Category: Eau

Comment revenir à une eau en gestion publique ?

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Par , 24 avril 2010 9 h 08 min

C’est le thème du débat organisé à Brest le 29 avril à 20 h 00 à la maison des syndicats (Harteloire).

Cette soirée est basée sur les témoignages d’Anne Le Strat (élue de Paris en charge de l’eau) et de Daniel Bosquet (ex-élu de Cherbourg) qui sont chacun à l’origine de la reprise en gestion publique de l’eau à Paris et à Cherbourg.

Cette soirée fait suite à un débat qui a eu lieu en mars et où Danielle Mitterand avec Jean-Luc Touly ont expliqué pourquoi l’eau devait être gérée dans l’intérêt général et non pour des intérêts particuliers. N’a-t-il pas été démontré que l’eau privée est 30% plus chère que l’eau publique ?

Durant cette soirée qui s’est déroulée dans une salle comble à Brest, le choix entre la régie publique et la délégation de service public a été placé dans une perspective politique. Par exemple, si à Landerneau, en 2012, les élus décidaient de reprendre la main à la fin du contrat de Véolia, ils montreraient leur attachement à la qualité du service public et montreraient aussi leur opposition à la main-mise des multinationales de l’eau dont les stratégies commerciales sont connues et conduisent à des inégalités dramatiques au détriment des plus pauvres dans les pays du sud. Il est temps qu’en temps qu’usagers de l’eau nous sessions d’enrichir ces empires économiques et par voie de conséquence de les renforcer.

A Landerneau, la ville a pu reprendre l’assainissement en régie. Cela a permis de baisser le tarif pour les usagers et à la ville d’engranger des bénéfices utiles pour les futurs travaux. Si la ville n’avait pas pris cette décision, nous aurions assisté à l’évasion des bénéfices au profit des actionnaires boursiers. Ce qui a été possible pour l’assainissement des eaux usées peut se faire pour l’eau potable.

Puisque la municipalité de Landerneau et le SIVU donnent l’impression de se désintéresser de cette question, rendons-nous à Brest pour poursuivre la discussion.

Rendez-vous devant le Familly, le jeudi 29 avril à 19 h 15.

A quand un débat sur l’eau à Landerneau ?

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Par , 7 avril 2010 23 h 54 min

Jean Luc Touly et Danielle Mitterand à BrestAlors que le contrat avec VEOLIA prend fin en 2012, la municipalité de Landerneau donne l’impression de se désintéresser de l’avenir de la gestion de l’eau. C’est pourtant une occasion de développer les services publics et d’instaurer une gestion limpide. L’eau privée n’a-t-elle pas la réputation d’être 30% plus chère que l’eau publique ?

Si chez nous c’est le calme plat, il faut savoir qu’à Brest le débat est actif. Les conférences se succèdent. Le prochain épisode verra l’intervention d’Anne Le Strat, une conseillère de Paris, qui expliquera comment il a été possible de reprendre la gestion publique de l’eau à Paris, alors que Veolia et la Lyonnaise des eaux se partageaient le marché depuis des décennies.

Récemment, Danielle Mitterand et Jean-Luc Touly ont fait la démonstration que l’eau n’était pas une marchandise et qu’elle devait être gérée exclusivement dans l’intérêt général et non pour des intérêts particuliers. L’analyse faite par la fondation France Libertés montre la nécessité de sortir l’eau des arcanes de l’OMC. Les États doivent inscrire l’accès à l’eau pour tous dans leur constitution et doivent remplacer la logique de la rentabilité par celle de l’intérêt général.

Le modèle français de privatisation de l’eau est malheureusement souvent pris en exemple par l’OMPC pour les pays du sud au détriment des plus pauvres. Pour combattre ceci, il est de la responsabilité des citoyens français de reprendre en main leur gestion de l’eau afin de ne pas contribuer à l’enrichissement des multinationales et leur donner encore plus de pouvoir de prédation.

A Landerneau la gestion publique de l’assainissement a fait ses preuves. Si les élus de gauche et de droite qui gèrent en commun le SIVU ne voyaient pas l’intérêt évident de la reprise en gestion publique de l’eau, nous pourrions considérer qu’ils feraient preuve d’un dogmatisme absolu.

Tambour de Ville – Landerneau Avril 2010

Appel de France Libertés aux maires de France pour une gestion publique de l’eau

Eau. De la privation à la privatisation

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Par , 28 avril 2009 22 h 44 min

Le vendredi 24 avril, à la salle municipale quai de Léon à Landerneau, l’association S-eau-S a organisé une soirée commençant par la projection du film “L’or bleu”, de Damien de Pierpont, suivie d’un débat sur la privatisation de l’eau en France et dans le monde. Une soirée riche en échanges en présence d’une quarantaine de personnes.

scannedimage-22-2A lire sur le site de S-eau-S

Odeurs et couleurs de printemps en Bretagne

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Par , 7 avril 2009 7 h 15 min

Le printemps en Bretagne ce sont les odeurs et les couleurs.

Le parfum enivrant du lisier, l’orange vif du roundope*.

