Category: Energie

Turbines à combustion de Dirinon et Brennilis. Les pompiers du réseau.

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Par , 8 octobre 2014 13 h 49 min

Dans le cadre des journées électriques, EDF invite, samedi, à une visite du site des turbines à combustion de Dirinon. Depuis le mois de mai, des ruches y sont également installées, « pour l’image ».

Landerneau Turbines à combustion. « Les pompiers du réseau »

8 octobre 2014 / Karine Joncqueur / Le Télégramme.

http://www.letelegramme.fr/images/2014/10/08/loic-jezequel-chef-du-site-des-turbines-a-combustion-de_2106665_453x405.jpg?v=1

Loïc Jézéquel, chef du site des turbines à combustion de Dirinon, annonce la journée portes ouvertes, samedi.

Le site des turbines à combustion de Dirinon existe depuis 1981. Quel est son rôle ?

« Nous sommes, essentiellement, ce que l’on appelle les pompiers du réseau. Nous ne fonctionnons que quelques centaines d’heures par an. Nous sommes là pour faire un appoint en cas de panne sur le réseau électrique breton. Vu le contexte en Bretagne, nous tournons en hiver. On nous demande d’être disponibles en permanence, 24 heures sur 24, et de pouvoir démarrer rapidement.

Nous sommes quatre à travailler sur ce site où se trouvent deux turbines à combustion. Un chef de site, un coordinateur technique et deux techniciens d’exploitation. Et quatre personnes qui s’occupent de la maintenance, ici et sur le site de Brennilis (trois turbines à combustion) ».

Cette centrale fonctionne avec du fioul. Quelle est sa consommation ?

Il faut compter 25 m³ par heure et par machine. C’est un fonctionnement très ponctuel. Ces machines seraient à bout de fonctionnement en 2015… Voilà. Mais par rapport aux travaux que l’on a faits, pour une question de rentabilité, on table plutôt sur 2020.

La centrale à gaz de Landivisiau peut-elle vous faire concurrence ?

Nous ne sommes pas sur les mêmes créneaux. Nous, nous allons rester sur de l’appoint. Il n’y aura pas de concurrence forcément entre les deux, sachant qu’en une demi-heure nous atteignons une pleine puissance. Nous avons vu, lors d’hivers, récents, que le réseau avait eu des difficultés à fournir la Bretagne en électricité.

Que faut-il faire pour y remédier ?

Là, ça rentre un peu dans la politique. Il faut faire baisser la consommation, isoler les maisons…

Quel est le but de ces portes ouvertes, samedi ?

C’est, déjà, pour que l’on parle de la centrale de Dirinon. Pour nous faire connaître. C’est aussi l’occasion de montrer le patrimoine industriel existant. Faire découvrir nos machines et expliquer pourquoi nous sommes là…

Et pourquoi une action conjointe avec une visite guidée des ruches de l’association « l’Abeille finistérienne » ?

C’est quelque chose que l’on a mis en place au mois de mai dans le cadre du développement de la biodiversité figurant dans la charte d’EDF. Nous avons été sollicités par l’association « l’Abeille finistérienne ». Elle souhaitait installer quatre ruches sur le site.

À quoi servent-elles ? À promouvoir la biodiversité à EDF.

C’est pour l’image ? Oui, c’est pour l’image.

Pratique Portes ouvertes, samedi, à partir de 10 h, Zac de Lannuzel, à Dirinon. Visite des machines et démonstration des apiculteurs.

Le Télégramme

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Voir aussi : Centrale à gaz à Landivisiau. Qui veut supprimer les centrales de Dirinon et Brennilis ?

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Pour en savoir plus sur la centrale de Dirinon, voir sur le site de EDF :

Turbines à combustion de Dirinon

Introduction : “Souples et réactives, capables de démarrer en 30 minutes, les turbines à combustion (TAC) fonctionnent quelques centaines d’heures par an pour satisfaire les pics de consommation d’électricité, contribuant ainsi à la sécurité d’alimentation électrique de la Bretagne. Les deux TAC de Dirinon produisent l’équivalent de la consommation électrique d’une ville de 170 000 habitants.

