Category: Enfance / Education

Financer l’école pour tous et non les cours privés.

commentaires Commentaires fermés
Par , 15 janvier 2009 22 h 16 min

Création d’une entreprise de soutien scolaire à Landerneau

Suite à l’annonce de la création d’une entreprise de soutien scolaire à Landerneau, D.E.S. tient à dénoncer le mode de financement de ces entreprises.

En effet, une déduction fiscale de 50% est offerte aux parents des enfants bénéficiaires de ce type de soutien alors que le gouvernement réduit les postes dans l’Education Nationale (13500 cette année).

Si les conditions d’enseignement étaient meilleures (effectifs allégés notamment), il ne serait pas nécessaire de mettre en place des structures de soutien privées (mais financées par l’Etat) !

D.E.S. appelle au rassemblement pour dénoncer la politique éducative du gouvernement le samedi 17 à 10H30 place du marché.

Crèche communautaire – halte à la privatisation

commentaires Commentaires fermés
Par , 14 décembre 2008 18 h 09 min

Une fois de plus, la communauté de communes poursuit sa politique « à droite toute » et décide, avec l’appui de tous les élus dits de gauche, de privatiser la gestion de la crèche communautaire.

Lors du conseil du 12 décembre 2008, j’ai commencé mon intervention en déclarant que si je voulais être bref je me contenterais de « il y en a marre de cette politique visant à privatiser les services publics ».

Ce qui est grave dans cette affaire est que la communauté de communes se mêle de ce qui ne la regarde pas et ce dont elle n’est pas compétente. Ce sont les communes qui ont la compétence petite enfance et la communauté de communes n’est pas habilitée à s’ingérer dans la gestion des crèches ni d’en déléguer leur gestion. Il s’agit ici d’un grave abus de pouvoir qui foule du pied l’expression démocratique des collectivités locales.

Le minimum aurait été de constituer une commission consultative des services publics dont un des rôles consiste justement à se prononcer en cas de délégation de service public. Cela existe à Landerneau pour le bus et la gestion de l’eau. La communauté de communes est au dessus des lois !

Il faut refuser la privatisation de la crèche communautaire d’entreprise et permettre aux collectivités locales de constituer une structure permettant de gérer en commun cet établissement dont l’ouverture est prévue pour l’automne 2010. Il y a donc assez de temps pour organiser une large concertation qui permettra de définir un mode de gestion public répondant aux attentes nombreuses des parents.

Pour une maison de l’enfance au Tourous

commentaires Commentaires fermés
Par , 19 novembre 2008 18 h 11 min

Alors que la municipalité étudie l’ouverture de 30 places supplémentaires au CLSH (centre aéré) à compter de janvier 2009, Démocratie Ecologie Solidarité estime que ce projet manque d’ambition et ne permettra pas de combler le retard accumulé.

Les bâtiments de l’ancienne école de Trémaria, actuellement partagés entre le CLSH et l’école Diwan, sont à la fois vieux, partiellement vétustes et non adaptés. Toutes les semaines de nombreux enfants sont refusés, si bien que la municipalité a pris la décision de refuser l’accueil des enfants des autres communes. Pour mieux illustrer cette situation il suffit de comparer les capacités d’accueil à Landerneau (80 maximum) avec celles de Saint Thonan (28 places), une commune rurale de moins de 2000 habitants.

Il est clair que l’ancienne municipalité de Jean-Pierre Thomin n’a pas su anticiper et mettre en place un véritable projet pour l’enfance à Landerneau. Il est temps de réaliser, en partenariat avec les communes limitrophes ou bien la communauté de communes, un équipement à la hauteur des attentes de la population.

Centre aéré de Landerneau (CLSH) – il faut agir

commentaires Commentaires fermés
Par , 19 octobre 2008 18 h 17 min

Ce n’est pas 150 euros qu’il faut mais 1 500 000 euros !

