Category: Déchets

4500 composteurs de jardin à Brest et alentours. Et Landerneau ?

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Par , 10 avril 2009 21 h 37 min

Les exemples de municipalités incitant au compostage individuel se multiplient.

Dans ce domaine Brest a été précurseur.

Pourquoi un ville comme Landerneau qui encourage la construction individuelle est-elle aussi hermétique à cette pratique écologique ?

Mystère.

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Usine de compostage de Pont-Labbé rénovée.

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Par , 7 avril 2009 21 h 41 min

C’est l’usine sœur de celle de Plouédern à Landerneau. Elle aussi avait produit du combusoc. Elle aussi avait été reconvertie en usine de compostage.

Fermée en janvier 2009 pour rénovation, elle devrait reprendre la fabrication de compost en juin.

Ordures ménagères. 3MEUR pour le compostage

En cours depuis la mi-janvier, la réhabilitation de l’unité de compostage de Lezinadou va offrir un compost de meilleure qualité. Une mise aux normes pour plus de 3MEUR.

La démarche à de quoi séduire. Depuis près de 25 ans, le Pays bigouden sud trie et traite ses ordures ménagères avant de stocker ses déchets ultimes. Le tout sur son territoire et sans avoir recours à l’incinération. Installée à Lezinadou, entre le bourg de Plomeur et la pointe de La Torche, l’unité de compostage des ordures ménagères n’offrait pourtant pas le meilleur compost possible. Utilisé par les bulbiculteurs voisins, le produit composé de déchets ménagers comportait des éléments non-organiques. Une mise aux normes nécessaires qui conduit l’établissement public à réhabiliter ses installations vieillissantes de traitement des ordures ménagères.

«Moins d’odeurs»

Arrêtée depuis la mi-janvier, l’ancienne usine a été partiellement rasée. Elle laissera place, dès la mi-juin, à une nouvelle unité de compostage. «Pour l’essentiel, nous avons conservé la fosse et le bio-réacteur», explique Daniel Gloaguen, le vice-président de la communauté de communes en charge du traitement des ordures ménagères. La nouvelle usine permettra un criblage plus fin des déchets, après trois à quatre jours de maturation dans le bio-réacteur. Le compost en sortira aux nouvelles normes en vigueur. Une remise aux normes qui s’accompagnera d’un agrandissement des surfaces de stockage nécessaires au retournement du compost. «Il évite les mauvaises odeurs. C’est pourquoi nous sommes en discussions avec la commune de Plomeur. À terme, il y aura moins d’odeur à l’épandage», annonce Jean-Paul Stanzel.

Solidarité

Un président soucieux de rentabiliser ses installations. Comme l’usine voisine de co-compostage dont l’utilisation est optimisée grâce au traitement des boues d’épuration de la ville de Lorient, la nouvelle usine de Lezinadou – d’une capacité de 20.000 t dont 14.000 t d’ordures ménagères du Pays bigouden sud – accueillera les ordures ménagères extérieures au Pays bigouden sud. «J’espère que d’autres collectivités joueront le jeu pour nous permettre d’amortir au mieux l’outil». Près de 1.000t de poubelles rejoignent chaque mois, le temps des travaux, l’usine d’incinération de Concarneau, dans le cadre d’un accord. Sans attendre, l’investissement de plus de 3MEUR (dont une subvention de 10% du conseil général) a conduit la communauté de communes à augmenter de 7% la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. En attendant une remise à plat du financement de la filière déficitaire d’un million d’euros. De nouvelles hausses sont à prévoir.

Jean Le Borgne (Le Télégramme du 17 mars 2009)

Souhaitons que celle de Plouédern soit à nouveau en fonctionnement à la même date.

Des composteurs à Saint-Méen. A quand à Landerneau ?

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Par , 3 avril 2009 21 h 47 min

Pour alléger les poubelles de 30% la municipalité de Saint-Méen propose aux usagers des composteurs moyennant une caution de 10 ou 20 euros.

Une initiative à saluer.

A quand dans la communauté de communes de Landerneau-Daoulas ?
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La saga des déchets.5. Opération composteurs.

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Par , 14 mars 2009 21 h 25 min

1993. L’usine de Plouédern ne fabrique plus du combusoc mais du compost.
Mais quel compost ? L’association “Landerneau-Ecologie” préfère celui fait maison.

Sans collecte sélective, pas de compost de qualité.

On doit se souvenir que l’usine de Plouédern n’avait pas été conçue pour le compostage mais pour la fabrication d’un combustible : le combusoc.
Apès l’arrêt du combusoc, la fabrication de compost aurait nécessité une refonte totale de l’usine et une modification complète du mode de collecte. Résultat : le compost n’en était pas vraiment un.

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Pour un compost “maison”

Rapidement, Landerneau écologie informait ses concitoyens de l’intérêt du compostage individuel.

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Que mettre au composteur ?

nono02Non, Nono, on n’y met pas la peau de saucisson, ni les restes de viande ou de poisson. Inutile d’attirer les rats.

Passer de la théorie à la pratique.

