Les propos de Monsieur Joel Bernard, directeur du Festival, et repris dans l’article du Télégramme du 15 août 2011 concernant la notion de service public interpelle au plus au point l’association DES.
Une définition communément admise du service public désigne l’ensemble des activités à but non lucratifs exercé par ou pour le compte de la puissance publique, dans le but de satisfaire une demande sociale devant être disponible pour tous.
Force est de constater que ce festival ne correspond aucunement à cette définition, aussi l’association DES demande la mise en place d’une commission chargée d’établir les coûts de cette manifestation (lucrative pour l’organisateur) supportés par les collectivités et par l’Etat dans les domaines suivants :
- mise à disposition d’installations et de personnels communaux :
- démontage et remontage des installations sportives
- montage et démontage des éclairages publiques supplémentaires
- mise en place et retrait des déviations et barriérages associés
- remise en état des biens communs détériorés (stades, plantations etc …)
- nettoyage des lieux publics hors zone réservée au festival
- sûreté, notamment les gendarmes venus renforcer l’effectif normal
- sécurité, plus particulièrement les sapeurs-pompiers consolidant le dispositif ordinaire
- assainissement et traitement des déchets
- subventions accordées par la ville, la communauté de communes et éventuellement par d’autres collectivités.
Dans un souci de transparence et d’honnêteté dans l’utilisation des ressources financières publiques destinées uniquement à servir l’intérêt général, l’association DES demande que toute la lumière soit faite sur les dépenses engagées pour cette manifestation non prises en charge par l’organisateur et que ce rapport soit publié dans le journal de la Ville.
Dans les colonnes du Télégramme du 9 juin, un article «Voie de Lanrinou : des années d’attente» est publié, basé sur l’interview de Frédéric Soudon, directeur de la communication de Triskalia.
Son propos a le mérite de poser clairement les bases du débat et il l’aborde en basant son argumentation sur des faits précis. Ceci est tout à son honneur car il communique des données essentielles qui n’avaient pas encore été rendues publiques.
Nous apprenons que seulement 50 camions entrent et sortent de la coopérative quotidiennement, ce qui représente un trafic moyen de 10 par heure dont l’essentiel se fait en direction ou en provenance du nord, c’est à dire de la RN12. A partir de ces données il est enfin possible de débattre en terme précis sur l’utilité de la voie de Lanrinou.
Aujourd’hui nous souhaitons l’aborder sous 2 angles:
Soulager le centre ville de Landerneau
Nous comprenons Frédéric Soudon lorsqu’il souhaite que le centre ville soit soulagé du trafic de camions générés par la coopérative. C’est ce que nous avait dit le directeur lorsque nous l’avions rencontré en 2003. Par contre nous ne le rejoignons pas lorsqu’il affirme que la voie de Lanrinou soulagerait significativement le centre ville. L’étude de transport de la communauté de commune nous a appris qu’aux heures de pointe, la voie de Lanrinou ne détournerait que 85 véhicules par heure alors que ce sont 1 330 véhicules qui transitent en ville au même moment. L’impact de la voie ne serait donc que de 6%, ce qui est notoirement insuffisant.
La bonne proposition c’est d’utiliser des itinéraires de contournement de la ville qui peuvent être aménagés et fléchés. Cela permettrait à Landerneau de ne plus être une des dernières villes de France à autoriser le transit des poids lourds en ville.
Sous l’angle financier
A la différence de la coopérative, la collectivité doit aussi aborder le sujet sous l’angle financier. Le budget de la route est de 9 000 000 d’euros, soit de l’ordre de 14 000 000 avec les frais financiers. Si on rapporte ce montant au trafic potentiel de poids lourds sur une période de 30 ans (375 000 camions selon les données de Triskalia), il apparaît que l’investissement représente 37 euros par rotation, sans compter le rallongement des trajets qu’imposerait la voie de Lanrinou. C’est considérable ! A titre de comparaison le péage du pont de Normandie est 3 fois moins cher… autant dire que la Voie de Lanrinou serait la route la plus chère de l’ouest.
Revenons sur terre et arrêtons de dépenser l’argent public de cette façon. Aujourd’hui, la priorité c’est sécuriser les parcours existants et investir dans les transports en commun afin de nous permettre de réduire les transports individuels.
Le projet d’occupation d’une friche industrielle sur la zone de Lanrinou est une bonne nouvelle pour qui aime voir un vieux bâtiment trouver une seconde vie.
Le futur repreneur semble inquiet si la voie Lanrinou ne se fait pas. Nous souhaitons le rassurer.
En effet, le schéma de report du trafic de poids lourds en dehors de Landerneau que D.E.S. a proposé permettra de faire face en libérant le centre ville de Landerneau. En passant par la route du Forestic, les chauffeurs venant du nord feraient d’ailleurs un trajet beaucoup plus court que si on leur demande de passer par l’hypothétique voie de Lanrinou.
La communauté de communes ne nous fera pas une deuxième fois le coup du chantage ! Rappelons-nous que Gelagri avait officialisé son départ du site de Lanrinou (20/01/2000) moins d’un mois après que le commissaire enquêteur ait donné un avis favorable à la voie de Lanrinou (30/12/1999). Nous n’étions pas dupes à l’époque, nous ne le serons pas aujourd’hui.
