Claire Desmares-Poirrier : « Jean-Yves Le Drian c’est le monde d’avant qui crie au secours ! »

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Par , 14 juin 2021 13 h 21 min

le télégramme.

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La candidate écologiste aux Régionales en Bretagne réagit aux propos très durs du ministre des Affaires étrangères sur la politique d’EELV. Elle annonce au passage que Yannick Jadot et Benoît Hamon seront à Rennes mercredi pour lui apporter leur soutien.

Claire Desmares-Poirrier, candidate écologiste aux élections régionales en Bretagne. (Vincent Michel/Le Mensuel de Rennes)
Comment se passe votre campagne sur le terrain ?

J’aurais bien du mal à me plaindre. Les gens sont en attente de réponses sur les sujets qui sont les nôtres. Ils nous posent plein de questions. Et quand ils nous parlent de transports ou d’agriculture, cela démontre qu’ils ont identifié les compétences de la Région. Il y a une attente de renouvellement. Ils attendent autre chose qu’un Jean-Yves Le Drian qui donne ses consignes depuis Paris.

Dans une interview à Ouest-France, le ministre est en effet très dur avec Europe Écologie les Verts. Jean-Yves Le Drian accuse les Verts bretons de « sectarisme ». Cela vous choque ?

Est-ce que ça me choque ? Non. Mais je trouve ça grave de sa part. Utiliser des propos aussi caricaturaux, ça veut dire qu’il n’a pas mis à jour son logiciel. Il n’a pas fait le chemin écologique attendu par les citoyennes et les citoyens. Cela traduit surtout l’échec de son bilan. Ce que dit Jean-Yves Le Drian, c’est un gloubiboulga parce que, à ses yeux, droite et gauche n’existent pas et qu’il n’y a pas d’écologie.


Jean-Yves Le Drian évoque, s’agissant d’EELV, une « écologie idéologique de stigmatisation, de culpabilisation et d’accusation »
.

C’est de la caricature ! C’est du Jean-Yves Le Drian. Il est dépassé. C’est le monde d’avant qui crie « Au secours ».

Le ministre des Affaires étrangères et de l’Europe, toujours conseiller régional, semble par ailleurs tendre la main à Daniel Cueff, candidat qui vient vous prendre des voix sur le terrain de l’écologie. Cela vous surprend ?

C’est une blague. J’ai toujours dit que si Daniel Cueff ne faisait pas le chemin avec nous c’est qu’il envisageait de rejoindre Thierry Burlot à la fin. Les propos de Jean-Yves Le Drian le confirment.

Vous restez optimiste pour votre liste ?

Une alternative à gauche se fera autour de l’écologie parce que la Bretagne est prête. C’est une conviction partagée par beaucoup de Bretonnes et de Bretons.

Deux sondages ne vous créditent pourtant que de 12 %…

Ils ont été calqués sur une élection présidentielle où EELV n’était pas présent. Je suis très optimiste. Yannick Jadot a fait 17 % aux Européennes alors que les sondages le plaçaient à 10 % quelques jours avant le vote.

Jean-Yves Le Drian appelle une nouvelle fois Loïg Chesnais-Girard et Thierry Burlot à se rassembler au soir du premier tour. Vous n’avez jamais caché votre volonté d’une alliance avec le président PS sortant Loïg Chesnais-Girard. Les propos du ministre changent la donne ?

Ses propos ne changent rien. La réalité c’est que les socialistes (qui soutiennent Chesnais-Girard, NDLR) n’ont pas envie d’un accord avec l’UDI (qui soutient Burlot, NDLR). Jean-Yves Le Drian avait construit une majorité et on voit qu’elle ne tient pas. C’est un échec. Il a menti en 2015 et aujourd’hui il vient donner des leçons aux Bretonnes et aux Bretons ? C’est quoi cette conception de la politique ?

Un accord entre votre liste et celle de Loïg Chesnais-Girard est-il possible ?

Mon souhait c’est que la Région reste à gauche. Nous appellerons à l’union de la gauche au second tour. Je souhaite quelque chose de constructif.

Vous dites que Jean-Yves Le Drian donne ses consignes depuis Paris. Mais ne recevez-vous pas également vos ordres depuis la capitale quand vous accueillez, ce lundi à Rennes, la députée Delphine Batho ?

La différence c’est qu’elle ne vient pas me donner des leçons. Elle ne vient pas m’expliquer ce que doit être ma politique. Elle vient me soutenir et dire que ce que je fais ici est super. Je suis très contente de recevoir son soutien. Comme je serai contente de recevoir les soutiens de Benoît Hamon et Yannick Jadot qui seront à Rennes mercredi. Ils viennent affirmer que le travail que l’on fait ici a du sens. Tout le monde se mobilise.

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Sondage FR3 : Bretagne d’Avenir à 12%.

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Par , 9 juin 2021 14 h 48 min

Ce sondage révèle aussi les priorités des Bretons qui placent l’environnement en tête de leurs préoccupations.

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Les deux héritiers de Le Drian au coude à coude pendant que le RN pompe les voix de LR.

Rappel du premier sondage.

sondage télégramme

En 2011, ils ont voté pour la construction de la centrale climaticide de Total à Landivisau. En 2021, voterez-vous pour eux ?

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Par , 4 juin 2021 21 h 54 min

Le cadeau des héritiers de Le Drian : la dernière centrale électrique à gaz construite en France !

Leur “cadeau” fait à la Bretagne : 1 million de tonnes de CO2 par an dans le ciel breton. Une pollution de l’air par les particules fines et les oxydes d’azote.

