Des composteurs à Saint-Méen. A quand à Landerneau ?

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Par , 3 avril 2009 21 h 47 min

Pour alléger les poubelles de 30% la municipalité de Saint-Méen propose aux usagers des composteurs moyennant une caution de 10 ou 20 euros.

Une initiative à saluer.

A quand dans la communauté de communes de Landerneau-Daoulas ?
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Mais qu’est-ce que tu fabriques ? De l’écologie et des emplois solidaires !

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Par , 3 avril 2009 17 h 56 min

L’histoire de l’écologie s’écrit aussi au présent.
L’association “Mais qu’est-ce que tu fabriques ?” vient d’en écrire une belle page.

La bonne idée des gobelets réutilisables
Les habitués des fêtes et rassemblements connaissent ces tapis de gobelets de plastique qui tapissent le sol au petit matin, quand il faut tout remettre à neuf.

En Bretagne, ce spectacle recule car de plus en plus d’organisateurs ont recours aux gobelets réutilisables consignés. Cet été, ce seront 110 000 gobelets qui seront proposés sur le site du Festival du Bout du Monde, à Crozon.

Première belle réussite pour l’association ” Mais qu’est-ce que tu fabriques ?” de Landerneau qui a été à l’origine de ce mouvement et qui a elle même prêté 60 000 gobelets en trois ans.

Et maintenant des emplois solidaires.

Le mouvement a été lancé et l’objectif atteint. Par ailleurs, avec le succès grandissant, le travail de placement des gobelets et de lavage de ceux-ci devenait un peu lourd pour les bénévoles de l’association.

La deuxième bonne idée a été de transmettre le flambeau à un établissement d’aide par le travail, l’ESAT de Dirinon.

Chapeau !

Voir l’article de Ouest-France

Suez. Les amitiés particulières du maire de Brest

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Par , 28 mars 2009 7 h 20 min

Une convention d’un million d’euros. Sur fond d’échéance en 2012 de l’actuel contrat sur l’eau entre Véolia et BMO.

C’est le sous-titre d’un article paru dans Ouest-France et annonçant le versement de 150 000 euros par an pendant cinq ans, par Suez, à la société d’économie mixte qui gère Océnanopolis et est présidée par François Cuillandre, maire socialiste de Brest.
L’Environnement, et en particulier la biodiversité, est le nouvel habit Vert de Suez. La méthode est simple : arroser à tout-va les fondations, associations, musées… qui acceptent ainsi de se faire les porte-drapeau du lobby. Depuis sa fusion avec GDF, Suez en a les moyens et ne manque pas de clients.

Dernier en date la SOPAB, société d’économie mixte qui gère plusieurs équipement brestois dont Océanopolis, le musée de la mer brestois.

Ce sont donc 150 000 euros par an qui seront mis dans la corbeille de la mariée par Suez.
Voir la suite de l’article sur le site de S-eau-S

Des logiciels libres pour libérer et recycler les ordinateurs.

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Par , 18 mars 2009 19 h 51 min

À l’initiative d’une dizaine de personnes, une journée d’installation de logiciels libres et une bourse informatique est programmée samedi.

Cette animation s’inscrit dans le cadre de la journée nationale « Libre en fête » qui vise à la promotion des logiciels libres. Frédéric Le Saoût et Gaël Kermarrec sont parmi ceux qui mettront leurs compétences au service des autres. Ils espèrent que cette rencontre fera boule-de-neige comme à Brest, une des villes les plus en pointe dans ce domaine.

Comment ça marche, un logiciel libre ?
C’est un pot commun en construction permanente, libre d’accès. Les connexions viennent de toute la planète et émanent d’informaticiens. Une fois créés, ces logiciels non commerciaux évoluent de manière coopérative. Les utilisateurs ajoutent des briques qui rendent les logiciels plus efficaces. Ces logiciels sont essentiellement gratuits mais, parfois, une participation financière est demandée pour assurer un service de maintenance.

Les plus connus ?
Open office, le pendant de Microsoft, Mozilla Firefox, Linux qui peut être installé juste à côté de Windows pour démarrer car les pratiques sont un peu différentes. Mais, on peut aussi passer tout de suite à 100% de logiciels libres de création. Ils utilisent des formats standards.

On sent une méconnaissance de leur existence, pourquoi ?
Beaucoup d’internautes sont nés avec Windows et les outils qui vont avec. On peut se sentir prisonniers de logiciels qui interviennent comme des monopoles, proposent sans cesse de nouvelles versions pour inciter à l’achat de matériels. L’informatique est aujourd’hui partout. Pour nous, le partage est important. Nous serons présents pour mettre le pied à l’étrier du néophyte et lui dire où trouver les infos.

Faut-il avoir des ordinateurs récents ?
Les logiciels libres ne sont pas gourmands. Ça tourne très bien sur des machines qui ont quelques années. Nous invitons les gens à venir avec leurs unités centrales. Sur place, ils trouveront des écrans, claviers, souris.

