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A Caurel et Dirinon, EDF vend sa production bretonne d’énergie renouvelable au privé au moment de relancer un ruineux programme nucléaire.

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Par , 29 octobre 2022 14 h 07 min

Le groupe Kallista Energy rachète les parcs éoliens de Caurel et Dirinon (Ouest-France)

​Le producteur d’énergies renouvelables Kallista Energy a fait l’acquisition auprès d’EDF Hydro des parcs éoliens de Caurel (Côtes-d’Armor) et Dirinon (Finistère), jeudi 20 octobre 2022. Le groupe possède désormais six parcs éoliens en Bretagne.

Ouest-France Publié le 28/10/2022 à 16h38 Écouter

Dans un communiqué et une série de tweets publiés vendredi 28 octobre 2022, le producteur d’énergies renouvelables Kallista Energy a annoncé sa nouvelle acquisition : deux parcs éoliens (6 MW) en Bretagne, à Caurel (Côtes-d’Armor) et de Dirinon (Finistère)

Kallista Energy : https://www.kallistaenergy.com/notre-groupe/notre-histoire/

Quelques dates.

2009 : Les fonds infrastructure gérés par Ardian (AXA Private Equity) deviennent actionnaires majoritaires du Groupe Kallista.

2010 : Acquisition des parcs éoliens de Neoelectra en Bretagne.

2011 : Création de Kallista Energy Investment.

2018 : Évolution du capital du groupe avec une reprise par APG Asset Management et AXA Infrastructures

La Coop des masques. La fin d’une belle aventure humaine et solidaire.

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Par , 12 octobre 2022 21 h 42 min

Christophe Winckler nous fait savoir que l’entreprise est mise en liquidation judiciaire.

Ci dessous son communiqué.

En décidant la liquidation judiciaire de la Coop des Masques bretonne et solidaire, le tribunal de commerce de Saint-Brieuc sonne la fin d’une aventure humaine et solidaire hors du commun.

Cette aventure a démarré au mois de mars 2020 dès le début de la pandémie de covid 19. A ce moment tout le monde prenait conscience de l’impossibilité de fournir à la population des masques de protection sanitaire car nous avions auparavant désindustrialisé la France et en délocalisant l’usine de masques de Plaintel près de Saint-Brieuc.

Fort de ce constat, les membres fondateurs de la Coop des Masques ont été animés par la volonté de bâtir un outil industriel coopératif permettant de retrouver une souveraineté de production d’équipements sanitaires. Le choix du modèle économique retenu permettait d’être à l’abris de décisions de délocalisation. Cette démarche fût un succès car, dès le mois de juillet 2020, la Coop des Masques était fondée et pouvait commencer à produire au début de l’année 2021 une fois la mise en route des machines commandées en France.

Cependant, rapidement, elle a dû faire face à deux handicaps qui lui ont été fatals.

  1. Les importations de masques chinois sont toujours à un niveau très massif (95% en 2022). L’Etat lui-même est sans doute le premier fautif, car ses achats se font principalement en Chine. Ainsi la Coop des Masques a perdu le marché de la Préfecture de Paris au profit d’importateurs chinois (septembre 2022). La même décision avait été prise par l’armée en mai 2022.
  1. Plusieurs sociétaires de la Coop des Masques qui ont investi des sommes parfois importantes, n’ont pas confié leurs marchés à « leur usine » pour des raisons que nous ne comprenons pas. Le cas du groupe mutaliste Vyv (Harmonie mutuelle, MGEN, Arcade, mmg ….) qui était notre premier investisseur (300 000 euros), porte une grande part de la responsabilité de notre faillite.

L’analyse faite par la Coop des Masques est partagée par les principaux acteurs de la filière française. Elle montre qu’en aidant à la réindustrialisation de la France pour la production de masques, tout en favorisant le déferlement sur le marché des masques chinois à bas coût, sans même en contrôler ni la qualité ni les conditions sociales de production, l’Etat a provoqué de graves difficultés économiques conduisant à de nombreuses fermetures d’atelier ainsi que des faillites. C’est tout particulièrement le cas de la Coop des Masques qui a été encouragée à investir massivement et qui ne peut plus assumer ses dettes du fait de l’absence de commandes. En menant une politique aussi hasardeuse, l’Etat porte aussi une lourde responsabilité.

