Retour sur les vœux du Maire de Landerneau 2011

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Par , 16 janvier 2011 22 h 10 min

Ce qui frappe au premier abord c’est que Patrick Leclerc n’a pas présenté les vœux de son équipe, ni ceux du conseil municipal, mais les siens. Au lieu de valoriser le travail du conseil municipal, il a fait le choix symbolique d’être seul sur scène.

Au second abord, nous avons été frappés par la longue énumération des projets de travaux de la ville. En procédant ainsi Patrick Leclerc montre qu’un de ses objectifs principaux est de faire beaucoup de travaux et de mesurer l’efficacité de son travail en fonction des millions d’euros investis. Certains projets sont bons (passerelle de la poste, zone 20, zone bleue, salle de sports de Kergreis, ….), mais une telle énumération ne permet pas de trouver un sens politique à son l’action de la ville.

Patrick Leclerc n’a pas évoqué la dimension écologique des projets. L’année 2009 a été marquée par un record historique de la consommation énergétique de la ville, l’année 2010 a brillé par un autre record historique, celui des surfaces imperméabilisées (sentier de halage, parking St Ernel, Champ de foire, Zone Mescoat etc….). Tout ceci s’est fait sans utiliser des méthodes alternatives (revêtements absorbants, pelouses rases, …) qui permettent de réguler les eaux pluviales.

DES déplore que, comme l’année dernière, le maire de Landerneau n’a pas évoqué la politique sociale de la ville, comme si celle-ci était le cadet de ses préoccupations. Il aurait été intéressant d’expliquer ce qu’il compte faire pour sortir le Foyer Claude Pronost de ses difficultés financières qui posent un problème de fond en matière d’accueil de nos ainés. La ville de Landerneau devrait également être motrice pour tenter de faire émerger un centre intercommunal d’action sociale.

Pour faire suite à une année qui semble avoir été marquée par un excès de dépenses de fonctionnement, Patrick Leclerc a prévu d’augmenter les impôts en 2011. Sur ce sujet son argumentation est tronquée car il omet d’ajouter aux augmentations d’impôts qu’il a annoncées, l’augmentation mécanique des bases de la fiscalité. Dans ces conditions les augmentations à Landerneau sont certainement supérieures à l’inflation.

Concernant la Voie de Lanrinou, Patrick Leclerc a posé plusieurs questions auxquelles il a répondu que la Voie de Lanrinou allait tout résoudre. DES souhaite apporter ses propres réponses et démontre que la Voie de Lanrinou ne résout pas les questions posées par Patrick Leclerc :

Questions de Patrick Leclerc Réponses de D.E.S.
Quel développement voulons-nous ? DES ne partage pas l’idée que la ville de Landerneau doit se développer à tous crins. Il faut avant mener une politique solidaire tournée vers le plus grand nombre et prenant en compte les défis environnementaux auxquels nous sommes confrontés.
Comment écarter les poids lourds du centre ville ? Il faudrait déjà que Patrick Leclerc soit en mesure de nous indiquer le nombre de camions traversant la ville. Néanmoins, des solutions de contournement de la ville existent et n’ont pas été contestées.
Comment éviter l’étalement urbain ? En ne construisant pas la voie de Lanrinou qui planifie l’étalement urbain sur les terres agricoles au sud de la ville.
Comment faire face à l’augmentation de la population ? En réhabilitant les centres villes. Cela doit se raisonner au niveau du Pays de Brest, car la diminution de la population de Brest, qui a été encouragée par des aménagements routiers, est un sujet de préoccupation.
Comment développer la zone économique de Lanrinou ? Nous notons que la communauté de communes n’a pas de projet à cet endroit et que au contraire elle a développé de nombreuses zones économiques en bordure de la RN12.
Comment améliorer la desserte de l’hôpital et du futur second collège public de Landerneau ? En utilisant les 9 millions d’euros prévus pour la voie de Lanrinou en créant un service de transports en commun au niveau de la communauté de communes.

Marc Daniel démissioné manu militari

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Par , 14 janvier 2011 20 h 53 min

En démissionnant de force l’adjoint à l’urbanisme, Patrick Leclerc a adopté une attitude très décevante. Alors qu’il se plait à se donner une image d’homme de dialogue cherchant à tout faire pour éviter les conflits, il a préféré utiliser la manière forte et la sanction.

