Un titre dans Ouest-France ne pouvait manquer d’attirer l’œil.
Comment ne pas se souvenir des missionnaires qui, dans la première moitié du siècle dernier, venaient sauver la Bretagne des dangers de la République. Leur instrument essentiel, les Taolennou, ces ancêtres de la bande dessinée, commentés devant les fidèles rassemblés. L’un d’entre eux pourrait inspirer la nouvelle croisade de Bolloré.
Le message en est clair.
En bas de l’image, à droite, le chemin de l’enfer : le politicien et son mauvais livre (peut-être le Capital de Marx ?), suivi de la femme qui a abandonné la coiffe pour les cheveux à la garçonne, et pour couronner le tout, l’ouvrier au drapeau rouge !
A gauche : le prêtre et le chemin du paradis.
Aujourd’hui Bolloré a des moyens bien plus efficaces de mener sa campagne à travers tous les médias qu’il contrôle. Rechristianiser la France ? Il y a bien longtemps que les églises sont désertées et que des prêtres doivent être recrutés hors de l’hexagone. Pari certainement perdu. Par contre aider à faire arriver au pouvoir un courant issu des plus sombres années de la France, tel est certainement l’objectif visé. En effet l’article de Ouest France nous apprend que Bolloré veut l’alliance de la droite et de l’extrême droite et que sa préférence va vers Zemmour, le champion de la “remigration”.
En 2020, les étudiants en journalisme de Sciences Po Rennes analysent, dans une web-série, les impacts du changement climatique en Bretagne. Au centre des préoccupations: le probable manque d’eau. Sécheresse, pollution… L’inquiétude enfle à mesure que le climat se réchauffe.
“Je vous tue tous” nous rappelle l’Ankou, le messager de la mort, de la Roche Maurice. L’eau du bénitier qu’il surmonte, symbole de pureté, protégeait de sa flèche. A présent c’est l’eau de nos sources et de nos rivières, gorgées de pesticides et de polluants divers, qui tue le vivant.
Combien de combats encore avant de pouvoir à nouveau nous abreuver de l’eau de nos fontaines ?
Les “responsables des collectivités du Nord-Finistère” sonnent le tocsin : «La retenue du Drennec est à 32% de remplissage. Il faut réduire de 60 à 70 % notre consommation d’eau » et pour cela, “arrêter de prendre des bains, [prendre] des douches moins longues” !. (Ouest-France)
Qui peut imaginer que cela répondra au problème.
La consommation domestique est raisonnable en Bretagne par contre : “Avec 12,3 millions de porcs, 499 000 tonnes de viande de volaille, près de 34 millions de poules pondeuses… l’élevage breton consomme environ 40% de l’eau en Bretagne, loin devant la consommation domestique ou industrielle” (Juliette Duquesne, conférence MAIF à Brest)
Au lieu de ces propositions ubuesques de nous élu(e)s, ne sommes nous pas en droit de leur demander des solutions sérieuses. : “Si on diminue drastiquement le nombre d’animaux élevés en Bretagne, on règle une grande partie des problématiques liées à l’eau, que ce soit pour la pollution ou pour la consommation !”(Juliette Duquesne).
Telle est bien la priorité !
Chiffres clés de la consommation d’eau de l’élevage porcin en Bretagne.
Cheptel porcin : Environ 12,3 millions de porcs en Bretagne (qui représente 56 % du cheptel national).
Besoins individuels par jour :
Un porc en post-sevrage consomme environ 3,1 litres par jour.
Un porc à l’engraissement consomme environ 7 litres par jour.
Une truie en lactation peut consommer jusqu’à 31 litres par jour.
Part de l’eau en Bretagne : L’ensemble de l’élevage breton consomme environ 40 % de l’eau disponible dans la région.
Répartition de l’usage : Environ 94 % de cette eau sert directement à l’abreuvement des animaux, le reste étant attribué au nettoyage des bâtiments et aux équipements annexes.
Commentaires fermés sur Journée du patrimoine 2026 dans les Monts d’Arrée. En réponse à ce lointain préfet qui veut épandre du lisier sur le château d’eau du finitère.