Sur le plan régional, il faut reconnaître que beaucoup de collectivités ont soutenus la Coop des Masques en nous confiant leurs besoins. Cependant nous portions nos espoirs sur l’organisation d’une table ronde qui avait été promise par la Région Bretagne pour le mois de septembre 2022. Cette table ronde aurait dû permettre de sensibiliser à nouveau le secteur de la santé ainsi que les milieux économiques (agroalimentaire) régionaux. Après avoir répondu favorablement à notre sollicitation, la Région n’a finalement pas donné suite.

Après la décision de liquidation judiciaire, le conseil d’administration de la Coop des Masques, pense avant tout aux 13 salariés qui vont se retrouver au chômage et vont devoir reprendre le chemin de la recherche d’un emploi. Ceci est d’autant plus désolant, que nous avions recruté en CDI, bon nombre de travailleurs qui avaient besoin de se réinsérer dans le milieu du travail. Nous souhaitons rappeler que leur mobilisation pour la Coop des Masques a été exemplaire.

Nous pensons aussi aux nombreux citoyens, artisans et entreprises qui ont soutenu et encouragé le projet. La Coop des masques avait 2067 sociétaires, dont près de 2000 citoyennes et citoyens. Ceux-ci croyaient à ce projet solidaire car ils ont investi chacun des sommes comprises en général entre 50 et 200 euros jusqu’à 10 000 euros. Nous imaginons que leur déception doit être immense.

Bien que l’aventure de la Coop des Masques se termine ce jour, nous tenons à souligner que le modèle coopératif qui a été utilisé est parfaitement pertinent et n’est en rien la raison de l’échec. Réunir autant d’usagers, de citoyens et de collectivités pour bâtir un outil industriel voué à la production d’équipements sanitaires stratégiques est un succès exceptionnel. C’est la démonstration qu’une entreprise solidaire est tout à fait indiquée pour garantir la souveraineté d’équipements sanitaires de nécessité publique sur un territoire comme la Bretagne (du moment qu’on lui passe des commandes).

Christophe Winckler

Président du conseil d’administration

Coop des Masques bretonne et solidaire

Le 12/10/2022

Sur le télégramme : Grâces : la Coop des masques liquidée, les salariés réagissent

Sur Libération : Fermeture de la Coop des masques : «un énorme gâchis» et treize salariés sur le carreau

CAPLD de Landerneau-Daoulas. Toujours pas de plan climat air énergie territorial (PCAET)

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Par , 7 octobre 2022 17 h 42 min

communiqué de Europe Ecologie les Verts de Landerneau-Daoulas

Les évènements climatiques récents (sécheresse, canicule, feux de forêts, fonte des glaciers, cyclones dévastateurs …) montrent un emballement du réchauffement climatique dont l’amplitude atteint le haut des prévisions faites par la communauté scientifique. Ces évènements nous rappellent notre devoir d’adapter individuellement et collectivement nos comportements pour limiter l’impact des catastrophes qui vont de toute façon toucher en priorité les populations les plus faibles.

Pour parvenir à enrayer la fuite en avant, les principaux Etats ce sont dotés en 2015 d’objectifs généraux (accord de Paris) pour limiter la hausse à 2°C à la fin du siècle (objectif qui ne sera pas atteint). En France, afin d’améliorer nos chances de réussite, l’Etat a décliné les engagements au niveau de chaque collectivité territoriale par une loi dite de transition énergétique (2015). Chacune des collectivités territoriales a dorénavant de grandes responsabilités pour participer à la lutte contre le changement climatique.

Il leur est par exemple demandé d’établir un «plan climat air énergie territorial» (PCAET). Ce plan doit comporter des objectifs chiffrés ainsi que des actions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Chez nous, c’est la CAPLD de Landerneau-Daoulas qui détient cette responsabilité. L’échéance qui lui a été donnée par la loi était le 31 décembre 2018. Autant dire que le retard est considérable. D’ailleurs nous sommes la seule collectivité du Pays de Brest à ne pas avoir de PCAET.

Cet échec peut être considéré comme une opportunité si la CAPLD rattrape son retard en établissant un plan ambitieux qui prend en compte les dernières données climatiques. En 2023, un tel plan sera d’autant plus facilement partagé que tout le monde a conscience que des catastrophes climatiques nous guettent ou plutôt guettent les jeunes.

