il faudra y consacrer plusieurs années. Des solutions existent qui ont fait leur preuve. Elles concernent des actions liées à la collecte, soutenues par une communication adaptée et encouragées par le paiement d’une redevance liée aux quantités de déchets produits par chacun et non d’une taxe injuste.

Petit à petit nos idées font leur chemin. La communauté de communes a fini par mettre en place une collecte sélective, gageons qu’elle mettra en place une politique de réduction des déchets collectés.

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