Que faire du matériel obsolète ?
La journée permettra de récupérer les ordinateurs anciens. Si nous pouvons leur donner une nouvelle vie, ils seront remis à zéro et entièrement dotés de logiciels libres. Ils seront ensuite distribués à l’épicerie sociale ou au Tri porteur. Si leur réemploi est impossible, ils seront évacués dans la filière des déchets D3E.

Pratique Samedi, de 10h à 17h salle Cornouaille (ancien commissariat). Toute la journée, démonstration et installation de logiciels libres. À 14h, atelier Open Office, la bureautique libre. Entrée libre.

La saga des déchets.5. Opération composteurs.

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Par , 14 mars 2009 21 h 25 min

1993. L’usine de Plouédern ne fabrique plus du combusoc mais du compost.

Voir : le scandale du combusoc.

Mais quel compost ? L’association “Landerneau-Ecologie” préfère celui fait maison.

Sans collecte sélective, pas de compost de qualité.

On doit se souvenir que l’usine de Plouédern n’avait pas été conçue pour le compostage mais pour la fabrication d’un combustible : le combusoc.
Apès l’arrêt du combusoc, la fabrication de compost aurait nécessité une refonte totale de l’usine et une modification complète du mode de collecte. Résultat : le compost n’en était pas vraiment un.

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Pour un compost “maison”

Rapidement, Landerneau écologie informait ses concitoyens de l’intérêt du compostage individuel.

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Que mettre au composteur ?

nono02Non, Nono, on n’y met pas la peau de saucisson, ni les restes de viande ou de poisson. Inutile d’attirer les rats.

Passer de la théorie à la pratique.

Ce n’est pas tout d’en parler, il faut tester et faire tester. Landerneau-écologie a l’idée de commander à l’entreprise Graf une série de 28 premiers composteurs de 280 litres afin de les proposer aux landernéens.

Deux modèles sont possibles. L’un vert, l’autre noir en matière recyclée.

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15 ans plus tard ils sont encore en parfait état.
Les composteurs sont présentés sur le marché de Landerneau et trouvent rapidement acquéreurs au prix coûtant (le fabriquant a même fait une belle réduction promotionnelle). Il faudra rapidement faire une deuxième commande.

anecdote : présent sur le marché, le maire de Landerneau s’en prend verbalement aux militants qu’il accuse de chercher à faire concurrence à “son” usine de compostage.

Informer

L’autre moment fort de la campagne des composteurs consiste en une réunion d’information sur le compost et sa fabrication animée par Goulven Thomin, agriculteur bio à le Roche-Maurice.

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Une expérience suivie ailleurs, mais pas à Landerneau.

L’idée a fait son chemin, par exemple à Brest :
Extrait d’un article de Ouest-France :

La piste du compost. 4 500 composteurs individuels ont été distribués sur BMO en dix ans. Plus de 19 foyers sur 20 jettent donc aux ordures ménagères toutes ces pelures, trognons, restes de repas biodégradables qui pèsent un quart des poubelles. Un quart qui représente de coûteuses collecte et incinération, alors qu’en même temps les ventes de terreau progressent. Certes il est difficile de stocker des déchets organiques en appartement. L’association Vert le jardin teste un composteur en ville, à Kerangoff, devant le Jardin bleu. « Dans les jardins partagés, on en manque » assure son représentant Michel Campion. Pas question de généraliser pour l’instant. « Il n’est pas question de ramassage lourd. Plutôt de réduction à la source », selon Pierre-Yves Clavier, directeur adjoint au service propreté déchets de BMO.

Voir aussi le site Le jardin bleu pour les composteurs collectifs.

Ou encore ce qui se fait à Rennes :
Rennes : des composteurs au pied des immeubles (28/09/2007)

Le 6 septembre, Rennes Métropole a signé une convention de mise en place de composteurs collectifs dans les immeubles en copropriété avec la confédération nationale des administrateurs de biens (CNAB). L’agglomération s’engage à fournir gratuitement un composteur collectif pour les immeubles en copropriété, des bio-seaux et guides du compostage pour chaque foyer. À ce jour, Rennes Métropole compte 25 composteurs collectifs installés. Sur les 900 logements concernés, 295 foyers se sont engagés dans la démarche, soit un taux de participation d’environ 35 %. L’agglomération propose également des formations de maître-composteur aux habitants qui le souhaitent et assure un suivi technique du composteur sur une période de six mois. Les formations sont dispensées par le centre d’information sur l’énergie et l’environnement (CIELE). Les membres volontaires de la CNAB s’engagent, de leur côté, à promouvoir le compostage collectif.

Et a communauté de communes de Landerneau ?

Elle refuse obstinément de suivre ce chemin. Les quelques composteurs qu’elle propose discrètement à la vente sont même plus chers que ceux que l’on peut trouver en magasin !

C’est ce que devaient constater les participantes et participants à la réunion organisée par DES en Mars 2009 à l’occasion de la mise à enquête publique du plan départemental de traitement des déchets.

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Ne faudrait-il donc pas organiser une nouvelle “opération composteurs” ? La question est posée.

A suivre : La saga des déchets.6.Langazel fête les trente ans de son action pour la Nature.

Trente ans plus tard !

