Commentaires fermés sur Projet de ZAC de Lanvian (Saint-Divy). Refusons l’artificialisation de près de 45 ha de terres agricoles nourricières, l’augmentation des risques d’inondation, les nuisances sonores et routières concentrées près du bourg de Saint-Divy.
Les écologistes de la communauté d’agglomération de Landerneau-Daoulas ont toujours alerté sur les méfaits de l’artificialisation des terres agricoles. Dans un contexte de changement climatique clairement visible, l’artificialisation des terres exacerbe l’intensité des inondations. C’était d’ailleurs une des raisons qui nous avait conduit à nous mobiliser contre le PLUI de Landerneau-Daoulas en 2020.
Le projet de ZAC de Lanvian de Saint-Divy est l’exemple même de projet auquel nous devons renoncer : artificialisation de près de 45 ha de terres agricoles nourricières, augmentation des risques d’inondation, nuisances sonores et routières concentrées près du bourg de Saint-Divy.
Par ailleurs nous constatons que cette ZAC a évolué. Au départ, il s’agissait d’accueillir des entreprises structurantes pour développer l’emploi dans le Pays de Brest. Dorénavant la ZAC a pour vocation de déplacer le centre logistique E. Leclerc et sa centrale d’achat, qui quitteraient Landerneau. Ceci n’a aucun intérêt pour l’intérêt général.
Ceci appelle 2 remarques 1 – contrairement à la délibération votée à l’unanimité en décembre 2025, il n’y a pas de création d’emplois à l’échelle du Pays de Brest. Il y a, au mieux, un transfert.
2 – à nouveau, les élus de la Communauté d’agglomération de Landerneau-Daoulas encouragent le développement de la grande distribution au détriment de l’emploi et du commerce de proximité. Après le drive à Saint-Thonan, l’augmentation de la surface du supermarché de Landerneau, les élus approuvent l’augmentation du potentiel de la structure de stockage.
Ce débat s’inscrit en dernière minute lors de la campagne des municipales. Comme les candidats ont complètement shunter les projets de l’agglomération, nous les encourageons à rendre public leur position sur ce projet. Nous les incitons aussi à présenter les projets qu’ils porteront à la communauté d’agglomération pour les 6 prochaines années car c’est ici qu’on a la possibilité d’améliorer les services à la population et d’agir pour réduire les impacts du changement climatique.
Le 11 mars 2026 Pour Europe Ecologie les Verts de Landerneau-Daoulas Christophe Winckler
Alors que Emmanuel Macron est venu à l’Île-Longue pour une de ses habituelles mises en scène autour de notre prétendue « force de dissuasion nucléaire », le discours de Sébastien Lecornu, le 10 décembre 2025 concernant le budget de la défense pour 2026, fait une remarquable impasse sur le sujet.
Par contre il retient avec beaucoup de réalisme la leçon des conflits actuels : l’arme nucléaire peut être “contournée” et “avec le retour des guerres de haute intensité qui combinent les moyens conventionnels de masse et de saturation avec les armements de très haute technologie et la dronisation du champ de bataille”. elle ne répond en rien aux nouvelles formes d’agression.
Se souvient-il des 5 drones inconnus au dessus de l’Île-longue ? deux points semblent répondre à l’incident :
Renforcer la défense surface-air et la lutte anti-drones
« La protection du ciel français, y compris contre les drones hostiles, est une priorité. Le budget 2026 prévoit l’achat de radars et de brouilleurs pour défendre les infrastructures stratégiques. Le système SAMP-T, fleuron de l’industrie française, sera renforcé et modernisé, avec l’ambition de dépasser les performances des systèmes concurrents. »
Le « fleuron » de l’industrie française ayant fait preuve de son inefficacité au dessus de l-Île Longue, le point n°2 y répondra-t-il ?
Passer à l’échelle sur la production de drones
« La France lancera en 2026 une filière industrielle dédiée aux drones avec un investissement de 150 millions d’euros. L’enjeu est double : produire des drones technologiquement à jour et en grande quantité, pour garantir la supériorité sur le champ de bataille. »
A en croire les propos du premier ministre comme ceux de responsables militaires, ce champ de bataille pourrait bien être la France. Les propos va-t-en guerre de notre président pourraient très bien en accélérer l’échéance et la question se pose naturellement jusqu’aux états-majors : de quoi les sous-marins nucléaires dissuadent-ils vraiment.
