Le bois du Tourous vu du ciel

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Par , 19 janvier 2009 19 h 23 min

Financer l’école pour tous et non les cours privés.

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Par , 15 janvier 2009 22 h 16 min

Création d’une entreprise de soutien scolaire à Landerneau

Suite à l’annonce de la création d’une entreprise de soutien scolaire à Landerneau, D.E.S. tient à dénoncer le mode de financement de ces entreprises.

En effet, une déduction fiscale de 50% est offerte aux parents des enfants bénéficiaires de ce type de soutien alors que le gouvernement réduit les postes dans l’Education Nationale (13500 cette année).

Si les conditions d’enseignement étaient meilleures (effectifs allégés notamment), il ne serait pas nécessaire de mettre en place des structures de soutien privées (mais financées par l’Etat) !

D.E.S. appelle au rassemblement pour dénoncer la politique éducative du gouvernement le samedi 17 à 10H30 place du marché.

Le Tri porteur dans ses murs

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Par , 4 janvier 2009 22 h 04 min

On peut tout apporter au triporteur. Du mobilier comme de l’électroménager. L’objet sera ensuite remis dans le circuit.

Rendez- vous donc à l’ancien garage Renault de la rue de la Marne.
Le Tri Porteur

Bretagne Vivante défend la gestion publique de l’eau

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Par , 20 décembre 2008 9 h 58 min

Brest Métropole Océane et la Compagnie des Eaux et de l’Ozone (Véolia) sont liés par un contrat d’affermage qui arrivera à échéance le 31 mars 2012.
BMO devra choisir entre plusieurs modes de gestion.
Bretagne Vivante prend position pour la gestion publique. Une position qui vaut aussi pour le SIVU de Landerneau.

LA FUTURE GESTION DE L’EAU À BREST EN DÉBAT

Brest Métropole Océane et la Compagnie des Eaux et de l’Ozone (Véolia) sont liés par un contrat d’affermage qui arrivera à échéance le 31 mars 2012.

Passée cette date, plusieurs modes de gestion peuvent se présenter :

  • la Régie
  • la délégation de service public à une société privée (affermage, concession)
  • la gestion par une société d’économie mixte (SEM)

BMO “veut se doter de tous les atouts pour faire son choix, aujourd’hui tout est ouvert et tout se fera dans la transparence. Le débat sera élargi aux associations d’usagers et de protection de l’environnement ainsi qu’à la population. À partir de septembre 2008, il reste 18 mois de travail avant de prendre une décision quant au futur mode de gestion” Actuellement, BMO est propriétaire des installations (usines, réseaux et stations d’épuration) Véolia a l’obligation de maintenir le patrimoine en bon état.

La réflexion devra prendre en compte l’état du patrimoine qui est vieillissant ce qui entrainera des dépenses d’investissement dans les prochaines années et aura une incidence sur le prix de l’eau.

Comparaison des modes de gestion L’Institut Français de l’Environnement (IFEN) dans le n° 11 de son “Quatre pages” compare le tarif de “la facture d’eau domestique en 2004” des collectivités en régie avec celles en délégation au privé.

Le prix de l’eau en délégation est, en moyenne, 21 % plus élevée qu’en régie.

Dans “L’Atlas de l’environnement 2007” du Conseil Général du Finistère (p38) l’enquête sur l’eau potable donne les résultats suivants :

  • 7 établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) regroupant 22 communes, gèrent leur eau en régie. Les 27 autres (119 communes) délèguent ce service à des sociétés privées. Dans les EPCI en délégation, l’eau coûte en moyenne 24,2% plus cher.
  • 140 communes se sont regroupées en EPCI, dont 89 assurent le service public de l’eau en régie directe, les 51 autres l’ont délégué. Dans le deuxième groupe, l’eau est en moyenne 36,2% plus chère !

BMO devra réaliser des audits

Pour bien analyser la situation, BMO devra réaliser des audits des comptes du délégataire ainsi qu’une évaluation correcte du patrimoine restitué (1662 km de réseaux)

Un décret d’application récent permettant aux collectivités publiques d’effectuer des vérifications approfondies des comptes d’exploitation fournis par leur délégataire.