Et tout cela pendant le semaine du développement durable, celle sans pesticides ou celle de la protection de l’eau dans le monde…

Deux articles à lire sur S-eau-S

Odeurs de printemps en Bretagne : 28 enfants intoxiqués par les gaz d’un épandage de lisier.
Couleurs de printemps en Bretagne : l’orangé éclatant du roundope*

Suez. Les amitiés particulières du maire de Brest

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Par , 28 mars 2009 7 h 20 min

Une convention d’un million d’euros. Sur fond d’échéance en 2012 de l’actuel contrat sur l’eau entre Véolia et BMO.

C’est le sous-titre d’un article paru dans Ouest-France et annonçant le versement de 150 000 euros par an pendant cinq ans, par Suez, à la société d’économie mixte qui gère Océnanopolis et est présidée par François Cuillandre, maire socialiste de Brest.
L’Environnement, et en particulier la biodiversité, est le nouvel habit Vert de Suez. La méthode est simple : arroser à tout-va les fondations, associations, musées… qui acceptent ainsi de se faire les porte-drapeau du lobby. Depuis sa fusion avec GDF, Suez en a les moyens et ne manque pas de clients.

Dernier en date la SOPAB, société d’économie mixte qui gère plusieurs équipement brestois dont Océanopolis, le musée de la mer brestois.

Ce sont donc 150 000 euros par an qui seront mis dans la corbeille de la mariée par Suez.
Voir la suite de l’article sur le site de S-eau-S

Daoulas abandonne son eau au privé

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Par , 12 mars 2009 7 h 26 min

Alors que de plus en plus de municipalités décident de reprendre la gestion publique de l’eau, nous apprenons, par la presse locale, que la commune de Daoulas a décidé laisser l’entreprise privée Véolia continuer à gérer son eau.

Nouvelle contradiction entre une majorité municipale qui se dit “à gauche” et donc favorable aux services publics mais qui, sur le terrain, abandonne au privé la gestion d’un des plus importants services à la population.

Un argument inacceptable

La reprise en régie directe “nécessiterait trop d’implication du personnel communal” aurait dit le maire. Pourtant chacun sait qu’un retour en régie se fait par intégration volontaire des employés du privé ou par de nouveaux recrutements et non par une charge de travail supplémentaire assurée par le personnel existant.

Il aurait pu dans ce domaine prendre les conseils de son collègue de la communauté de communes de Lanvollon-Plouha qui a parfaitement réussi son retour en régie et qui s’en félicite.

Le minimum aurait été de faire réaliser une étude par un cabinet spécialisé sur la faisabilité de la reprise en régie. Ne serait-ce que pour avoir un terme de comparaison financière vis à vis du candidat fermier.

Bien sur cela demande un effort, mais la satisfaction d’avoir agi pour le bien public ne le vaut-il pas largement ?

Saluons au passage la seule élue qui, étant favorable au retour en régie, n’a pas participé au vote, même si la clarté aurait demandé qu’elle vote contre. On sait qu’il est parfois difficile de résister à la pression du groupe.

Une gestion qui mériterait pourtant d’être surveillée.

Si on en croit les chiffres du communiqué, un ménage consomme 108 m3 d’eau par an à Daoulas. Chiffre étonnant quand on sait que, à Landerneau, ce chiffre est de l’ordre de 80 m3 par an. Comme les habitants de Daoulas ne sont sans doute pas plus gourmands que ceux de Landerneau, on peut penser que le chiffre mériterait d’être vérifié.

On apprend aussi que deux captages de la commune ont été abandonnés. C’est vrai, abandonner ses captages et confier la gestion de l’eau au privé, c’est tellement plus facile !

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Eau. La gestion au privé déçoit les Verts

« Alors que de plus en plus de municipalités décident de reprendre la gestion de l’eau, la commune de Daoulas a décidé de laisser l’entreprise privée Veolia continuer à gérer son eau.

Il est surprenant qu’une majorité municipale de gauche, et donc favorable aux services publics, abandonne au privé la gestion d’un des plus importants services à la population », estime Serge Borvon, porte-parole des Verts du pays de Landerneau-Daoulas. « La reprise en régie directe nécessiterait trop d’implication du personnel communal, aurait dit le maire. Pourtant, un retour en régie se fait par intégration volontaire des employés du privé ou par de nouveaux recrutements et non par une charge de travail supplémentaire assurée par le personnel existant.

Le minimum aurait été de faire réaliser une étude par un cabinet spécialisé sur la faisabilité de la reprise en régie », pense Serge Borvon. « Ne serait-ce, ajoute-t-il, que pour avoir un terme de comparaison financière vis-à-vis du candidat fermier ».

« Selon les chiffres, un ménage consomme 108m³ d’eau par an à Daoulas. Chiffre étonnant quand on sait que, à Landerneau, ce chiffre est de l’ordre de 80m³. Comme les habitants de Daoulas ne sont sans doute pas plus gourmands que ceux de Landerneau, le chiffre mériterait d’être vérifié », note le porte-parole des Verts. Il trouve aussi dommage que « deux captages de la commune ont été abandonnés ».