“depuis l’agression russe en Ukraine en 2022, la dégradation de l’environnement sécuritaire s’est accélérée. Les théâtres ukrainiens, mais aussi au Proche et au Moyen-Orient, ont redéfini les contours de la conflictualité moderne avec le retour des guerres de haute intensité qui combinent les moyens conventionnels de masse et de saturation avec les armements de très haute technologie et la dronisation du champ de bataille, tout cela sur fond de chantage nucléaire. Le recours à des stratégies hybrides par des puissances adverses s’accélère et menace de fragiliser durablement l’Europe, la France en tête jusque dans son outre-mer et plus généralement toutes les démocraties du monde. Ces stratégies, menées également dans les nouveaux champs de conflictualité comme les fonds marins ou la très haute altitude, se caractérisent par la conjonction de cyberattaques, de manipulation de l’information, de l’instrumentalisation du droit et de l’économie, de sabotage et du recours à des opérations militaires.
Ces menaces hybrides visent à nous déstabiliser en touchant nos intérêts ou nos valeurs. Ces menaces contournent parfois notre dissuasion nucléaire. Elles font poindre un risque que les guerres d’avant ne permettaient pas de saisir complètement, c’est-à-dire, en somme, d’être défaits sans même avoir été envahis.“(souligné par nous)
On reconnaît un lieu à sa réaction quand la peur frappe à sa porte.
Cette semaine, une partie du milieu des affaires du nord-ouest de l’Arkansas a fait un geste à la fois simple et étonnamment radical : considérer les employés qui font la vaisselle, le pain, le ménage, le service à la clientèle et la caisse comme des personnes à part entière, et non comme de simples figurants. Ils ont traité les immigrants comme des voisins, et non comme un sujet de conversation.
Environ 65 commerces locaux – restaurants, brasseries, cafés, librairies et autres boutiques – ont collecté des fonds pour des organisations de défense des droits des immigrants et, dans certains cas, ont clairement indiqué qu’ils refuseraient de servir les agents de l’ICE.
La pizzeria Ruby a commencé à produire des panneaux anti-ICE pour d’autres commerces et les habitants et en a distribué plus de 200. Il ne s’agissait pas de vagues décorations prônant la bienveillance. Ces panneaux étaient opérationnels : l’établissement refuse de servir les clients, connaît ses droits et n’autorise l’entrée que sur présentation d’un mandat judiciaire signé par un juge.
Ce n’est pas un slogan. C’est une frontière.
Butterscotch Bakery and Bar a vendu des cupcakes anti-ICE, reversant les bénéfices à des associations de défense des droits des immigrés. Vault a transformé son image de marque en un outil de collecte de fonds : 1 $ est reversé pour chaque cocktail habituellement servi avec des glaçons, accompagné du slogan : « On préfère nos cocktails NO ICE.»
Que signifie le fait que des boulangeries et des bars prennent position sur des sujets éthiques que les institutions évitent soigneusement ?
L’application des lois sur l’immigration n’est pas un débat abstrait : c’est une réalité concrète. Elle se manifeste sur les parkings, les lieux de travail et dans les quartiers. Elle influence le sentiment de sécurité des personnes qui se rendent au travail, consultent un médecin, signalent un crime ou envoient leurs enfants à l’école.
Lorsqu’un restaurateur déclare : « Nous constatons un non-respect des procédures légales », et justifie sa position par la protection de ses clients, de son personnel et des communautés marginalisées, il ne cherche pas à se positionner politiquement. Il refuse de normaliser l’atteinte à la loi sous prétexte qu’elle est le fait des forces de l’ordre.
Et si vous pensez que cela n’a rien à voir avec le commerce, essayez donc de gérer un restaurant quand la moitié de votre personnel vit dans la crainte constante d’un contrôle routier en allant travailler.
Essayez de fidéliser votre clientèle quand vos voisins se sentent traqués.
Essayez donc de bâtir une « région de classe mondiale » tout en traitant une part importante de la population active comme si elle risquait de disparaître à tout moment.
Voici un aspect que certains au pouvoir semblent déterminés à oublier : le nord-ouest de l’Arkansas ne se résume pas à l’histoire de Walmart, des musées ou à une croissance fulgurante.
C’est aussi l’histoire de la main-d’œuvre immigrée. C’est l’histoire de ces personnes venues chercher du travail, qui ont ensuite bâti des églises, des restaurants, des ligues de football et tout un tissu social qui donne vie à cette région.
La population de Springdale a doublé en une génération, atteignant environ 89 000 habitants, dont au moins un quart sont nés à l’étranger. Le moteur économique de cette région, notamment grâce à de grands employeurs comme Tyson Foods, est intimement lié à l’immigration depuis des décennies.
