Nouvelle pollution de l’Elorn

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Par , 27 avril 2005 16 h 57 min

Lettre au Président du SIVU

Monsieur le Président,

Une nouvelle fois, nous apprenons par la presse que les incidents entraînant la fermeture de l’usine de Pont ar Bled se multiplient à un rythme élevé. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’incidents mais d’évènements graves qui concernent non seulement la qualité biologique de la rivière avec destruction de la faune, mais qui touchent aussi directement la sécurité de la seule source d’approvisionnement d’un bassin de population de plus de 300 000 habitants et de la totalité des habitants desservis par le SIVU.

Une nouvelle fois, seules les associations de protection de la nature se font l’écho de ces accidents, et une nouvelle fois les élus en charge de responsabilités se taisent et ne réagissent pas.

Combien de fois les associations de protection de la nature se sont adressé aux collectivités pour qu’elles portent plaintes afin de faire cesser ces pollutions ?

Après avoir dépensé des sommes considérables pour les programmes Bretagne Eau Pure, il est temps que les consommateurs d’eau qui ont financé l’essentiel des subventions destinées au monde agricole, voient des résultats. Il est temps de mettre fin à l’irresponsabilité de certains éleveurs porcins qui entraînent plusieurs fois par mois la fermeture de l’usine de Pont ar Bled.

Face à cette situation d’urgence, je suggère que vous réunissiez le comité syndical pour étudier la riposte à ces accidents à répétition.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations les meilleures.

Pour une vraie politique de gestion des déchets

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Par , 21 avril 2005 16 h 51 min

Les récentes décisions du SIVALOM et les déclarations de son président, Jean-Pierre Thomin, appellent de la part de D.E.S. quelques remarques.

Tout d’abord, la décision de relooker l’usine de St Eloi était attendue depuis des années tant l’état de délabrement apparent du site est patent. Il n’y a donc pas lieu de pavoiser sur cette décision, mais plutôt de rester dans ses petits souliers et d’agir rapidement.

Cependant, le problème principal de l’usine ne réside pas dans son apparence, mais dans sa fonction et son devenir pour lequel aucune réponse ou même piste ne sont données. Rappelons, que depuis sa mise en service pour le compostage elle n’a fait l’objet d’aucune modernisation significative ce qui la conduit à être aujourd’hui pratiquement à bout de souffle. Cette politique visant à ne pas définir un horizon clair, s’est traduite par le départ de certains de nos partenaires comme Plabennec et ne nous a pas permis d’accueillir d’autres communautés comme celle du Pays Léonard. Ces communautés n’avaient sans doute pas été convaincues par les équipements du SIVALOM et avaient sans doute remarqué l’absence de vision d’avenir.

Sur ce point ce ne sont pas les déclarations lénifiantes du président du SIVALOM qui nous rassurent, puisque année après année, il assure qu’une réflexion permanente sur le devenir de l’usine est en cours. Or dès 1996, l’association D.E.S était intervenu pour la modernisation du site. Aujourd’hui, il ne s’agit plus de réfléchir, mais d’agir rapidement.

Pour D.E.S, en matière de gestion des déchets dans le Pays de Landerneau-Daoulas, parler de l’usine de St Eloi occulte le véritable enjeu. L’essentiel n’est-il pas de mettre en place une politique de réduction des déchets produits et récoltés ? Ainsi à Landerneau on collecte plus de 300 kg par habitant et par an, tandis que les communes qui ont fait les efforts nécessaires atteignent des chiffres inférieurs à 100 kg par habitant. Voila le véritable enjeu ! Il est temps que la communauté de communes mettent en place une politique conduisant à de tels résultats. Pour y parvenir, il faudra y consacrer plusieurs années. Des solutions existent qui ont fait leur preuve. Elles concernent des actions liées à la collecte, soutenues par une communication adaptée et encouragées par le paiement d’une redevance liée aux quantités de déchets produits par chacun et non d’une taxe injuste.

Petit à petit nos idées font leur chemin. La communauté de communes a fini par mettre en place une collecte sélective, gageons qu’elle mettra en place une politique de réduction des déchets collectés.

L’éolien otage du lobby nucléaire

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Par , 2 avril 2005 17 h 43 min

L’histoire se répète. Si les énergies renouvelables, et l’énergie éolienne en particulier, ne se sont pas développées en France, c’est parce que le lobby du nucléaire s’est employé à casser toute initiative en ce sens. Il récidive. En imposant le plancher de 20 mégawatts (soit une vingtaine d’éoliennes sur le même site) pour un achat à prix majoré, la majorité UMP vient d’enterrer tout projet breton. Dans notre paysage où s’imposent à la fois de protéger les sites et de répondre au bien être des habitants riverains, de telles concentrations d’éoliennes ne sont pas envisageables. Par contre les lieux ne manquent pas où des projets de dimension raisonnable ont leur place. D’autre part la demande existe dans la population comme l’a confirmé la réunion sur les énergies renouvelables qui s’est tenue à Landerneau à l’initiative de DES et S-Eau-S..

On nous parle de préserver les paysages. Mais les préserve-t-on en regroupant plus de 20 éoliennes au même endroit ? Les préserve-t-on en installant des centrales nucléaires sur des côtes magnifiques ou en alignant des pylônes de lignes à Haute Tension au dessus du boccage et des habitations ? La réalité est que le lobby pro nucléaire n’accepte aucune concurrence, aussi minime soit-elle. Pendant que l’Allemagne produit 16000 mégawatts éoliens, la France dépasse à peine les 500 mégawatts. Mais pour les nucléocrates c’est encore trop. Il faudra donc relever le défi au niveau régional et local. Il faut d’abord que la pression publique amène ce pouvoir à revenir sur sa décision. Il faudra ensuite que les collectivités locales prennent le relais. Les communautés de communes, les Pays, doivent être à l’initiative de réalisations éoliennes, ou d’autres production d’énergie renouvelable, dans le cadre de services publics locaux de l’énergie. Regroupées, les collectivités locales auront alors le pouvoir de négocier avec EDF le prix d’achat valorisant que leur refusent aujourd’hui les députés de la majorité et le gouvernement.

Défendre l’éolien

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Par , 1 avril 2005 17 h 44 min

Motion Conseil municipal Landerneau
L’avenir de la filière éolienne est menacé par un amendement d’un député UMP de Loire-Atlantique.

Cet amendement prévoit que seules les très grandes installations éoliennes d’une puissance supérieure à 20 MW pourraient bénéficier du tarif d’achat préférentiel prévue pour les énergies renouvelables. Si cet amendement était retenu, il condamnerait de nombreux projets en Bretagne.

En conséquence, le conseil municipal de Landerneau condamne cet amendement et se prononce d’une part pour le développement des énergies renouvelables et d’autre part pour la mise en place d’une politique d’économie d’énergie indispensable pour renoncer au programme de relance de production électronucléaire en France et pour réunir les critères retenus par le protocole de Kyoto.

En effet, la France accuse un retard important dans ce domaine par rapport à certains grands pays européens. Il faut donc accélérer le programme d’installations d’éoliennes si l’on veut respecter la directive européenne qui fixe à la France un objectif de 21% d’électricité produite à partir de sources d’énergie renouvelables dans la consommation brute d’électricité.

Le conseil municipal de Landerneau estime que ces projets d’éoliennes doivent naturellement se faire dans la concertation avec les riverains, dans le cadre d’un plan départemental cohérent, pour éviter toute anarchie dans leur implantation.

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