La décision du tribunal administratif donnant raison à l’association des riverains du vallon du Tourous contre la ville de Landerneau, est une belle victoire pour l’environnement car elle reconnaît la nécessité de protéger les zones humides et parce qu’elle réfute un projet d’aménagement bouleversant complètement cette zone.
En réalité c’est l’aboutissement d’un long processus qui a démarré en 1997, date à laquelle, le maire Jean-Pierre Thomin, proposait de réserver 10 ha de prairies humides du fond du vallon du Tourous et son ruisseau pour y réaliser une zone de loisirs et d’équipements publics. Nous nous étions élevés contre ce projet lors de la révision du POS, puis étions intervenus à plusieurs reprises au fil des années pour tenter de convaincre l’équipe municipale de retirer ce projet.
DES se réjouit que le tribunal ait basé son argumentation sur les « erreurs d’appréciation » de la municipalité puisque ce projet aurait largement défiguré « une zone humide au sein d’un vaste espace boisé classé ». Les atteintes à l’environnement sont d’ailleurs clairement indiquées : remblaiement, drainage des sources, asséchement de zone humide.
A son arrivée à la mairie Patrick Leclerc connaissait la situation et aurait dû entamer un dialogue avec les riverains du vallon pour gérer cette situation conflictuelle. Nous ne comprenons pas pourquoi il a préféré choisir la manière forte en limogeant l’adjoint à l’urbanisme qu’il avait nommé, et en laissant le dossier s’envenimer au plus haut point, risquant même l’annulation du PLU. Il a également très mal apprécié la dimension environnementale du dossier et les erreurs de la ville, car rappelons-nous que lors du dernier conseil municipal, il n’était pas loin de crier victoire.
Collectif GASPARE-Pays de Landerneau
NON À LA CENTRALE !
Lanvian (Saint-Divy – Guipavas) ou ailleurs
PROJET INADAPTÉ, DANGEREUX, COÛTEUX.
INADAPTÉ :
Commençons par, véritablement, faire des économies.
D’autres moyens existent et peuvent être développés. Le photovoltaïque, le thermique solaire, la biomasse, l’éolien, l’hydrolien.
Utilisons intelligemment les moyens existants comme le barrage de Guerlédan.
DANGEREUX :
Avec la possibilité d’explosion de cette structure de type Seveso, la dangerosité de cette centrale réside dans les problèmes de santé et les atteintes à l’environnement qu’elle provoque : rejets dans l’atmosphère (oxydes d’azote, dioxyde de soufre…), lignes à haute tension, impact sur l’eau …
COÛTEUX :
Cette infrastructure est estimée à 350 millions d’€, sans compter les lignes à haute tension, l’approvisionnement en gaz… Soit plus de 700 millions d’€, pour une durée de 40 ans. Où sont les économies ? Où est le Grenelle de l’environnement?
Pour en savoir plus, retrouvons-nous le,
MERCREDI 9 Février à 20h30
A Landerneau
Salle du FAMILY
Pour une réunion d’information et de débats.
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Email : collectif.gaspare@gmail.com
L’intervention du président de la CCPLD au côté de trois autres maires lance le débat sur la problématique transport pour notre territoire. Sur le principe, ceci est positif surtout que nous notons que plusieurs propositions de DES sont reprises comme par exemple les transports à la demande, ainsi que le transport des salariés vers les zones économiques.
Mais il convient de ne pas se laisser perturber par ces annonces et revenir sur le sujet principal, c’est à dire l’étude sur les transports. Rappelons que celle-ci a été demandée par le conseil général afin de mesurer l’intérêt de la voie de Lanrinou.
Pour D.E.S., il n’y a aucun doute ; l’étude renforce notre conviction contre ce projet et apporte des éléments tangibles pour l’abandonner :
- seuls 850 véhicules emprunteraient la voie de Lanrinou, soit un peu plus d’un véhicule par minute. Autant dire que ce faible chiffre montre qu’elle est inutile.
- l’étude révèle que durant les dix dernières années les déplacements ont baissé de façon régulière et que la tendance s’accélère. La baisse atteint aujourd’hui 2,4% par an. En prolongeant cette tendance nous arriverions à une baisse de 22% en 2020, niveau significatif qui confirmerait un véritable changement dans nos modes de déplacements ce qui devrait être encouragé par la communauté de communes.
- l’étude ose conclure que si la route était construite on assisterait à une augmentation du trafic autour de Lanrinou de l’ordre de 440% pour atteindre au minimum 3 730 véhicules/jour ! Cette hypothèse d’augmentation exponentielle du trafic nous conduit à faire deux observations. Toute construction de route entraine inévitablement une augmentation du trafic, mais certainement pas de 440% – ceci n’est pas crédible. En réalité beaucoup de chiffres fournis par le cabinet sont infondés comme par exemple compter 1300 allers et retours par jour pour les collégiens du futur collège, sans doute 2 fois les camions de la coopérative et aucun développement du service de transports en commun.
Les élus communautaires ont aujourd’hui une grande responsabilité. Soit ils confirment l’ancrage de notre territoire dans les schémas du siècle dernier visant à favoriser la voiture, soit ils font le pari sur l’avenir en offrant le moyen de se déplacer autrement qu’en voiture individuelle. Dans ce second cas ils pourront affecter les 9 millions d’euros que la CCPLD est prête à mettre dans la voie de Lanrinou, au développement d’offres de transports en commun et de transports à la demande à l’échelle de la communauté de
communes.