Depuis 2004, le site de Dirinon accueille également deux éoliennes, d’une puissance de 850 kW chacune, qui transforment en électricité l’énergie du vent lorsqu’il souffle entre 15 et 90 km/h. En cas de vent très fort, les pales se mettent en position de sécurité pour offrir moins de résistance au vent.”

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Voir aussi :

La centrale d’exploitation des turbines à combustion (CETAC). Avril 2014.

Le site de Dirinon dans le Finistère est constitué de deux turbines à combustion mises en service en 1980 et 1981. Avec celles de Brennilis, ce sont les premières TAC mises en service en Bretagne. Un appoint considérable au regard des besoins électriques de la région, qui se révèlera de plus en plus nécessaire au fil du temps.

Les turbines à combustion fonctionnent en moyenne une centaine d’heures par an et peuvent être démarrée très vite avec une grande fiabilité. Elles contribuent à la sécurité de l’alimentation électrique de la région Bretagne, notamment lors des pics de consommation journaliers et des périodes de pointes saisonnières. Elles produisent l’équivalent de la consommation électrique d’une ville de 170 000 habitants.

Les exploitants de Dirinon comptabilisent aujourd’hui 30 ans de retour d’expérience sur les TAC qui profitent à l’ensemble du parc EDF.

Depuis 2004 2 éoliennes sont installées sur le site de Dirinon. Elles produisent 850 kW lorsque le vent souffle entre 15 et 90km/h. En cas de vent très fort, les pales se mettent en position de sécurité pour offrir moins de résistance au vent.

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Rappel :

Remarque préliminaire de l’Autorité Environnementale concernant le choix technique :

“Pour l’Ae, il est souhaitable que, dans le dossier mis à l’enquête, le public dispose d’une information appropriée sur les principales solutions de substitution examinées et sur les raisons pour lesquelles, eu égard aux effets sur l’environnement ou la santé humaine, a été retenu, dans le cadre du pacte électrique breton, puis par l’État lors de l’appel d’offres, la construction d’une centrale à CCG, fonctionnant non seulement en pointe mais aussi en semi-base, et son implantation dans le nord du Finistère.

(Ce renforcement a fait l’objet d’un avis de l’Ae en date du 14 mai 2014. Un parti différent avait été adopté en 2007, lorsque RTE avait retenu au terme d’un appel d’offres une turbine à combustion pour une production de pointe uniquement et une plus faible puissance, projetée sur le site de Ploufragan dans les Côtes-d’Armor.)”

A l’évidence, les techniciens du site EDF nous donnent “une information appropriée” : les centrales de Dirinon et de Brennilis peuvent répondre aux problèmes de pointes jusqu’en 2020 et la pleine production du parc éolien offshore.

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Centrale électrique à gaz de Landivisiau. Les élu(e)s eelv témoignent.

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Par , 2 octobre 2014 13 h 35 min

Voir l’émission sur tébéo

Centrale de Landivisiau. Un projet néfaste pour la qualité de l’air.

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Par , 24 septembre 2014 12 h 17 min

L’association S-eau-S a a rencontré les commissaires enquêteurs en charge du dossier soumis à enquête publique concernant le projet de centrale électrique à gaz de Landivisiau. Nous avons rappelé notre hostilité à ce projet inutile, coûteux et nocif pour l’environnement. Comment comprendre qu’au moment même où le président de la république déclare à New-York, au sommet sur le climat, que le dérèglement climatique menace “la paix et la sécurité du monde“, le Gouvernement français et les élu(e)s majoritaires de la Région Bretagne persévèrent dans leur projet d’implanter une centrale électrique à gaz, source d’émission de gaz à effet de serre, à Landivisiau.

Une étude d’impact qui masque de graves pollutions.

Dans le mémoire remis à la présidente de le commission d’enquête, l’association S-eau-S relève de graves manques dans l’étude d’impact concernant la qualité de l’air et en particulier sur la pollution par les particules fines dont l’association Air Breizh chargée des mesures déclare par ailleurs qu’elles”peuvent provoquer une atteinte fonctionnelle respiratoire, le déclenchement de crises d’asthme et la hausse du nombre de décès pour cause cardio-vasculaire ou respiratoire, notamment chez les sujets sensibles (bronchitiques chroniques, asthmatiques…)” et dont la Commission de la science et de la technologie du parlement européen constate qu’elles “constituent une cause de mortalité chez les enfants en bas âge.