Lors du conseil municipal du 17 octobre 2008, la majorité a proposé une mesure « rustine » pour offrir à 4 Landernéens des places au CLSH de La Martyre entre octobre 2008 et Noël 2008. Le coût pour la ville est de 150 euros ! Cette mesure est censée répondre au nombre croissant et important d’enfants inscrits sur la liste d’attente, mais elle ne fera qu’effleurer le problème.

Ce n’est pas de 150 euros qu’a besoin le CLSH de Landerneau, mais probablement 10 000 fois plus.

Revenons quelques années en arrière. Dès que le transfert du CLSH de Kergreis à Trémaria a eu lieu, on savait que le site était saturé et non adapté. C’est à cette époque qu’il fallait préparer l’avenir et créer un centre de loisir digne de ce nom permettant d’accueillir un nombre beaucoup plus important d’enfants et dans de bonnes conditions. Où a-t-on vu qu’on aérait les enfants en les enfermant dans une cour d’école bituminée ?

En janvier 2006, alors que la majorité de l’époque proposait de déclasser une bonne partie de la cour de récréation de l’école du Tourous, DES proposait l’installation sur ce site de services publics en liaison avec la jeunesse et citait nomément le CLSH de Landerneau. L’histoire montre qu’en suivant cette proposition, la ville de Landerneau ne se trouverait pas aujourd’hui dans une situation de pénurie scandaleuse.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Capacité d’accueil Landerneau (15 000 habitants) : 80 places = 0.5 places pour 100 habitants Capacité d’accueil Saint Thonan (1 300 habitants) : 28 places = 2.1 places pour 100 habitants

La municipalité doit se saisir de ce problème de façon urgente pour apporter le service qu’attendent les landernéens.

Orientations petite enfance

commentaires Commentaires fermés
Par , 18 janvier 2008 18 h 19 min

Le débat ouvert ces derniers jours à propos de la petite enfance montre que la situation à Landerneau est critique. Le manque de places est patent et très certainement lié à un défaut de prévoyance de l’équipe sortante. Il y a urgence à réaliser les deux projets, la crèche d’entreprises à Plouédern et la crèche municipale à Landerneau.

L’étude menée par la CAF permet de mesurer l’ampleur de la demande. En 2006, sur 161 pré inscriptions, seulement 25 places ont pu être accordées.

Il est clair que dans le contexte de développement de la population landernéene, ne pas avoir prévu suffisamment de places de crèche a été une grave lacune. Le bon sens aurait voulu que la décision de construire une nouvelle crèche ait été prise en tout début de mandat, et non en fin. Les futurs parents qui bénéficieront de cet établissement attendront l’ouverture jusqu’en 2011 ou 2012. DES avait d’ailleurs déploré ce retard lors du vote de la programmation pluriannuelle, il y a un an en 2007.

Concernant ce nouvel équipement D.E.S. opte sans hésitation pour un service public et non pour le fonctionnement au travers d’une structure indépendante. Cette crèche sera complémentaire de la maison de Pierrot et la Maison de l’enfance gérées par la Farandole avec laquelle le partenariat avec la ville doit se poursuivre. Il faudra également étudier des mesures de rationalisation entre ces structures tant en terme de services que de moyens humains. Le rapprochement entre La Farandole et Don Bosco tel qu’il semble se dessiner aujourd’hui est un sujet de préoccupation pour D.E.S. qui devra être débattu rapidement au sein du conseil municipal.

La crèche d’entreprises de Plouédern (Loc ar Bruc) portée par la Communauté de Communes a d’emblée été saluée par D.E.S. car elle permettra de répondre à une partie de la demande. Le projet se rapprochant de son terme, il est temps de débattre de son mode de gestion. Nous souhaitons que cette crèche soit accessible à tous les salariés des entreprises de la communauté de communes et pas seulement aux salariés des entreprises qui le souhaitent, c’est-à-dire celles qui sont bien structurées avec un comité d’entreprise ou bien disposant de ressources suffisantes. Cette crèche construite par la communauté de communes doit être un service public et non une crèche privatisée de fait.

