Le printemps en Bretagne ce sont les odeurs et les couleurs.
Le parfum enivrant du lisier, l’orange vif du roundope*.
Et tout cela pendant le semaine du développement durable, celle sans pesticides ou celle de la protection de l’eau dans le monde…
Deux articles à lire sur S-eau-S
Odeurs de printemps en Bretagne : 28 enfants intoxiqués par les gaz d’un épandage de lisier.
Couleurs de printemps en Bretagne : l’orangé éclatant du roundope*
Pour alléger les poubelles de 30% la municipalité de Saint-Méen propose aux usagers des composteurs moyennant une caution de 10 ou 20 euros.
Une initiative à saluer.
A quand dans la communauté de communes de Landerneau-Daoulas ?

L’histoire de l’écologie s’écrit aussi au présent.
L’association “Mais qu’est-ce que tu fabriques ?” vient d’en écrire une belle page.
La bonne idée des gobelets réutilisables
Les habitués des fêtes et rassemblements connaissent ces tapis de gobelets de plastique qui tapissent le sol au petit matin, quand il faut tout remettre à neuf.
En Bretagne, ce spectacle recule car de plus en plus d’organisateurs ont recours aux gobelets réutilisables consignés. Cet été, ce seront 110 000 gobelets qui seront proposés sur le site du Festival du Bout du Monde, à Crozon.
Première belle réussite pour l’association ” Mais qu’est-ce que tu fabriques ?” de Landerneau qui a été à l’origine de ce mouvement et qui a elle même prêté 60 000 gobelets en trois ans.

Et maintenant des emplois solidaires.
Le mouvement a été lancé et l’objectif atteint. Par ailleurs, avec le succès grandissant, le travail de placement des gobelets et de lavage de ceux-ci devenait un peu lourd pour les bénévoles de l’association.
La deuxième bonne idée a été de transmettre le flambeau à un établissement d’aide par le travail, l’ESAT de Dirinon.
Chapeau !

Voir l’article de Ouest-France
En janvier 2009 Patrick Leclerc, contre toute attente, relançait la voie de Lanrinou (rocade sud) et se prononçait publiquement pour sa réalisation. En mars, la communauté de communes a franchit une étape supplémentaire en décidant de lancer les procédures d’expropriation à l’encontre des propriétaires réticents, ce qui concerne environ 80% de la longueur du parcours. Par cette attitude, la communauté de communes montre qu’elle refuse le débat et préfère le passage en force.
En effet, récemment deux éléments nouveaux sont apparus :
- La voie est conçue pour permettre l’urbanisation de la ville vers le sud sur les terres agricoles. La voie de Lanrinou deviendrait alors une « rue de Landerneau » et perdrait définitivement son statut de rocade visant à détourner le trafic poids lourds du centre ville.
- La fonction économique, qualifiée de « vitale » pour le pôle industriel de Lanrinou s’est mystérieusement évaporée. La preuve c’est que le Maire de Landerneau est prêt à réaliser la rocade par tronçon sur une longue période. Dans ces conditions qui peut croire qu’elle sera utile au trafic des poids lourds de la coopérative ?
Dans la mesure où il apparaît que la voie de Lanrinou ne concerne plus que la ville de Landerneau, plusieurs maires d’autres communes doutent de son intérêt communautaire. Il est vrai qu’on ne voit pas pourquoi les autres communes paieraient pour une rue de Landerneau.

Le Télégramme du 30 mars 2009

Ouest France du 30 mars 2009
Ces prises de positions rejoignent l’avis émis par les associations et DES depuis des années et constituent une lueur d’espoir. Durant les prochains mois il sera nécessaire d’alimenter le débat pour montrer que des alternatives au tout-bithume existent et que ce projet doit être rejeté définitivement.
En décembre 2008 la communauté de communes avait décidé de privatiser sa crèche communautaire en louant le local comme elle l’aurait fait pour un vulgaire bâtiment de stockage. C’était tout à fait scandaleux, et on ne pouvait pas aller plus loin dans la politique de marchandisation des services publics.

Heureusement – la préfecture a été vigilante !
Suite à la saisine de la préfecture par DES, le conseil communautaire a dû revoter le 27 mars en proposant clairement les deux modes de gestion possibles :
- gestion privative (délégation de service public)
- gestion publique (régie directe)
Mais cela n’a pas suffit !
Une nouvelle fois le conseil communautaire a regardé à droite toute et a voté pour la gestion privée.

DES regrette que le conseil communautaire n’ait pas opté pour la gestion publique en régie directe. Cela aurait été une magnifique occasion de développer un service public de la petite enfance qui ne demendait qu’à grandir car d’autres équipements vont devoir être créés.
DES constate, une nouvelle fois, que la communauté de communes n’a aucune honte à privatiser ses services publics. Elle trouve sans doute que le gouvernement n’en fait pas assez !
Une convention d’un million d’euros. Sur fond d’échéance en 2012 de l’actuel contrat sur l’eau entre Véolia et BMO.
C’est le sous-titre d’un article paru dans Ouest-France et annonçant le versement de 150 000 euros par an pendant cinq ans, par Suez, à la société d’économie mixte qui gère Océnanopolis et est présidée par François Cuillandre, maire socialiste de Brest.
L’Environnement, et en particulier la biodiversité, est le nouvel habit Vert de Suez. La méthode est simple : arroser à tout-va les fondations, associations, musées… qui acceptent ainsi de se faire les porte-drapeau du lobby. Depuis sa fusion avec GDF, Suez en a les moyens et ne manque pas de clients.
Dernier en date la SOPAB, société d’économie mixte qui gère plusieurs équipement brestois dont Océanopolis, le musée de la mer brestois.
Ce sont donc 150 000 euros par an qui seront mis dans la corbeille de la mariée par Suez.
Voir la suite de l’article sur le site de S-eau-S