Mais qu’est-ce que tu fabriques ? De l’écologie et des emplois solidaires !

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Par , 3 avril 2009 17 h 56 min

L’histoire de l’écologie s’écrit aussi au présent.
L’association “Mais qu’est-ce que tu fabriques ?” vient d’en écrire une belle page.

La bonne idée des gobelets réutilisables
Les habitués des fêtes et rassemblements connaissent ces tapis de gobelets de plastique qui tapissent le sol au petit matin, quand il faut tout remettre à neuf.

En Bretagne, ce spectacle recule car de plus en plus d’organisateurs ont recours aux gobelets réutilisables consignés. Cet été, ce seront 110 000 gobelets qui seront proposés sur le site du Festival du Bout du Monde, à Crozon.

Première belle réussite pour l’association ” Mais qu’est-ce que tu fabriques ?” de Landerneau qui a été à l’origine de ce mouvement et qui a elle même prêté 60 000 gobelets en trois ans.

Et maintenant des emplois solidaires.

Le mouvement a été lancé et l’objectif atteint. Par ailleurs, avec le succès grandissant, le travail de placement des gobelets et de lavage de ceux-ci devenait un peu lourd pour les bénévoles de l’association.

La deuxième bonne idée a été de transmettre le flambeau à un établissement d’aide par le travail, l’ESAT de Dirinon.

Chapeau !

Voir l’article de Ouest-France

Voie de Lanrinou – l’alerte passe au rouge

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Par , 30 mars 2009 19 h 03 min

En janvier 2009 Patrick Leclerc, contre toute attente, relançait la voie de Lanrinou (rocade sud) et se prononçait publiquement pour sa réalisation. En mars, la communauté de communes a franchit une étape supplémentaire en décidant de lancer les procédures d’expropriation à l’encontre des propriétaires réticents, ce qui concerne environ 80% de la longueur du parcours. Par cette attitude, la communauté de communes montre qu’elle refuse le débat et préfère le passage en force.

En effet, récemment deux éléments nouveaux sont apparus :

  • La voie est conçue pour permettre l’urbanisation de la ville vers le sud sur les terres agricoles. La voie de Lanrinou deviendrait alors une « rue de Landerneau » et perdrait définitivement son statut de rocade visant à détourner le trafic poids lourds du centre ville.
  • La fonction économique, qualifiée de « vitale » pour le pôle industriel de Lanrinou s’est mystérieusement évaporée. La preuve c’est que le Maire de Landerneau est prêt à réaliser la rocade par tronçon sur une longue période. Dans ces conditions qui peut croire qu’elle sera utile au trafic des poids lourds de la coopérative ?

Dans la mesure où il apparaît que la voie de Lanrinou ne concerne plus que la ville de Landerneau, plusieurs maires d’autres communes doutent de son intérêt communautaire. Il est vrai qu’on ne voit pas pourquoi les autres communes paieraient pour une rue de Landerneau.

Le Télégramme du 30 mars 2009

Ouest France du 30 mars 2009
Ces prises de positions rejoignent l’avis émis par les associations et DES depuis des années et constituent une lueur d’espoir. Durant les prochains mois il sera nécessaire d’alimenter le débat pour montrer que des alternatives au tout-bithume existent et que ce projet doit être rejeté définitivement.

Le conseil communautaire confirme la privatisation de sa crèche

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Par , 29 mars 2009 18 h 02 min

En décembre 2008 la communauté de communes avait décidé de privatiser sa crèche communautaire en louant le local comme elle l’aurait fait pour un vulgaire bâtiment de stockage. C’était tout à fait scandaleux, et on ne pouvait pas aller plus loin dans la politique de marchandisation des services publics.
crechealouer
Heureusement – la préfecture a été vigilante !
Suite à la saisine de la préfecture par DES, le conseil communautaire a dû revoter le 27 mars en proposant clairement les deux modes de gestion possibles :

  1. gestion privative (délégation de service public)
  2. gestion publique (régie directe)

Mais cela n’a pas suffit !
Une nouvelle fois le conseil communautaire a regardé à droite toute et a voté pour la gestion privée.
LT-7f67d
DES regrette que le conseil communautaire n’ait pas opté pour la gestion publique en régie directe. Cela aurait été une magnifique occasion de développer un service public de la petite enfance qui ne demendait qu’à grandir car d’autres équipements vont devoir être créés.

DES constate, une nouvelle fois, que la communauté de communes n’a aucune honte à privatiser ses services publics. Elle trouve sans doute que le gouvernement n’en fait pas assez !

Suez. Les amitiés particulières du maire de Brest

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Par , 28 mars 2009 7 h 20 min

Une convention d’un million d’euros. Sur fond d’échéance en 2012 de l’actuel contrat sur l’eau entre Véolia et BMO.

C’est le sous-titre d’un article paru dans Ouest-France et annonçant le versement de 150 000 euros par an pendant cinq ans, par Suez, à la société d’économie mixte qui gère Océnanopolis et est présidée par François Cuillandre, maire socialiste de Brest.
L’Environnement, et en particulier la biodiversité, est le nouvel habit Vert de Suez. La méthode est simple : arroser à tout-va les fondations, associations, musées… qui acceptent ainsi de se faire les porte-drapeau du lobby. Depuis sa fusion avec GDF, Suez en a les moyens et ne manque pas de clients.