Mettre en place un PCAET est un travail conséquent réalisé pour une période de cinq ans. De Landerneau à Daoulas, la CAPLD est porteur du projet. Elle doit nommer un élu référent qui créera un comité de pilotage. Pour être pertinent et efficace, un tel plan se doit d’être établi grâce à une très large concertation en associant toutes les parties prenantes (les associations, les citoyen, les jeunes, les entreprises, les administrations, les élus…).

Le groupe local EELV forme le vœu que cette concertation longuement attendue, va se mettre en œuvre rapidement. Il sera disponible pour apporter ses compétences.

Le 7 octobre 2022

Pour Europe Ecologie les Verts de Landerneau-Daoulas

Pour connaître le point d’avancement de la CAPLD : Consultez les documents du PCAET du Pays de Landernea-Daoulas (pays-landerneau-daoulas.fr). On découvre qu’il n’y en fait aucun autre document qu’une délibération de 2017 et une de septembre 2021 qui semblent être restées toutes les deux sans effet.

voir l’article sur le Télégramme.

.Nous n’avons toujours pas de plan climat air énergie territorial » regrette le groupe EELV de Landerneau-Daoulas.

Publié le 08 octobre 2022 à 12h30

Pour lutter contre le réchauffement climatique, la communauté d’agglomération du pays de Landerneau-Daoulas doit se doter d’un plan climat air énergie territorial.
Pour lutter contre le réchauffement climatique, la communauté d’agglomération du pays de Landerneau-Daoulas doit se doter d’un plan climat air énergie territorial. (Photo Heol)

Dans un communiqué, le groupe EELV du pays de Landerneau-Daoulas regrette que la communauté d’agglomération ne se soit toujours pas dotée d’un Plan climat air énergie territorial.

« Les évènements récents montrent un emballement du réchauffement climatique dont l’amplitude atteint le haut des prévisions faites par la communauté scientifique. Ces évènements nous rappellent notre devoir d’adapter individuellement et collectivement nos comportements pour limiter l’impact des catastrophes qui vont de toute façon toucher en priorité les populations les plus faibles », estime le groupe EELV du pays de Landerneau-Daoulas.

« Chacune des collectivités territoriales a de grandes responsabilités pour participer à la lutte contre le changement climatique. Il leur est par exemple demandé d’établir un « plan climat air énergie territorial » (PCAET). Ce plan doit comporter des objectifs chiffrés ainsi que des actions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Chez nous, c’est la Communauté d’agglomération du Pays de Landerneau-Daoulas (CAPLD) qui détient cette responsabilité. L’échéance qui lui a été donnée par la loi était le 31 décembre 2018. Autant dire que le retard est considérable. D’ailleurs, nous sommes la seule collectivité du Pays de Brest à ne pas avoir de PCAET ».À lire sur le sujetEELV-Landerneau rappelle l’urgence climatique

Période de cinq ans

Et EELV de conclure : « Mettre en place un PCAET est un travail conséquent réalisé pour une période de cinq ans. La CAPLD doit nommer un élu référent qui créera un comité de pilotage. Pour être pertinent et efficace, un tel plan se doit d’être établi grâce à une très large concertation. Le groupe local EELV forme le vœu que cette concertation, longuement attendue, va se mettre en œuvre rapidement ».

Voir l’article sur Ouest-France.

Pays de Landerneau-Daoulas. Où en est le plan climat-air-énergie territorial ?

​Le groupe Europe Écologie les Verts de Landerneau Daoulas, dans un communiqué adressé à la rédaction, s’inquiète du retard pris dans la mise en place du PCAET. Les élus répondent.

Christophe Winckler, porte-parole du groupe Europe-Écologie-les Verts Landerneau-Daoulas (Finistère), tacle les élus de la Communauté de communaune sur le retard pris dans la construction du plan climat-air-énergie territorial (PCAET). « Chacune des collectivités territoriales a de grandes responsabilités pour participer à la lutte contre le changement climatique. »

Il rappelle qu’il leur est demandé d’établir un plan climat air énergie territorial qui comporte des objectifs chiffrés ainsi que des actions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. C’est la Communauté de commune (CAPLD) qui possède cette responsabilité, avec une échéance donnée par la loi au 31 décembre 2018. Autant dire que le retard est considérable. Nous sommes la seule collectivité du Pays de Brest à ne pas avoir de PCAET.