Le Télégramme – Daoulas – 18/03/2009

Gestion de l’eau. La réaction du maire

Suite à l’article paru dans notre édition du 18 mars, Jean-Claude Le Tyrant, maire de Daoulas a souhaité réagir aux déclarations de Serge Borvon des Verts. « La consultation du compte rendu du conseil municipal du 23 février aurait évité des affirmations erronées. Actuellement, le service public de l’eau est géré par Veolia en délégation de service public. Ce contrat arrive à échéance en février 2010.

« Entraîner un prix plus intéressant »

« M.Borvon indique que la commune aurait dû lancer une étude auprès d’un cabinet spécialisé sur l’opportunité d’une gestion directe par la commune. Une étude a été commandée à la Direction départementale de l’équipement et de l’agriculture sur les avantages et inconvénients de cette gestion directe.

En effet, même si le conseil municipal est sans doute majoritairement favorable à la gestion directe, encore faut-il que cela entraîne, pour l’usager, un prix plus intéressant. Dès lors, il est apparu pertinent d’attendre d’avoir des éléments chiffrés sur les deux modes de gestion avant de se prononcer de manière définitive à l’automne. C’est dans cette optique que le conseil municipal a décidé de lancer, dès à présent, la procédure de renouvellement de cette délégation de service public.

« Quant à la désaffectation des deux captages, celle-ci a été décidée il y a plus de 15 ans à la suite d’une enquête. La teneur en nitrates pour celui de Guernévez, en limite d’Irvillac, les contraintes de protection pour celui de Kéranglien, situé en zone urbaine, conjugués au débit insuffisant de ces deux captages expliquent leur abandon.

« Enfin, la consommation moyenne d’un ménage à Daoulas est de 72 m³ et non 108 m³ comme indiqué. La problématique de l’eau est capitale et j’invite M.Borvon à me rencontrer pour en discuter ».

Le Télégramme – Landerneau – 21/03/2009

Notre commentaire

La Direction départementale de l’équipement et de l’agriculture ne peut être considérée comme une référence en matière de gestion de l’eau quand on voit sa responsabilité dans la dégradation de la qualité de la ressource. C’est elle qui accepte toutes les demandes d’extension ou de régularisation des exploitations polluantes dans notre région. Ses votes sont régulièrement conformes aux désirs des lobbies.

Par ailleurs ce conseil peut-il ignorer que toutes les études menées par des organismes officiels indiquent que la gestion privée correspond à des prix de 20 à 30% supérieurs à ceux de la gestion publique ?

Que penser, par ailleurs, d’un conseil municipal “sans doute majoritairement favorable à la gestion directe” mais qui vote la délégation au privé ? Qu’il s’affiche “de gauche” en menant une politique “de droite” à l’image de la politique menée à la communauté de communes de Landerneau-Daoulas !

72 m3 par an et par ménage à Daoulas ? Parfait, encore mieux qu’à Landerneau mais il aurait été bon de demander à la presse de rectifier le chiffre précédemment annoncé.

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Et si la réflexion était encore à l’ordre du jour ?

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Aurait-on visé juste ?

C’est ce que l’on peut penser en lisant la réaction courroucée du maire de Daoulas qui occupe près de la moitié de la première page de Cap Finistère, le journal du Parti Socialiste du 17 avril 2009.

“Eau : attention au simplisme”, tel est le titre de l’article avec pour chapeau : “comment faire la distinction entre une commune de droite et une commune de gauche ? C’est très simple, nous explique certains à gauche ou chez les Verts : “Il suffit de regarder comment est gérée l’eau. Si c’est en régie, c’est une commune de gauche, si c’est une délégation de service publique, c’est une commune de droite”.

Question simplisme, l’auteur de l’article semble s’y connaître car, pour qui sait lire, tel n’a évidemment pas été le contenu du communiqué des Verts.

Leur communiqué apportait, au contraire, au crédit de la gauche d’être réputée être pour la défense des services publics. Sans doute avaient-ils tort et auraient-ils dû exprimer avec plus de force l’idée que, de plus en plus, il n’y a plus de différence entre gauche et droite en matière de renoncement à la gestion publique des affaires de la cité.

L’article se termine par :
“La conclusion de cette affaire interviendra à l’automne. comme à Brest et à Quimper, le choix des élus socialistes ne sera guidé que par un critère : la qualité et le prix du service rendu à la population.”

Ce qui revient clairement à dire que la nature publique du service n’est plus un critère de choix pour une municipalité socialiste. Nous n’inventons donc rien !

A contrario faut-il considérer qu’une municipalité qui confierait la gestion de l’eau au privé considèrerait que le service public est incapable de fournir un service de qualité à un prix compétitif ?

La question nous la posons au conseil municipal de Daoulas et à son maire.

Nous sommes cependant satisfaits de constater que notre initiative a amené la Parti Socialiste à aborder le problème de la reprise de la régie publique de l’eau dans les principales villes du Finistère.

Sans doute ses dirigeants auraient-ils pu éviter de le faire à travers une polémique mais au moins le débat est-il lancé en son sein. A ses militants et militant(e)s de manifester à présent leur attachement aux services publics.
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