À Lyon, l’audit a permis de montrer que le fermier avait touché 400 millions d’euros de trop perçu en 20 ans ; à Bordeaux, 233 millions d’euros. À Lille, la communauté urbaine avait versé 160 millions d’euros à son fermier pour qu’il refasse ses tuyaux, avant de s’apercevoir que les travaux n’avaient jamais été réalisés !

Pour Bretagne Vivante, l’eau est une ressource, pas une marchandise destinée à générer des profits privés et la puissance publique doit assurer les services essentiels et ne pas confier au privé un domaine aussi symbolique que l’eau.

Symbole fort, le Conseil de Paris a voté le 24 novembre dernier, la création d’un établissement public industriel et commercial, une régie municipale, qui reprendra les activités de la production d’eau de Paris et celles de la distribution, assumées par le secteur privé depuis 1984 (Suez et Véolia). Cette réappropriation de la gestion de l’eau an nom de “l’efficacité, de la bonne gestion, de la démocratie” est un tournant majeur.

Le Maire de Paris a souligné l’importance de ce bien commun essentiel qu’est l’eau, lequel “exige une gestion efficace et solidaire, fondée sur une maitrise publique clairement assumée”.

Publié dans Al Louarn – Janvier 2009

Le Coupeur d’eau

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Par , 17 décembre 2008 10 h 07 min

Extrait du recueil de nouvelles : « La Vie matérielle » de Marguerite Duras © P.O.L. éditeur 1987

C’était un jour d’été, il y a quelques années, dans un village de l’Est de la France, trois ans peut-être, ou quatre ans, l’après-midi. Un employé des Eaux est venu couper l’eau chez des gens qui étaient un peu à part, un peu différents des autres, disons, arriérés. Ils habitaient une gare désaffectée –le T.G.V. passait dans la région- que la commune leur avait laissé. L’homme faisait des petits travaux chez les gens du village. Et ils devaient avoir des secours de la mairie. Ils avaient deux enfants, de quatre ans et d’un an et demi.

Devant leur maison, très près, passait cette ligne du T.G.V. C’étaient des gens qui ne pouvaient pas payer leur note de gaz ni d’électricité, ni d’eau. Ils vivaient dans une grande pauvreté. Et un jour, un homme est venu pour couper l’eau dans la gare qu’ils habitaient. Il a vu la femme, silencieuse. Le mari n’était pas là. La femme un peu arriérée avec un enfant de quatre ans et un petit enfant d’un an et demi. L’employé était un homme apparemment comme tous les hommes.

Il a vu que c’était le plein été. Il savait que c’était un été très chaud puisqu’il le vivait. Il a vu l’enfant d’un an et demi. On lui avait ordonné de couper l’eau, il l’a fait.

L’employé a parlé. Il a dit qu’il était venu couper l’eau. Il n’a pas dit qu’il avait vu l’enfant, que l’enfant était là avec sa mère. Il a dit qu’elle ne s’était pas défendue, qu’elle ne lui avait pas demandé de laisser l’eau. C’est ça qu’on sait.

Elle n’a pas dit à l’employé des Eaux qu’il y avait les deux enfants, puisqu’il les voyait, les deux enfants, ni que l’été était chaud, puisqu’il y était, dans l’été chaud.

Elle a laissé partir le Coupeur d’eau. Elle est restée seule avec les enfants, un moment, et puis elle est allée au village. Elle est allée dans un bistrot qu’elle connaissait. Dans ce bistrot, on ne sait pas ce qu’elle a dit à la patronne. Je ne sais pas ce qu’elle a dit. Je ne sais pas si la patronne a parlé.

Donc, cette femme dont on croyait qu’elle ne parlerait pas parce qu’elle ne parlait jamais, elle a dû parler. Elle n’a pas dû parler de sa décision. Non. Elle a dû dire une chose en remplacement de ça, de sa décision et qui, pour elle, en était l’équivalent et qui en resterait l’équivalent pour tous les gens qui apprendraient l’histoire. Peut-être est-ce une phrase sur la chaleur.