Ce n’est pas tout d’en parler, il faut tester et faire tester. Landerneau-écologie a l’idée de commander à l’entreprise Graf une série de 28 premiers composteurs de 280 litres afin de les proposer aux landernéens.

Deux modèles sont possibles. L’un vert, l’autre noir en matière recyclée.

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15 ans plus tard ils sont encore en parfait état.
Les composteurs sont présentés sur le marché de Landerneau et trouvent rapidement acquéreurs au prix coûtant (le fabriquant a même fait une belle réduction promotionnelle). Il faudra rapidement faire une deuxième commande.

anecdote : présent sur le marché, le maire de Landerneau s’en prend verbalement aux militants qu’il accuse de chercher à faire concurrence à “son” usine de compostage.

Informer

L’autre moment fort de la campagne des composteurs consiste en une réunion d’information sur le compost et sa fabrication animée par Goulven Thomin, agriculteur bio à le Roche-Maurice.

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Une expérience suivie ailleurs, mais pas à Landerneau.

L’idée a fait son chemin, par exemple à Brest :
Extrait d’un article de Ouest-France :

La piste du compost. 4 500 composteurs individuels ont été distribués sur BMO en dix ans. Plus de 19 foyers sur 20 jettent donc aux ordures ménagères toutes ces pelures, trognons, restes de repas biodégradables qui pèsent un quart des poubelles. Un quart qui représente de coûteuses collecte et incinération, alors qu’en même temps les ventes de terreau progressent. Certes il est difficile de stocker des déchets organiques en appartement. L’association Vert le jardin teste un composteur en ville, à Kerangoff, devant le Jardin bleu. « Dans les jardins partagés, on en manque » assure son représentant Michel Campion. Pas question de généraliser pour l’instant. « Il n’est pas question de ramassage lourd. Plutôt de réduction à la source », selon Pierre-Yves Clavier, directeur adjoint au service propreté déchets de BMO.

Voir aussi le site Le jardin bleu pour les composteurs collectifs.

Ou encore ce qui se fait à Rennes :
Rennes : des composteurs au pied des immeubles (28/09/2007)

Le 6 septembre, Rennes Métropole a signé une convention de mise en place de composteurs collectifs dans les immeubles en copropriété avec la confédération nationale des administrateurs de biens (CNAB). L’agglomération s’engage à fournir gratuitement un composteur collectif pour les immeubles en copropriété, des bio-seaux et guides du compostage pour chaque foyer. À ce jour, Rennes Métropole compte 25 composteurs collectifs installés. Sur les 900 logements concernés, 295 foyers se sont engagés dans la démarche, soit un taux de participation d’environ 35 %. L’agglomération propose également des formations de maître-composteur aux habitants qui le souhaitent et assure un suivi technique du composteur sur une période de six mois. Les formations sont dispensées par le centre d’information sur l’énergie et l’environnement (CIELE). Les membres volontaires de la CNAB s’engagent, de leur côté, à promouvoir le compostage collectif.

Et a communauté de communes de Landerneau ?

Elle refuse obstinément de suivre ce chemin. Les quelques composteurs qu’elle propose discrètement à la vente sont même plus chers que ceux que l’on peut trouver en magasin !

C’est ce que devaient constater les participantes et participants à la réunion organisée par DES en Mars 2009 à l’occasion de la mise à enquête publique du plan départemental de traitement des déchets.

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Ne faudrait-il donc pas organiser une nouvelle “opération composteurs” ? La question est posée.

A suivre : La saga des déchets.6.Langazel fête les trente ans de son action pour la Nature.

La saga des déchets.4. Irvillac échappe à une décharge.

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Par , 13 mars 2009 16 h 13 min

Novembre 1990. Un tri mal fait entraîne beaucoup de refus à l’usine de traitement des déchets de Plouédern (voir les chapitres précédents de la saga des déchets).

Faute de centre d’enfouissement proche ils sont expédiés en Mayenne à un prix de plus en plus élevé.

Il manque une site de collecte dans le Finistère, d’où l’idée conjointe du maire de Landerneau : une décharge à Irvillac sur des terrains appartenant au maire de cette commune.

Faut-il des sites de traitement des déchets ultimes dans le Finistère ?
La question se posait en 1990 comme elle se pose encore aujourd’hui.
La réponse est naturellement Oui. Et il en faudrait même plusieurs.
Pour cela :

  • il faut qu’ils soient situés dans un endroit accessible, en particulier à proximité des “quatres voies” qui drainent le nord et le sud.
  • considérés comme des installations industrielles (caissons étanches, récupération des eaux de lessivage et des gaz de fermentation… ) dont la place pourrait être ces zones d’activité qui jalonnent déjà les voies express.
  • accompagnés d’une politique de réduction massive des déchets et d’un tri efficace.

Pourquoi un site d’enfouissement pour le SIVOM de Landerneau ?
En l’année 1990, avec l’arrêt du combusoc, le taux de refus est passé de 15% à 50% à l’usine de Plouédern. Or, faute d’une autre solution, ces refus qui représentent 12 000 tonnes, sont expédiés près de Laval. L’idée d’un centre de traitement de ces refus se pose donc.