Tri des déchets : bientôt une poubelle spéciale biodéchets pour tous les Français

À compter du 1er janvier 2024, les collectivités ont obligation de proposer une solution de tri à la source. Objectif : transformer cette matière en engrais ou en biogaz. (Ouest-France)

https://www.ouest-france.fr/environnement/dechets/tri-des-dechets-bientot-une-poubelle-speciale-biodechets-pour-tous-les-francais-89a35f2e-6dab-11ee-97d6-d90367762e60

La saga des déchets.4. Irvillac échappe à une décharge.

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Par , 13 mars 2009 16 h 13 min

Novembre 1990. Un tri mal fait entraîne beaucoup de refus à l’usine de traitement des déchets de Plouédern (voir les chapitres précédents de la saga des déchets).

Faute de centre d’enfouissement proche ils sont expédiés en Mayenne à un prix de plus en plus élevé.

Il manque une site de collecte dans le Finistère, d’où l’idée conjointe du maire de Landerneau : une décharge à Irvillac sur des terrains appartenant au maire de cette commune.

Faut-il des sites de traitement des déchets ultimes dans le Finistère ?
La question se posait en 1990 comme elle se pose encore aujourd’hui.
La réponse est naturellement Oui. Et il en faudrait même plusieurs.
Pour cela :

  • il faut qu’ils soient situés dans un endroit accessible, en particulier à proximité des “quatres voies” qui drainent le nord et le sud.
  • considérés comme des installations industrielles (caissons étanches, récupération des eaux de lessivage et des gaz de fermentation… ) dont la place pourrait être ces zones d’activité qui jalonnent déjà les voies express.
  • accompagnés d’une politique de réduction massive des déchets et d’un tri efficace.

Pourquoi un site d’enfouissement pour le SIVOM de Landerneau ?
En l’année 1990, avec l’arrêt du combusoc, le taux de refus est passé de 15% à 50% à l’usine de Plouédern. Or, faute d’une autre solution, ces refus qui représentent 12 000 tonnes, sont expédiés près de Laval. L’idée d’un centre de traitement de ces refus se pose donc.

A Langazel, il était prévu un stockage en surface. C’est l’idée d’un centre d’enfouissement qui se précise alors.

Dans l’article ci-dessus de novembre 1990 le lieu proposé pour le site n’est pas précisé mais bientôt il est connu : Irvillac.

Pourquoi à Irvillac ?
Irvillac n’est pas particulièrement près de Plouédern et qui a pratiqué la route entre Landerneau et Irvillac sait qu’elle est agréable mais bien sinueuse et bien étroite.

Mais… le maire de Irvillac dispose de terrains disponibles et de qualité agricole médiocre. Va donc pour Irvillac !

Naturellement cela crée un choc dans une population qui a choisi de vivre dans une commune dont l’éloignement des axes principaux de circulation est compensé par un cadre de vie agréable. D’autant plus que le site projeté est particulièrement sensible sur le plan du paysage.

Un comité de défense se met en place, des réunions voient arriver un public de plus en plus nombreux. L’association “Landerneau-Ecologie” y est invitée et constate, en plus d’un choix géographique mal adapté, une géologie qui l’est tout aussi peu. Les schistes du sous-sol sont loin d’avoir l’imperméabilité souhaitée.

Deux ans et quelques manifestations plus tard le projet est “toujours gardé sous le coude”, dit le maire de Landerneau, mais il est clair que la mobilisation l’a fait reculer.

Morlaix, un vieux serpent de mer

On reparle en cette année 2009 d’un site d’enfouissement à Morlaix. C’était déjà le projet alternatif des années 90. Lui aussi combattu par la population locale.

Promesses de ministre

En septembre 1993, Michel Barnier, alors ministre de l’environnement, promettait une “décentralisation en matière d’environnement”. On sait ce qu’il est advenu de cette belle promesse, la Bretagne n’ayant même pas obtenu la “compétence eau” qu’elle revendiquait pendant le récent mandat.

“Il ne faut pas mentir aux français” déclarait-il devant les industriels réunis à la Baule ” Nous aurons besoin de stockage de déchets ultimes, répartis d’une manière équilibrée sur l’ensemble du territoire”.

En particulier il en promettait un par région pour les déchets industriels spéciaux. En Bretagne on l’attend toujours.

Moins d’autoroutes et plus de stations d’épuration, disait-il.

Michel Barnier avait au moins le sens des belles phrases :

“A l’avenir, il faudra sans doute moins faire d’autoroutes et plus de stations d’épuration.” osait-il déclarer.

15 ans plus tard on continue a vouloir construire routes et autoroutes (y compris à Landerneau où une pénétrante sud menace à nouveau) et la France est sous le coup d’une menace de sanction européenne pour insuffisance de stations d’épuration.

Quant aux centres de stockage des déchets on les attend toujours et la dernière fois que l’on a vu Michel Barnier en Bretagne c’était pour cèder devant les manifestations violentes des pollueurs et renoncer à lutter contre la pollution de l’eau en ordonnant la fermeture de captages, en particulier sur l’Horn.

Quinze ans ont passé et toujours pas de décharge de classe 1 en Bretagne. Rendez vous en 2025 !

A suivre : La saga des déchets.5. Opération composteurs.

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