Ainsi, lorsque les petits commerces affichent des pancartes « NO ICE », ce ne sont pas des « étrangers qui importent leur idéologie ». Ce sont des habitants qui défendent la communauté, celle-là même qui fait tourner la région.
Ce qui signifie que les pancartes « NO ICE » ont aussi une autre fonction : elles diffusent un principe local – la sécurité publique repose sur la confiance sociale – à un moment où cette confiance est délibérément mise à mal.
On peut débattre des frontières. On peut débattre des réformes. On peut débattre des catégories de visas, des quotas et des priorités en matière d’application de la loi.
Mais le fil conducteur de la démarche de ces entreprises n’est pas « l’ouverture des frontières ». C’est plutôt : ne pas déshumaniser les gens pour résoudre un problème politique.
C’est cette limite morale qui est constamment considérée comme négociable.
Les entreprises du nord-ouest de l’Arkansas ne prétendent plus qu’il s’agit d’un simple désaccord politique. Elles réagissent comme si la question fondamentale était de savoir si le respect des procédures légales et la dignité humaine fondamentale ont encore cours.
Les petites entreprises se comportent comme des institutions, car les institutions, elles, ne sont plus là.
Si vous attendez un leadership parfait – des déclarations claires, des politiques de protection, des ressources, des garde-fous – vous risquez d’attendre longtemps.
Alors, les gens font ce qu’ils font toujours dans un endroit comme celui-ci : ils improvisent une défense collective avec les moyens du bord. En l’occurrence, ces moyens sont des cupcakes, des cocktails à prix réduits et un panneau sur la porte qui dit clairement : « Pas ici ».
Est-ce suffisant pour empêcher l’intervention des autorités fédérales ? Non.
Mais cela suffit pour faire quelque chose dont nous avons cruellement besoin en ce moment : briser le tabou selon lequel la peur est normale et le silence, une forme de neutralité.
Car le silence n’est pas une forme de neutralité lorsque votre communauté est contrainte à l’obéissance par l’intimidation. Le silence est une forme de complicité.
Et le nord-ouest de l’Arkansas – du moins une partie visible de cette région – a tout simplement choisi de ne pas participer.
Après mes archives sur la lutte de Plogoff, j’ai déposé, au CRBC, mes archives sur les luttes contre la base de sous-marins nucléaires de l’Île Longue. Le fonds se compose de communiqués, correspondances, coupures de presse, affiches, rapports et publications administratives ou médiatiques autour des manifestations antinucléaires, principalement dans le Finistère (Plogoff, Crozon, île Longue).
Plogoff a gagné ! En moins d’une seconde la joie explose, dans le local de Radio-Plogoff, en ce 10 mai 1981.
Pour la première fois, une résistance de cinq ans, marquée par les affrontements de six semaines d’enquête publique, a fait reculer le colosse EDF et le lobby nucléaire.
Près de 25 ans plus tard un livre, “Plogoff, un combat pour demain” retrace les étapes essentielles de cette lutte. Il nous mène à la Pointe du Raz mais il s’inscrit également, de Malville au Larzac, dans le contexte des luttes menées en France dans les années 1970/1980.
Il parle de Three mile Island, de Tchernobyl et des risques que nous fait courir la dissémination nucléaire.
Il parle de l’effet de serre, du réchauffement climatique et rappelle l’espoir né à Plogoff d’expérimenter, à une échelle locale une politique d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables.
Il rappelle les promesses non tenues et les 20 années perdues.
Ecrit, avec une volonté narrative, c’est un travail de mémoire qui, au-delà du mythe de Plogoff, cherche à situer les responsabilités politiques d’hier et d’aujourd’hui au moment où le gouvernement français relance la politique de dissémination nucléaire de la France au travers des centrales EPR (European Pressurised Réactors).
Venue trop tard, la victoire de Plogoff, malgré la solidarité active apportée aux autres sites, n’a pas permis d’infléchir le premier programme nucléaire français. Puisse l’expérience de cette lutte aider, aujourd’hui, ceux qui, à Flamanville et ailleurs reprennent le flambeau.
Alors que nous luttions contre le projet de construction d’une centrale nucléaire à Plogoff, dans la pointe du Raz, certains de ses partisans nous interpellaient : « vous luttez contre une pacifique centrale électrique, mais vous oubliez que vous avez à votre porte, à L’Île Longue, une base de sous-marins nucléaires dont les missiles sont destinés à faire des millions de morts » .