Le bâtiment de la crèche d’entreprise devrait être construit selon des normes HQE (haute qualité environnementale). Pour poursuivre la logique de la démarche jusqu’au bout, nous avons proposé que la crèche utilise des couches lavables et réutilisables. De grands progrès ont été faits par les fabricants, ce qui a permis de rénover ce concept avec des matériaux économiques et réutilisables. Ce serait une formidable occasion d’en faire la promotion et ainsi de réduire de façon très importante les volumes de déchets. C’est un enjeu pour la collectivité car 200 naissances à Landerneau par an représentent 240 tonnes de déchets de couches non recyclables.

Le programme de D.E.S. comporte un volet sur le centre aéré (CLSH) du fait du manque de places et parce que la structure d’accueil (Trémaria) n’est pas du tout adaptée. Il faut d’ailleurs rendre hommage aux animateurs qui y font un travail admirable dans des baraquements retapés et sur du bitume. Le projet de construction d’un ALGECO en 2009 est une mesure « rustine antidurable », mais pourtant proposée par l’équipe sortante. Nous ménerons rapidement une réflexion sur la construction d’un équipement moderne et adapté. A ce sujet, nous avions proposé qu’une partie de la cour de récréation de l’école du Tourous, soit dédiée à un tel équipement public, car l’endroit était idéal. Par contre le maire ne l’a pas entendu de cette façon et, l’oeil rivé sur la jauge d’augmentation de la population, a préféré privatiser la cour de récréation pour y construire un immeuble.

Vente d’une partie du collège St. Jo

commentaires Commentaires fermés
Par , 10 novembre 2004 17 h 24 min

La vente d’une partie du collège St. Jo nous donne l’occasion de réagir sur ce dossier.

Malgré cette vente, il faut que les landernénens sachent que le compte n’y est pas car rien n’indique qu’ils ne vont pas continuer à payer massivement pour Saint-Joseph jusqu’en 2020.

Rappelons les faits. Pour financer la construction de l’internat et du restaurant de son lycée, l’institution Saint-Joseph a obtenu de la ville qu’elle garantisse ses emprunts. Aussitôt l’investissement réalisé la situation financière s’est déteriorée à tel point que l’institution n’a pu rembourser que la première annuité des emprunts. En situation de cessation de paiement elle a dû se retourner vers la ville pour lui demander de mettre en œuvre la garantie d’emprunt. Ainsi jusqu’en 2020, c’est la ville de Landerneau qui devra rembourser les emprunts souscrits par l’OGEC St Joseph.

Après la vente d’une partie du collège St Joseph (565 000 euros) la dette résiduelle sera d’environ 2 400 000 euros (y compris les intérêts) et rien n’indique qu’elle ne sera pas à la charge des landernéens. Pour bien illustrer l’étendue des dégats, il faut préciser que la vente du collège ne couvrira même pas le montant des intérêts de l’emprunt (870 000 euros).

La dette résiduelle est encore considérable et limite les possibilités d’actions de la ville si elle était contrainte de rembourser l’annuité de 172 000 euros jusqu’en 2020. Pour bien comprendre l’enjeu de cette somme, il faut la comparer avec certaines dépenses actuelles de la ville. L’annuité représente 30% de l’aide sociale, 70 % de sa participation à la Maison pour Tous et des actions jeunesse, … autant dire qu’on pourrait faire beaucoup plus en matière de politique sociale.

Sur ce sujet, il ne faut pas tourner autour du pot et il faut clairement indiquer qu’en accordant cette garantie d’emprunt, la ville a commis une grave erreur, qu’elle a manqué de discernement et qu’elle a agi de façon irresponsable. Aujourd’hui, avec un peu plus de recul, il apparaît que l’argumentation développée par le Maire « on peut considérer que, quelque part, cela ressemble à une avance de trésorerie » n’était qu’un écran de fumée car on ne voit pas vraiment comment l’OGEC et la Congrégation des Frères de Ploërmel pourront rembourser la ville.

Panorama Theme by Themocracy