J’ajoute à l’histoire du Coupeur d’eau, que cette femme, -qu’on disait arriérée- savait quand même quelque chose de façon définitive : c’est qu’elle ne pourrait jamais plus, de même qu’elle n’avait jamais pu compter sur quelqu’un pour la sortir de là où elle était avec sa famille. Qu’elle était abandonnée par tous, par toute la société et qu’il ne lui restait qu’une chose à faire, c’était de mourir. Elle le savait. C’est une connaissance terrible, très grave, très profonde qu’elle avait.

Ils sont allés tous les quatre se coucher sur les rails du T.G.V. devant la gare, chacun un enfant dans les bras, et ils ont attendu le train. Le coupeur d’eau n’a eu aucun ennui.

© P.O.L. éditeur 1987.

Le SIVU frileux sur la part fixe

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Par , 16 décembre 2008 10 h 12 min

Après tout le bien que nous avons dit de la décision du SIVU de ne pas confier la gestion des impayés à Véolia, notons aussi sa frilosité concernant la réduction de la part fixe.

La “part fixe” ou “abonnement” est l’objet des critiques constantes des consommateurs. Pour ce qui est du SIVU nous en demandons la suppression ou la réduction à une valeur modeste à chaque réunion portant sur la facturation.

A l’ordre du jour de ce SIVU du 15 décembre 2008 était inscrite la révision des tarifs de la part SIVU de l’eau. Le président proposait une augmentation de 2,5% de la recette globale correspondant à l’inflation.

La justification commode de l’inflation

C’est classique : chaque année nous vaut une augmentation de 2 à 3%. “C’est la faute à l’inflation” nous dit-on.

On aimerait un peu plus de détails. Qu’est-ce qui a augmenté de 2,5% ? Les salaires des employés municipaux ou de ceux de Veolia ? Le prix des fournitures ? Celui de l’électricité ?

Ce serait trop demander. L’inflation est l’explication miracle. Reste à savoir qui est l’oeuf et qui est la poule car à augmenter chaque année sous prétexte “d’inflation” on contribue nécessairement à cette inflation.

Où on en arrive à la part fixe.

La question est donc posée : comment augmenter ? Et là miracle : trois scénarios sont proposés.

  1. On diminue le part fixe de 50% et on fait porter uniquement l’augmentation sur la part variable.
  2. On diminue la part fixe de 30%
  3. On maintient la part fixe à son niveau actuel.

L’observateur que j’étais, imaginait déjà la réponse attendue : la position 2) habilement placée entre deux extrêmes. Ce qui incontestablement aurait quand même été un signe.

Hélas, le président, sans doute effrayé par l’audace de son bureau qui avait proposé ces trois solutions au vote, se déclarait fermement pour la position 3 après avoir constaté que les positions 1 et 2 allaient augmenter dans des conditions peu acceptables la facture des consommateurs de plus de 6000 mètres cubes.

Peu importait donc d’alléger sensiblement la facture des petits consommateurs landernéens la règle restant : on ne touche pas aux gros !

Il y a bien eu quelques conseillers pour demander de faire un effort et de se fixer au moins un objectif à moyen terme de réduction de la part fixe. Effort inutile, le président était bien décidé à ne mettre au vote que la proposition 3 et celle-ci recevait l’unanimité.

Le miracle était donc un mirage !

Hors conseil j’étais amené à le déplorer et à informer quelques conseillers du fait que pour nous la bataille n’était pas encore perdue car l’argument “pas touche aux gros” est totalement indécent. Chacun sait qu’à Landerneau les gros consommateurs bénéficient d’extraordinaires prix préférentiels. La question est donc tout simplement de diminuer un peu le cadeau qui leur est fait et qui est payé par les consommateurs domestiques.

Il faudra bien, un jour, que le SIVU fasse cesser ce qui est un véritable scandale.

Pour en savoir plus sur la part fixe :

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