A Langazel, il était prévu un stockage en surface. C’est l’idée d’un centre d’enfouissement qui se précise alors.

Dans l’article ci-dessus de novembre 1990 le lieu proposé pour le site n’est pas précisé mais bientôt il est connu : Irvillac.

Pourquoi à Irvillac ?
Irvillac n’est pas particulièrement près de Plouédern et qui a pratiqué la route entre Landerneau et Irvillac sait qu’elle est agréable mais bien sinueuse et bien étroite.

Mais… le maire de Irvillac dispose de terrains disponibles et de qualité agricole médiocre. Va donc pour Irvillac !

Naturellement cela crée un choc dans une population qui a choisi de vivre dans une commune dont l’éloignement des axes principaux de circulation est compensé par un cadre de vie agréable. D’autant plus que le site projeté est particulièrement sensible sur le plan du paysage.

Un comité de défense se met en place, des réunions voient arriver un public de plus en plus nombreux. L’association “Landerneau-Ecologie” y est invitée et constate, en plus d’un choix géographique mal adapté, une géologie qui l’est tout aussi peu. Les schistes du sous-sol sont loin d’avoir l’imperméabilité souhaitée.

Deux ans et quelques manifestations plus tard le projet est “toujours gardé sous le coude”, dit le maire de Landerneau, mais il est clair que la mobilisation l’a fait reculer.

Morlaix, un vieux serpent de mer

On reparle en cette année 2009 d’un site d’enfouissement à Morlaix. C’était déjà le projet alternatif des années 90. Lui aussi combattu par la population locale.

Promesses de ministre

En septembre 1993, Michel Barnier, alors ministre de l’environnement, promettait une “décentralisation en matière d’environnement”. On sait ce qu’il est advenu de cette belle promesse, la Bretagne n’ayant même pas obtenu la “compétence eau” qu’elle revendiquait pendant le récent mandat.

“Il ne faut pas mentir aux français” déclarait-il devant les industriels réunis à la Baule ” Nous aurons besoin de stockage de déchets ultimes, répartis d’une manière équilibrée sur l’ensemble du territoire”.

En particulier il en promettait un par région pour les déchets industriels spéciaux. En Bretagne on l’attend toujours.

Moins d’autoroutes et plus de stations d’épuration, disait-il.

Michel Barnier avait au moins le sens des belles phrases :

“A l’avenir, il faudra sans doute moins faire d’autoroutes et plus de stations d’épuration.” osait-il déclarer.

15 ans plus tard on continue a vouloir construire routes et autoroutes (y compris à Landerneau où une pénétrante sud menace à nouveau) et la France est sous le coup d’une menace de sanction européenne pour insuffisance de stations d’épuration.

Quant aux centres de stockage des déchets on les attend toujours et la dernière fois que l’on a vu Michel Barnier en Bretagne c’était pour cèder devant les manifestations violentes des pollueurs et renoncer à lutter contre la pollution de l’eau en ordonnant la fermeture de captages, en particulier sur l’Horn.

Quinze ans ont passé et toujours pas de décharge de classe 1 en Bretagne. Rendez vous en 2025 !

A suivre : La saga des déchets.5. Opération composteurs.

Landerneau-Daoulas : les plus mauvaise déchetteries du département ?

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Par , 8 mars 2009 21 h 54 min

La déclaration de Philippe Gourtay, ex-gardien de la déchetterie de Daoulas, suite au procès qu’il a gagné contre son ancien employer, nous rappelle que les déchetteries de la communauté de communes de Landerneau-Daoulas sont probablement celles qui atteignent les moins bonnes performances du département.

  1. Mauvaise performance sociale Cela fait des années que Démocratie Ecologie Solidarité demande à la communauté de gérer en régie directe ses deux déchetteries et de pérenniser les emplois. La politique choisie par la communauté de communes n’a pas permis de former une équipe animée par des perspectives. Le point d’orgue de ce désastre a été le jugement récent devant la cours d’appel de Rennes gagné par l’ex-gardien.
  2. Mauvaise performance technique En comparant les performances de nos deux déchetteries (Plouédern et Daoulas) avec les autres déchetteries du département, on prend conscience du retard accumulé par la communauté de communes de Landerneau Daoulas :

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(*) données de 2005 issues du plan départemental des déchets et du rapport de la CCPLD

Dans le même temps, la CCPLD accueille des tonnages très importants majoritairement en provenance des professionnels :
tableau2-ee2f3(*) données de 2005 issues du plan départemental des déchets et du rapport de la CCPLD

Et pourtant année après année les redevances payées par les professionnels se réduisent comme peau de chagrin ce qui vient approfondir le gouffre financier de ce service. Est-ce cela une bonne gestion ?
Il n’est que temps de prendre des décisions visant à réorganiser les déchetteries en prenant en compte la dimension sociale et l’efficacité des moyens. DES propose de mieux séparer les déchets professionnels de ceux du grand public et plaide pour une gestion en régie directe qui permettra de valoriser les compétences des gardiens.

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