L’association S-eau-S a pu constater qu’un seul site a été choisi pour la mesure de ces particules fines et que celui-ci est éloigné du site prévu pour l’implantation de la centrale, émettrice potentielle de ces particules, et de la RN12 où la circulation automobile est déjà la source majeure de cette pollution.

Plus grave : la campagne de mesure n’a été réalisée que pendant deux mois (23mai/20juin et 24 octobre/21 novembre). Ces deux mois étant ceux où la pollution est avérée la plus faible et ceci de façon régulière depuis que des mesures sont réalisées en Bretagne. En effet ont été soigneusement évités les mois de janvier, février et mars pendant lesquels Air Breizh a constaté en 2012 “plusieurs épisodes de pollution aux PM10 (particules fines) sur l’ensemble de la Bretagne, entraînant des dépassements du seuil de recommandation et d’information du public” (28 dépassements dans le Finistère). Ces mois, volontairement exclus des mesures, coïncident, comme le note Air Breizh, avec les épisodes de grand froid qui seraient donc ceux où la centrale, supposée répondre aux “besoins de pointe”, fonctionnerait à plein régime ajoutant ainsi à la pollution déjà existante.

Cependant, malgré ce défaut de mesures Air Breizh constate déjà que les concentrations en particules fines (PM10 et PM2.5) relevées “sont du même ordre de grandeur que les niveaux observés sur les stations urbaines”. Constater le même niveau de pollution actuellement à Landivisiau, 9000 habitants, qu’à Brest, 140 000 habitants, laisse anticiper ce qu’il en serait si la centrale était construite à proximité de la ville !

C’est pourquoi l’association S-eau-S a demandé à la commission d’enquête “qu’un avis négatif soit donné à la construction de cette centrale vu les résultats des mesures de la qualité de l’air qui, bien que limitées dans le temps, indiquent déjà une pollution grave, en particulier par les particules fines PM10 et PM2.5, sur le secteur de Landivisiau“.

communiqué remis à la presse.

Voir en complément : Centrale électrique à gaz de Landivisiau. Mémoire déposé par S-eau-S.

Centrale électrique à gaz de Landivisiau. Ce que nous cache l’étude d’impact.

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Par , 18 septembre 2014 14 h 57 min

Depuis le 15 septembre l’enquête au titre de la protection de l’environnement a débuté.

Nous avions déjà eu l’occasion d’étudier la demande d’autorisation d’exploiter soumise à l’autorité environnementale et les remarques de celle-ci. Cette étude s’est traduite de notre part par un mémoire soulignant les insuffisances dans l’étude d’impact sur la qualité de l’air que nous avons adressé à l’autorité environnementale et, sur les conseils de celle-ci, au préfet du Finistère et au président du Conseil Général du Finistère.


Voir la suite sur le site de S-eau-S.

Centrale à gaz de Landivisiau. Enquête publique, où et comment dire non.

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Par , 14 septembre 2014 17 h 00 min


Voir le tract

Voir le mémoire rédigé par S-eau-S sur l’insuffisance de l’étude d’impact concernant la qualité de l’air.

Le mémoire de S-eau-S sur la centrale électrique à gaz de Landivisiau

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Par , 17 août 2014 9 h 39 min

L’étude d’impact présentée par Direct Energie pour le projet de centrale électrique au gaz a Landivisiau a fait l’objet de nombreuses remarques et recommandations de la part de l’Autorité Environnementale.

Après étude du dossier, l’association S-eau-S, a rédigé un mémoire complémentaire sur l’impact de l’installation sur la qualité de l’air. Ce mémoire a été adressé à l’Autorité Environnementale. Puis, sur le conseil de celle-ci, au préfet du Finistère et au directeur de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Bretagne (DREAL Bretagne).
Le mémoire de S-eau-S

Des mesures faites au mauvais endroit et au mauvais moment.

Voir le mémoire

Voir aussi :

Centrale à gaz de Landivisiau. Recommandations du Conseil général de l’environnement et du développement durable : de nombreux points restent à éclaircir.

Centrale électrique à gaz de Landivisiau. Etude d’impact à revoir.

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