Un plan climat-air-énergie en cours de finalisation

Christophe Winckler rappelle que la CAPLD doit nommer un élu référent pour créer un comité de pilotage. « Pour être pertinent, un tel plan se doit d’être établi grâce à une large concertation en associant les associations, les citoyens, les jeunes, les entreprises, les administrations, les élus… » Le groupe local d’EELV « forme le vœu que cette concertation attendue se mette en œuvre rapidement. »

Patrick Leclerc, président de la CAPLD, et Alexandra Guilloré, vice-présidente en charge de l’aménagement, expliquent que « la CAPLD finalise son plan. Il sera soumis au vote de l’assemblée plénière en fin d’année ou au début de 2023 ».

« Une lutte contre le changement climatique »

Les élus précisent qu’ils ont relancé un diagnostic pour travailler avec des données actualisées : « À partir de ces données, le panel citoyen, le conseil de développement et le comité de pilotage ont fixé les priorités et les orientations du futur plan climat, en précisant déjà les premières actions. »

Patrick Leclerc et Alexandra Guilloré poursuivent en expliquant qu’ils n’ont pas attendu un PCAET pour agir avec « la construction d’un plan local d’urbanisme intercommunal, l’élaboration d’un plan d’actions volontariste en matière de mobilités ou encore le soutien envers les bailleurs sociaux dans la rénovation énergétique, entre autres. »

Les élus rappellent que « la lutte contre le changement climatique ne saurait se faire sans les entreprises, sans l’agriculture, sans l’ensemble des acteurs privés et associatifs. Nous sommes à leur disposition pour en échanger. »

Refuser l’arme nucléaire.

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Par , 4 octobre 2022 14 h 34 min

De la Bretagne à la Polynésie.

Alors que nous luttions contre le projet de construction d’une centrale nucléaire à Plogoff, dans la pointe du Raz, certains de ses partisans nous interpellaient : « vous luttez contre une pacifique centrale électrique, mais vous oubliez que vous avez à votre porte, à L’Île Longue, une base de sous-marins nucléaires dont les missiles sont destinés à faire des millions de morts » .

Erreur, nous n’avions pas oublié !

Pour s’en souvenir : un livre aux éditions L’Harmattan.

A peine un mois après l’élection de François Mitterrand en mai 1981, qui annonçait l’arrêt du projet de Plogoff, nous étions nombreux à manifester dans la presqu’île de Crozon pour rappeler que le nucléaire c’est aussi, et d’abord, la bombe nucléaire. Nous n’avions pas attendu que le président Macron vienne au Creuzot déclarer que « Sans nucléaire civil, pas de nucléaire militaire, sans nucléaire militaire, pas de nucléaire civil », nous le savions déjà pour bien connaître l’histoire du nucléaire en France dont le premier des objectifs avait été l’arme nucléaire. La version civile ne nous avait pas encore donné la preuve de sa dangerosité avec Tchernobyl et Fukushima par contre le militaire n’avait rien à prouver depuis Hiroshima et Nagasaki. Le message que nous voulions alors adresser à nos concitoyens a pris une inquiétante actualité avec l’agression de la Russie contre l’Ukraine.

A partir de ce mois de Juin 1981, les occasions n’ont pas manqué de nous voir, à nouveau, manifester dans la presqu’île de Crozon : crise des euromissiles dans les années 80, reprises des essais nucléaires en Polynésie en 1995, essais de nouveaux missiles français au sud de la Bretagne, commémoration annuelle, au sommet du Menez Hom, des bombardements de Hiroshima et Nagasaki… A chacune de ces occasions revenait le souvenir de la résistance des habitants de la presqu’île quand, en l’année 1965, leur avait été faite l’annonce de la construction d’une base de sous-marins nucléaires à l’Île Longue. Dans un monde de plus en plus instable, il nous semble nécessaire de rappeler toutes ces actions qui contredisent le prétendu consensus de la population française en faveur de la force de frappe.