Tout d’abord la décision de Patrick Leclerc ne changera rien sur le fond. Ce n’est pas parce qu’il a supprimé ses délégations à Marc Daniel que la ville est dégagée du risque d’annulation de son PLU par la justice. Celle-ci a été saisie bien avant, elle doit suivre son cours de façon indépendante.

Comme nous l’indiquions dans notre précédant communiqué, le Maire de Landerneau avait pourtant tout le temps de chercher une solution pour apaiser le conflit qui oppose la municipalité avec les riverains du Tourous. En laissant s’enliser cette affaire, celle-ci a fini par prendre une telle dimension que le Maire a pensé utile d’employer la manière forte.

Avant d’en arriver à de telles extrémités, nous aurions préféré l’entendre sur le fond du problème et savoir si selon lui, il y avait eu ou non des exactions de la part de l’ancienne équipe municipale en matière d’urbanisme.

DES était à la cérémonie des voeux contre la centrale électrique de Guipavas

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Par , 9 janvier 2011 21 h 03 min

Refusons ce projet de centrale au gaz de 450 MW à Guipavas.
L’objectif est simple, il s’agit de conforter la consommation d’électricité alors que c’est une politique de réduction des consommations d’électricité qu’il conviendrait de mener.

Cette centrale est soit-disant prévue pour éviter le black-out lors des jours de fortes consommations. Son coût dépasse quand même les 3 milliards d’euros. S’il s’agit d’éviter le black-out, commençons par faire des efforts durant ces périodes. Le Maire de Landerneau a reconnu que la ville n’en avait pas fait en novembre 2010 et qu’elle n’avait pas l’intention non plus d’en faire lors des prochains épisodes de grand froid (sans commentaires!).

C’est pour cela que DES participait à la cérémonie des voeux du Maire de Guipavas pour faire entendre un voeux différent, “Que la centrale ne se fasse pas”


GASPARE Les voeux 2011 à Guipavas
envoyé par Squapad. – L'info video en direct.

Vers une annulation du PLU et de la Voie de Lanrinou ?

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Par , 9 janvier 2011 11 h 55 min

L’article paru ce jour dans la presse à propos d’une éventuelle annulation du PLU de Landerneau appelle un certain nombre de commentaires de notre part.

Tout d’abord, D.E.S. souhaite rappeler que notre groupe avait voté contre le PLU proposé en mars 2007 pour plusieurs raisons (voie de Lanrinou, cours de récréation de l’ecole du Tourous, décharge sauvage de la ville à Kergreis, antennes etc…). En ce qui concerne le vallon du Tourous, nous avions indiqué notre ferme opposition à la réalisation d’une route ou même d’un sentier dans le fond du vallon. Les zones humides sont des espaces riches en biodiversité qu’il convient de préserver et nous comprenions l’émoi des riverains (communiqué du 7 février 2007). Nous souhaitons également rappeler que le fond du vallon du Tourous avait été classé en « espace réservé » par la ville, non pas lors de l’élaboration du PLU, mais plusieurs années avant au moment de la révision du POS. D.E.S avait d’ailleurs signalé son inquiétude car la municipalité se gardait bien de dévoiler ce qu’elle comptait y faire.

Face à la possible annulation du PLU, la ville de Landerneau a maintenant le devoir de mettre les bouchées doubles pour réviser ou déposer un nouveau PLU. Qu’il soit annulé ou maintenu, la tâche est de toute façon considérable et les projets ne vont pas manquer. Il conviendra d’élaborer un PLU qui mette au premier plan la qualité de la vie et non pas la recherche du développement urbanistique et l’étalement urbain. Parmi les grands dossiers que nous souhaitons voir avancer :

  1. que faire des espaces réservés de la voie de Lanrinou lorsque la CCPLD aura de façon inéluctable abandonné ce projet ?
  2. que faire des espaces constructibles le long du tracé de la voie de Lanrinou ?
  3. repenser les déplacements pour favoriser la marche et les déplacements doux
  4. revoir les règles d’urbanismes pour permettre à chacun de construire des maisons économes en énergie et en utilisant des matériaux sains.