Erreur, nous n’avions pas oublié !
A peine un mois après l’élection de François Mitterrand en mai 1981, qui annonçait l’arrêt du projet de Plogoff, nous étions nombreux à manifester dans la presqu’île de Crozon pour rappeler que le nucléaire c’est aussi, et d’abord, la bombe nucléaire. Nous n’avions pas attendu que le président Macron vienne au Creuzot déclarer que « Sans nucléaire civil, pas de nucléaire militaire, sans nucléaire militaire, pas de nucléaire civil », nous le savions déjà pour bien connaître l’histoire du nucléaire en France dont le premier des objectifs avait été l’arme nucléaire. La version civile ne nous avait pas encore donné la preuve de sa dangerosité avec Tchernobyl et Fukushima par contre le militaire n’avait rien à prouver depuis Hiroshima et Nagasaki. Le message que nous voulions alors adresser à nos concitoyens a pris une inquiétante actualité avec l’agression de la Russie contre l’Ukraine.
Commentaires fermés sur Un syndicaliste intimidé au lycée de l’Elorn, la liberté d’expression menacée ! Quand l’Éducation Nationale veut faire passer l’humanité pour une faute professionnelle.
Lundi 9 février, un professeur du Lycée de L’Elorn de Landerneau, syndiqué à Sud éducation 29, a été convoqué à Rennes par les services du Rectorat. Il lui était reproché d’avoir collé un petit drapeau palestinien sur son casier situé en salle des personnels et d’avoir affiché la brochure de Médecins du monde sur la situation à Gaza.
Cette convocation est l’expression d’une pression forte de la part de la hiérarchie à l’encontre d’un syndicaliste de SUD Éducation. Pourtant dès le début de l’entretien, la direction du rectorat a précisé que la convocation ne donnerait lieu a aucune sanction. C’est une bonne nouvelle pour notre collègue. Néanmoins, nous sommes très loin d’être rassuré·es car le mal est fait. Que penser d’une administration qui considère qu’afficher un drapeau palestinien sur un casier en dehors de la vue des élèves constitue une atteinte au devoir de neutralité ? Cela, alors que la France a reconnu l’État de Palestine le 22 septembre 2025 et que le génocide à Gaza est reconnu officiellement par l’ONU.
SUD Éducation Bretagne continuera de rendre visible le drapeau palestinien car nous refusons catégoriquement de participer de quelque manière que ce soit à l’invisibilisation d’un peuple qui subit chaque jour des bombardements, des persécutions, et des privations de toutes sortes. Alors que des crimes contre l’humanité sont commis contre le peuple palestinien, nous considérons qu’il est de notre devoir de le dénoncer et d’afficher notre solidarité. Pour SUD Éducation, manifester son humanité ne peut être répréhensible.
Notre syndicat a rappelé qu’il est internationaliste et membre du Réseau syndical international de solidarité et de luttes qui défend les intérêts des travailleuses et des travailleurs au-delà des frontières. Pour cette raison, nous entretenons des liens de solidarité avec celles et ceux qui subissent l’oppression ailleurs dans le monde. Que ce soit en Argentine, au Venezuela, en Ukraine, en Palestine ou ailleurs. A la sortie de cet entretien, il est difficile d’y voir autre chose qu’une tentative d’intimidation visant à remettre en cause la libre expression syndicale sur les lieux de travail car nos représentants syndicaux se sont vus reprochés une expression trop politique.
Pour cette raison, SUD Éducation Bretagne souhaite faire part de son inquiétude de voir se développer une stratégie qui pourrait placer l’expression syndicale sous le contrôle d’une hiérarchie se donnant le droit de juger ce qui syndical et ce qui l’est pas.
Enfin, notre syndicat s’étonne de la proportion prise par cet événement. D’après le Rectorat il serait question ici d’un fait établissement de niveau 3 (niveau le plus élevé) alors que l’usage voudrait que ce genre de différent se règle dans l’établissement directement avec la direction.
SUD Education ne se laissera pas intimider par cette nouvelle tentative de criminalisation de l’action syndicale. Nous considérons que c’est un glissement grave qui fragilise nos libertés démocratiques fondamentales et va à l’encontre des valeurs de la République. Le soutien qui s’est exprimé rapidement à travers la mobilisation de la communauté éducative, de l’intersyndicale et par plus de 6300 signataires de la pétition de soutien, montre bien que c’est une large partie de la population qui entend dénoncer ce danger liberticide.