Leur cadeau fait à Total : 40 millions d’euros de subvention par an pendant 20 ans renouvelables.

Leur cadeau fait à ENGIE : l’alimentation de la centrale par le gaz de schiste américain importé par le terminal de Montoir de Bretagne.

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Loïg Chesnais-Girard, Daniel Cueff et Thierry Burlot sont tous trois candidats aux élections régionales 2021 en Bretagne. Dix ans plus tôt, alors conseillers régionaux, ils ont voté en faveur de la centrale à gaz de Landivisiau. (le télégramme)

Régionales 2021 : un candidat sur quatre de la liste « Bretagne d’avenir » est brittophone.

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Par , 24 mai 2021 19 h 10 min

le télégramme.

instant politique

Rappelant que 25 % de ses colistiers sont brittophone, la tête de liste de « Bretagne d’avenir » (EELV-UDB-Ensemble sur nos territoires), Claire Desmares-Poirrier promet de faire de la co-officialité de la langue bretonne une priorité.

Au lendemain de la censure partielle de la proposition de loi sur les langues régionales, la tête de liste de « Bretagne d’avenir », Claire Desmares-Poirrier tient à souligner que sa liste « compte 25 % de brittophones », un pourcentage probablement sans précédent dans l’histoire des élections régionales.

« Notre liste fait de la co-officialité de la langue bretonne une priorité et doublera le budget de la région consacré aux langues de Bretagne », rappelle-t-elle, qualifiant la décision du Conseil Constitutionnel de « non-sens absolu ». « Nous la dénonçons fermement car elle fait peser une grave menace sur l’existence de Diwan. Cette décision, dont le gouvernement est à l’origine, est une nouvelle fois l’illustration de la domination de l’État sur les Régions », estime-t-elle.

Claire Desmares-Poirrier était, vendredi, l’invitée de l’Instant Politique, sur Tébéo. Une émission à regarder en replay ici.

Régionales Finistère. Laurence Fortin sur la liste de Loïg Chesnais-Girard. Du reuz au Parti socialiste.

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Par , 10 mai 2021 13 h 06 min

Fortin régionales

Voir aussi sur le télégramme :
Régionales : la candidature de Laurence Fortin agite le PS breton
https://www.letelegramme.fr/elections/regionales/regionales-la-candidature-de-laurence-fortin-agite-le-ps-breton-10-05-2021-12748031.php

Et pourtant :


Régionales. Dans le Finistère, le Parti socialiste ne fera aucune concession aux Marcheurs

Premier secrétaire fédéral du Parti socialiste dans le Finistère, Yohann Nédélec ne « souhaite pas évoquer le sujet pour l’instant ». Mais sa position est connue. Il a déjà eu l’occasion de l’affirmer et elle n’a sans doute pas changé : « Le macronisme de Gauche n’existe pas. »

“Dans le Finistère, il est évident que la présence d’un Richard Ferrand (LREM) ou d’un Marc Coatanéa (LREM) ou même d’une Laurence Fortin (tous trois conseillers régionaux sortants, élus en 2015 dans la majorité Le Drian) sur une liste commune à celle de leurs ex-camarades socialistes aurait tout d’un casus belli.”

Philippe Plouzané et Isabelle Chaillou, candidats de “Finistère Avenir” : « la centrale de Landivisiau symbole de ce qui représente pour nous une aberration économique et écologique »

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Par , 9 mai 2021 10 h 48 min

Isabelle Chaillou et Philippe Plouzané sont les candidats de Finistère d’Avenir, pour les élections départementales, qui se tiendront 20 et 27 juin.

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Philippe Plouzané et Isabelle Chaillou, candidats de Finistère Avenir, devant « la centrale de Landivisiau symbole de ce qui représente pour nous une aberration économique et écologique ».
Le télégramme.

Pour le canton de Landivisiau, Isabelle Chaillou et Philippe Plouzané, sont les candidats de Finistère d’Avenir, qui rassemble les écologistes, les fédéralistes et la gauche pour une alternative politique en Bretagne.

Isabelle Chaillou, 58 ans, assistante sociale pendant 25 ans, non encartée, agricultrice bio à Guiclan, était la suppléante d’Angélique Mével-Horellou aux départementales de 2015.Philippe Plouzané, 49 ans, professeur de breton, encarté UDB, est ancien adjoint au maire de Commana. Pour mener campagne, ils seront accompagnés de leurs deux suppléants : Nathalie Chaline, 56 ans, animatrice socioculturelle à Brest, élue écologiste au conseil de Brest métropole, et Yves Talarmin, 74 ans, retraité.

Construire un département qui nous ressemble

« Nous avons l’opportunité de construire ensemble et sans attendre, un département qui nous ressemble, écologique et solidaire : un Finistère d’Avenir. Une crise sanitaire sans précédent a souligné combien l’accompagnement des personnes fragiles et la solidarité doivent voir leurs moyens renforcés. Nous voulons, également, créer un nouveau rapport à la démocratie avec des hommes et des femmes soucieux de l’éthique publique et désireux de co-construire l’avenir avec les habitants du canton.

Vivre bien là où nous sommes, partager la culture et les langues de Bretagne, se nourrir sainement et localement, retrouver notre lien aujourd’hui fragilisé avec la nature et le vivant, agir pour le climat et la diversité par des choix énergétiques entièrement revus, aux antipodes de la centrale à cycle combiné gaz, annoncée par la ministre Barbara Pompili, comme étant “La dernière construite en France”, preuve que les élus du canton ont été bernés et qu’une fois encore, on récoltera la pollution pendant que les profits s’en iront ».

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