Category: Transport

Lanrinou. opposants confortés.

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Par , 3 mai 2014 9 h 55 min

“Déboutés mais confortés” titre le journal Le Télégramme du 3 avril 2014. Confortés car une proposition est faite au préfet du Finistère, par le tribunal administratif, d’organiser une nouvelle enquête d’utilité publique.

Il est vrai que ce serpent de mer qui dure depuis plus de 20 ans est loin d’avoir prouvé son “utilité publique”. Il était supposé accompagner un hypothétique développement de la zone industrielle de Lanrinou. Mais ce qui était en réalité à l’ordre du jour c’était une diminution de l’activité sur ce secteur enclavé.

Pourquoi alors cette obstination ? On ne cache plus à présent que l’objectif réel est la poursuite d’une urbanisation dévoreuse de biodiversité et accélérant les risques d’inondations. En bref : des intérêts qui sont tout sauf “publics” !

Les conseillères et conseillers communautaires récemment élu(e)s sauront-elles et sauront-ils dirent enfin stop ?

Stop à Lanrinou, c’est maintenant !

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Par , 19 avril 2014 17 h 42 min

Au sujet de la voie de Lanrinou, c’est le maire de Landerneau qui le dit : “Si elle ne devait pas se faire, c’est maintenant qu’il faut dire stop”.

Améliorer le projet ? Le “phaser” ? Ce projet a été soumis à enquête publique, le modifier nécessiterait une nouvelle enquête. En réalité c’est donc tout ou rien !

Comme le même article évoque des discussions avec Laurence Fortin, maire socialiste de la Roche-Maurice, et que le PS dans ses négociations pré-elections avec “Dynamique d’Avenir” s’était engagé à remettre à plat le dossier, le moment est donc venu de passer aux actes et de dire stop !

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Ecotaxe : réponse à Patrick Leclerc

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Par , 17 octobre 2013 19 h 35 min

En intervenant lors des manifestations organisées par Triskalia contre l’ecotaxe, Patrick Leclerc a montré qu’il défendait le modèle du passé. La politique qu’il prône ne propose aucune solution face aux défis énergétiques auxquels nous devons faire face collectivement et n’apporte pas non plus de solutions pour les salariés des entreprises touchées ainsi que leurs enfants. Finalement, il se présente comme le porte drapeau du statu-quo qui mène la Bretagne à la faillite.

L’opération de communication organisée par la coopérative, vise à faire avorter la contribution économie-climat (écotaxe). L’argumentation suivie par le lobby est grossière,  car elle vise à établir un lien direct entre l’écotaxe et la fermeture de GAD ou les licenciements chez Doux.

Cela met en lumière que la concentration des porcheries industrielles ou des élevages volaillers en Bretagne est basée sur la notion du gaspillage et que ce système a perdu pied puisqu’il est économiquement non viable. Pire, les salariés de ces entreprises, ainsi que les éleveurs, ont été utilisés pour enrichir des intérêts privés importants au détriment de l’intérêt général et de l’environnement.

Plutôt que s’arc-bouter sur un modèle dépassé, il est temps de se tourner vers des projets d’avenir qui offrent aux générations futures les conditions pour continuer à vivre de façon durable à la pointe de la Bretagne. Les écologistes proposent une transition porteuse d’avenir :

  • Repenser le modèle agricole breton en développant une agriculture non productiviste, biologique ainsi que des circuits d’approvisionnement courts, persectives d’avenir pour les filières et les éleveurs
  • Mettre le paquet sur le développement du transport des marchandises par le rail, or pour le moment, nous constatons que l’Etat, la Région et le Département on choisit de s’occuper avant tout des transports polluants (aéroport de Notre Dame des Landes).

Echangeur de Kériel

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Par , 9 février 2013 19 h 22 min

DES apprécie l’unanimité qui se dégage contre le projet de l’Etat visant à supprimer l’échangeur de Keriel. Nous souhaitons rappeler que notre groupe avait pris position en mai 2003 suite à l’enquête publique visant à mettre aux normes autoroutières la RN12.

La suppression de l’échangeur aurait rallongé inutilement les trajets pour bon nombre d’usagers qui l’utilisent. De plus, l’échangeur est un bon outil pour limiter l’engorgement du trafic à Saint Eloi et offre aux poids lourds un deuxième accès à zone industrielle de Plouédern.

Suite aux prises de position publiques de nombreux élus, il faut maintenant aller plus loin qu’acter que ce projet est enterré. Il est temps de dégager un budget pour le sécuriser et ne pas attendre qu’un accident grave survienne pour prendre conscience de la dangerosité du site. Une visite sur le site montre que la configuration des lieux est exiguë et que les risques d’emprunter la voie express à contre sens sont réels. De plus l’accès au pont permettant de franchir la RN12 depuis le nord, impose de couper la bretelle de sortie (Morlaix-Brest) de la voie express, ce qui n’est pas dénué de dangers.