Sans même avoir été utilisée, l’arme nucléaire française a déjà fait bien des victimes. Nous voulons faire entendre le témoignage des civils et militaires exposés, en connaissance de cause, aux retombées radioactives et aux rayonnements nucléaires. Ils nous parlent du Sahara, de la Polynésie et même de l’Île Longue.

Comment également ne pas voir le monde qui s’annonce. La pollution généralisée de l’air, des terres et des océans, la disparition accélérée des espèces animales et végétales, la crise climatique dont les conséquences extrêmes sont de plus en plus visibles. Et à nouveau le spectacle de guerres dont les populations civiles sont les premières victimes. Nous ne pouvons pas laisser en prime à nos descendants la menace permanente de l’anéantissement par l’apocalypse nucléaire.

Une lueur d’espoir cependant : Le traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) qui a été adopté à l’ONU par 122 pays et est entré en vigueur le 22 janvier 2021. La fin de l’histoire n’est pas écrite. Nous pouvons agir pour que la France, donnant le signal de la mobilisation pour un monde plus apaisé, renonce à son armement nucléaire.

Table des matières.

7. Préface.

11. La presqu-île du bout du monde.

15. La presqu-île entre en résistance.

37. 27 juin 1981. 1500 manifestants à Crozon.

43. La Bretagne au cœur de la cible nucléaire.

53. Ne pas protéger la population. Le choix des stratèges de la dissuasion.

69. Du Larzac à l’Île-Longue. Résister à la menace des Pershing et des SS20.

81. Stop Essais !

87. Du Sahara à la Polynésie. Les irradiés des essais nucléaires.

95; Omerta sur les irradiés de Mangareva.

107. Les irradiés de l’Île-Longue.

113. Ils veillent sur la rade.

117. Pour l’interdiction mondiale des armes nucléaires, la France doit renoncer à sa force de frappe nucléaire

Les conseillers régionaux écologistes de Bretagne appellent l’État à mettre un terme à la subvention de 40 millions d’euros par an à TotalEnergies pour la centrale à gaz de Landivisiau.

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Par , 7 septembre 2022 12 h 10 min

À l’occasion d’une visite des élus écologistes régionaux à la centrale au gaz de Landivisiau, ces derniers estiment « urgent de mettre un terme à la subvention annuelle de l’État de 40 millions d’euros octroyée à TotalEnergies à partir de 2017 et ce pour une durée de 20 ans ».

Le télégramme.

La centrale à moitié possédée par un fonds d’investissement espagnol.

Dans un communiqué, ils rappellent que « financée par le contribuable, cette subvention avait été attribuée pour soutenir la capacité à produire de l’énergie en période de tensions, pour des outils fonctionnant peu et pâtissant d’une faible rentabilité. Pourtant, au-delà de l’impact carbone désastreux de la centrale à gaz, TotalEnergies prévoit de la faire fonctionner 5 000 heures par an, ce qui lui assure un certain niveau de rentabilité, en particulier dans le contexte actuel d’explosion des prix de l’énergie. Par ailleurs, TotalEnergies a vendu 50 % de ses parts dans la centrale à un fonds d’investissement espagnol. »

« Pourquoi maintenir cette subvention à la centrale à gaz de Landivisiau, qui est à la fois climaticide et contre-productive puisqu’elle va contribuer à alimenter les dividendes des actionnaires d’un fonds d’investissement espagnol ? L’État doit réorienter de façon urgente ce financement vers la mise en place de mesures de sobriété énergétique et l’accélération du déploiement des énergies renouvelables », a déclaré Christine Prigent, conseillère membre de la commission climat, transitions et biodiversité.

Le communiqué  : http://seaus.free.fr/IMG/pdf/ecologistes_centrale_a_gaz_landivisiau.pdf

Total a vendu 50% de la centrale à gaz de Landivisiau au fonds d’investissements espagnol Asterion Industrial Partner.

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Par , 4 août 2022 14 h 25 min

C’est le bureau d’avocats De Pardieu Brocas Maffei qui a négocié cette transaction et tient à nous le faire savoir.