Pour y parvenir, il faudra les efforts de tous et nous serons très vigilants pour que l’équipe municipale associe le plus grand nombre à la réalisation de ce projet (membres d’associations, riverains de projets, élus de l’opposition).

Voir également :

La Voie de Lanrinou bientôt enterrée

Voie de Lanrinou. Ils déboisent ? On replante !

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Par , 19 décembre 2010 22 h 08 min

Ce dimanche 19, opération “replantage” sur la parcelle déboisée.

Une cinquantaine de militants et de riverains ont planté ce dimanche après-midi 80 arbres (chênes, pommiers, hêtres, noisetiers ….) Allée du Bois à Landerneau sur le tracé du projet de voie de Lanrinou à l’endroit même où la communauté de communes à déboisé.

SIVU de Landerneau / SPL

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Par , 27 octobre 2010 22 h 41 min

N’ayant pas la possibilité de s’exprimer au niveau du SIVU, DES souhaite réagir à la récente décision d’adhérer à la SPL
La première question qui nous vient à l’esprit est « quelles sont les raisons qui ont conduit à rejeter la régie publique ? ». A cette question le SIVU ne répond pas, ce qui est compréhensible puisque l’étude commandée sur l’analyse des coûts et sur l’audit de Veolia ne sera disponible qu’en fin d’année. Pourtant la décision d’opter pour la SPL a été prise en octobre et implique le rejet de la régie. Cette précipitation ne peut s’expliquer que par la pression exercée par BMO sur les membres du SIVU. En tout état de cause, il est clair que ce n’est pas une réflexion sereine qui a prévalu.

Attachons-nous maintenant à la SPL, puisque c’est la décision qui a été prise.

La bonne nouvelle apparente est la volonté de rompre avec Veolia et de se séparer de ce carcan qui pèse sur la facture d’eau. C’est vrai, SAUF si la SPL ne nous impose pas d’autres carcans. Nous trouvons dans la lecture des statuts plusieurs motifs d’inquiétudes :

  • BMO détient 90% du capital. Comment peut-on imaginer que le SIVU pourra résister au rouleau compresseur BMO. Patrick Leclerc indique qu’il y aura une minorité de blocage à propos des décisions d’investissement. C’EST FAUX. La lecture des statuts montre que le vote se fait à la majorité, c’est à dire avec les seules voix de BMO. La minorité de blocage n’est envisagée que pour la révision des statuts.
  • Pratique démocratique à minima. Les seules obligations de restitution prévues sont de rendre compte une fois par an des comptes de la SPL et des éventuelles modifications statutaires. Les statuts de la SPL ne garantissant pas la transparence, on peut craindre une gestion des plus opaques.
  • Les statuts ne garantissent pas une gestion publique de l’eau puisque la SPL pourra passer des marchés avec des entreprises extérieures avec la plus grande liberté. On peut même craindre qu’après avoir chassé Veolia par la porte, cette société ne revienne par la fenêtre.

Enfin, il faut dénoncer le fondement même sur lequel est basé la SPL. La lecture des statuts est édifiante. En 22 pages le mot « usager » n’est employé qu’une seule fois, tandis que des mots comme « actionnaire », « souscriptions d’actions », « augmentation de capital », « bénéfices », « distribution de dividendes »…. émaillent les statuts. De plus, 3 pages sont consacrées à la rémunération des administrateurs (élus), du président (élu) et du directeur qui peut être nommé parmi les élus. Toutes ces dispositions constituent un véritable motif d’inquiétude pour la démocratie. En tout état de cause les statuts de la SPL ne correspondent pas à l’idée que nous nous faisons des services publics.

Pourtant nous voulons garder espoirs le SIVU a la possibilité de revendre ses participations. C’est le vœux que nous formons. Il est temps que le SIVU revoit sa stratégie et étudie sérieusement une régie 100 % publique et de proximité à l’échelle de notre territoire quitte à l’élargir à celui de la communauté de communes. Nous avons réussi cela avec brio concernant l’assainissement, pourquoi ne pas le tenter avec la distribution de l’eau ?

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