Un rond point permettrait certainement de sécuriser cette espace.

Commission municipale des usagers du bus : bilan 2011

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Par , 14 juin 2012 22 h 33 min

La semaine dernière s’est tenue la commission municipale consultative des usagers du bus. Cette réunion est importante car c’est l’occasion de faire le point sur le service de transport en commun à Landerneau.

Fréquentation
L’année 2011 a été une nouvelle fois marquée par la progression de la fréquentation : +4,7%.
C’est d’autant plus intéressant que cela s’inscrit dans la durée car, depuis la création du service du bus, la fréquentation n’a cessé d’augmenter. Cette dynamique permet de penser qu’en renforçant encore le service, la fréquentation pourrait progresser de façon significative. Les landernéens y sont prêts.

Absence de concertation
A l’occasion du renouvellement du contrat, Patrick Leclerc avait promis une large concertation. Celle-ci n’aura pas lieu.
Durant une année, D.E.S n’a eu cesse de rappeler qu’il était temps de lancer une telle concertation. Nous ne pouvons que déplorer la mise à l’écart de la population, des associations et des élus de l’opposition pour réfléchir et travailler sur l’évolution du service de bus à Landerneau.

Elargir à la communauté de communes
Le fait marquant est aussi la léthargie avérée de la communauté de communes sur la compétence «transport en commun». Pourtant il y a beaucoup à faire, et elle pourrait commencer par le transport des salariés, son domaine de compétence. Il y a déjà deux ans, D.E.S avait lancé l’idée que la CCPLD pourrait créer un service de navettes à destination des salariés des zones industrielles. Le Maire de Landerneau avait trouvé cette idée intéressante. Le bureau de la communauté de communes dont c’est la responsabilité, est resté de marbre !

Voie de Lanrinou : réponse à l’interview de Triskalia

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Par , 13 juin 2011 9 h 30 min

Dans les colonnes du Télégramme du 9 juin, un article «Voie de Lanrinou : des années d’attente» est publié, basé sur l’interview de Frédéric Soudon, directeur de la communication de Triskalia.
Son propos a le mérite de poser clairement les bases du débat et il l’aborde en basant son argumentation sur des faits précis. Ceci est tout à son honneur car il communique des données essentielles qui n’avaient pas encore été rendues publiques.
Nous apprenons que seulement 50 camions entrent et sortent de la coopérative quotidiennement, ce qui représente un trafic moyen de 10 par heure dont l’essentiel se fait en direction ou en provenance du nord, c’est à dire de la RN12. A partir de ces données il est enfin possible de débattre en terme précis sur l’utilité de la voie de Lanrinou.

Aujourd’hui nous souhaitons l’aborder sous 2 angles:

Soulager le centre ville de Landerneau
Nous comprenons Frédéric Soudon lorsqu’il souhaite que le centre ville soit soulagé du trafic de camions générés par la coopérative. C’est ce que nous avait dit le directeur lorsque nous l’avions rencontré en 2003. Par contre nous ne le rejoignons pas lorsqu’il affirme que la voie de Lanrinou soulagerait significativement le centre ville. L’étude de transport de la communauté de commune nous a appris qu’aux heures de pointe, la voie de Lanrinou ne détournerait que 85 véhicules par heure alors que ce sont 1 330 véhicules qui transitent en ville au même moment. L’impact de la voie ne serait donc que de 6%, ce qui est notoirement insuffisant.
La bonne proposition c’est d’utiliser des itinéraires de contournement de la ville qui peuvent être aménagés et fléchés. Cela permettrait à Landerneau de ne plus être une des dernières villes de France à autoriser le transit des poids lourds en ville.

Sous l’angle financier
A la différence de la coopérative, la collectivité doit aussi aborder le sujet sous l’angle financier. Le budget de la route est de 9 000 000 d’euros, soit de l’ordre de 14 000 000 avec les frais financiers. Si on rapporte ce montant au trafic potentiel de poids lourds sur une période de 30 ans (375 000 camions selon les données de Triskalia), il apparaît que l’investissement représente 37 euros par rotation, sans compter le rallongement des trajets qu’imposerait la voie de Lanrinou. C’est considérable ! A titre de comparaison le péage du pont de Normandie est 3 fois moins cher… autant dire que la Voie de Lanrinou serait la route la plus chère de l’ouest.

Revenons sur terre et arrêtons de dépenser l’argent public de cette façon. Aujourd’hui, la priorité c’est sécuriser les parcours existants et investir dans les transports en commun afin de nous permettre de réduire les transports individuels.

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