Dernier en date la SOPAB, société d’économie mixte qui gère plusieurs équipement brestois dont Océanopolis, le musée de la mer brestois.

Ce sont donc 150 000 euros par an qui seront mis dans la corbeille de la mariée par Suez.
Voir la suite de l’article sur le site de S-eau-S

Un pavé (chinois) dans la mare

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Par , 20 mars 2009 22 h 20 min

A plusieurs reprises notre groupe est intervenu pour s’ériger contre le pavement des rues et des quais de Landerneau avec des pavés chinois. Aujourd’hui il est possible de déclarer que sur les quais de Cornouaille, devant la maison des services publics, devant la médiathèque et aujourd’hui devant le Familly, le piéton se déplace sur le sol chinois.

Dans un premier temps cela a été pris à la rigolade et on a répondu aux écolos que ce n’était pas si méchant que cela, car “les pavés étaient utiles pour lester les bateaux contre le roulis”.

Au-delà de l’ineptie de faire venir de l’autre bout du monde du granite et au-delà de l’aberration écologique d’organiser ces transports, l’affaire n’a rien d’hilarante.

Les statistiques du bureau international du travail indiquaient qu’en 1997, 2,5 millions d’enfants casseurs de pierres avaient été recensés dans les pays exportateurs de granits (Chine et Indes principalement). Ces enfants sont âgés de 5 à 14 ans. Localement, un dirigeant d’une société bretonne important du granit déclarait en 2003 :

Quand je visite les usines de nos fournisseurs en Inde ou en Chine, je vois des gens qui travaillent pieds nus. Je vois parfois travailler des enfants de 14 ans. En revanche je n’ai jamais vu travailler d’enfants de huit ans

http://www.novethic.fr/novethic/v3/article.jsp ?id=33196
De telles conditions de travail sont inacceptables et assimilables à l’esclavage. Elles sont totalement contraires aux règles de travail du BIT (Nations Unies).

Concernant les pavés de Landerneau, nous n’avons par de certitudes sur les conditions réelles d’extraction des pavés que nous achetons. Par contre, s’il s’avérait que l’embellissement de la ville par des pavés se faisait au dépend du respect des règles élémentaires du travail il conviendrait de mettre fin immédiatement à ces projets.

Notre groupe propose que dans le cadre de l’Agenda 21 de la ville, le comité de pilotage se saisisse de ce projet et examine les moyens de faire face à cette situation. Faut-il renoncer à l’utilisation de pavés ? Faut-il exiger de nos fournisseurs des audits sur la provenance des pavés ? La responsabilité sociale de la ville est engagée. Elle devra prendre une décision publique avant de poursuivre ce type d’aménagement.


Des logiciels libres pour libérer et recycler les ordinateurs.

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Par , 18 mars 2009 19 h 51 min

À l’initiative d’une dizaine de personnes, une journée d’installation de logiciels libres et une bourse informatique est programmée samedi.

Cette animation s’inscrit dans le cadre de la journée nationale « Libre en fête » qui vise à la promotion des logiciels libres. Frédéric Le Saoût et Gaël Kermarrec sont parmi ceux qui mettront leurs compétences au service des autres. Ils espèrent que cette rencontre fera boule-de-neige comme à Brest, une des villes les plus en pointe dans ce domaine.

Comment ça marche, un logiciel libre ?
C’est un pot commun en construction permanente, libre d’accès. Les connexions viennent de toute la planète et émanent d’informaticiens. Une fois créés, ces logiciels non commerciaux évoluent de manière coopérative. Les utilisateurs ajoutent des briques qui rendent les logiciels plus efficaces. Ces logiciels sont essentiellement gratuits mais, parfois, une participation financière est demandée pour assurer un service de maintenance.

Les plus connus ?
Open office, le pendant de Microsoft, Mozilla Firefox, Linux qui peut être installé juste à côté de Windows pour démarrer car les pratiques sont un peu différentes. Mais, on peut aussi passer tout de suite à 100% de logiciels libres de création. Ils utilisent des formats standards.

On sent une méconnaissance de leur existence, pourquoi ?
Beaucoup d’internautes sont nés avec Windows et les outils qui vont avec. On peut se sentir prisonniers de logiciels qui interviennent comme des monopoles, proposent sans cesse de nouvelles versions pour inciter à l’achat de matériels. L’informatique est aujourd’hui partout. Pour nous, le partage est important. Nous serons présents pour mettre le pied à l’étrier du néophyte et lui dire où trouver les infos.

Faut-il avoir des ordinateurs récents ?
Les logiciels libres ne sont pas gourmands. Ça tourne très bien sur des machines qui ont quelques années. Nous invitons les gens à venir avec leurs unités centrales. Sur place, ils trouveront des écrans, claviers, souris.

Que faire du matériel obsolète ?
La journée permettra de récupérer les ordinateurs anciens. Si nous pouvons leur donner une nouvelle vie, ils seront remis à zéro et entièrement dotés de logiciels libres. Ils seront ensuite distribués à l’épicerie sociale ou au Tri porteur. Si leur réemploi est impossible, ils seront évacués dans la filière des déchets D3E.

Pratique Samedi, de 10h à 17h salle Cornouaille (ancien commissariat). Toute la journée, démonstration et installation de logiciels libres. À 14h, atelier Open Office, la bureautique libre. Entrée libre.

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