Voir : “De Pardieu Brocas Maffei a conseillé TotalEnergies dans le cadre de la cession de 50 % de la Compagnie Electrique de Bretagne à Asterion Industrial Partners”

De Pardieu Brocas Maffei a conseillé Total-Energies dans le cadre de la cession à Asterion Industrial Partners, fonds d’investissement espagnol, d’une participation de 50 % de la Compagnie Electrique de Bretagne, société détenant une centrale à gaz à cycle combiné (CCGT) d’une puissance de 446 mégawatts, située à Landivisiau en Bretagne.

Voir aussi : “Un fonds espagnol rejoint Total-Energies en Bretagne.

Nouveau coup pour Asterion Industrial Partners. Le fonds d’investissement espagnol, qui a finalisé en février la levée de son second véhicule à 1,8 Md€ (lire ci-dessous), vient de renforcer sa présence dans l’Hexagone, en faisant l’acquisition de 50 % de la Compagnie Electrique de Bretagne (CEB) auprès de Total-Energies. L’opération, à la structuration gardée confidentielle et intermédiée par la banque espagnole Mediobanca, voit l’énergéticien français coté conserver le solde de la participation.”

Ce que confirme l’entreprise espagnole.

“Asterion Industrial Partners adquiere el 50% en una central eléctrica de ciclo combinado de gas natural en Bretaña”. “Asterion Industrial Partners, société de gestion d’investissements indépendante spécialisée dans les infrastructures du mid-market européen, a acquis 50% de la Compagnie Electrique de Bretagne (CEB), anciennement détenue par Total-Energies, qui détient les 50% restants. CEB est propriétaire de Landivisiau, la centrale à cycle combiné (CCGT) en Bretagne (France). La centrale de Landivisiau fournira une capacité électrique importante et stable avec une technologie de pointe et une grande efficacité thermique, produisant environ 20 % des besoins de la région.[.].

La centrale de Landivisiau, d’une capacité de production de 446 MW, a été mise en service début avril 2022 et fournira de l’électricité à près de 400 000 foyers en Bretagne. La centrale est un complément aux autres formes de production d’électricité et soutient l’intermittence des énergies renouvelables, cruciale pour la transition énergétique. Il sera géré par la Compagnie Electrique de Bretagne, en collaboration avec l’équipe Siemens Energy, en charge de l’exploitation. Cet investissement complète le portefeuille d’entreprises détenues par Asterion dans les secteurs des télécommunications, de l’énergie et des services publics en Europe.

La vraie histoire de la centrale climaticide de Landivisiau : une histoire de spéculation financière.

Quelle mouche avait piqué Jean-Yves Le Drian en cette année 2010 ou plutôt quel lobby était venu lui susurrer ce projet à l’oreille ? Toujours est-il qu’il a décidé qu’il fallait absolument une centrale électrique à gaz de 450Mw en Bretagne et plus précisément le plus à l’Ouest possible. Le tout enveloppé dans un “Pacte Électrique Breton” destiné à faire passer la pilule. (voir)

Le lobby ? celui des patrons finistériens regroupés sous l’appellation ” Investir en Finistère” ne s’en cachent pas. La décision du Conseil Régional et de son président est le résultat de l’efficacité de leur lobbying. Leur projet initial était d’implanter la centrale sur un site à cheval sur les communes de Guipavas et Saint-Divy, proches de Brest. Cette réserve foncière avait été constituée, dans les années 1970, pour le projet avorté d’une raffinerie associée à un terminal pétrolier au port de Brest. La zone est actuellement gérée par le Syndicat mixte Brest Iroise dont les actionnaires sont le Département, la Région, la communauté urbaine de Brest et… la chambre de commerce, qui ne demandent qu’à s’en débarrasser. De plus le site est proche de la conduite de gaz naturel provenant du port de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique).

L’affaire semblait donc entendue. Mais c’était sans compter sur la mobilisation des associations locales, déjà sensibilisées aux problèmes de la pollution de l’air et du dérèglement climatique. Rapidement elles ont su rassembler des milliers de personnes sur le site et remplir des salles lors de réunions d’information. La prudence électorale exigeait donc qu’un endroit moins proche de Brest et moins sujet à de telles mobilisations soit choisi. Un appel d’offre était lancé.

Des trois concurrents en lice, l’entreprise Direct Énergie était retenue pour une centrale qui serait construite à Landivisiau. Le choix de la commune ne pouvait qu’étonner. Pour alimenter la centrale il faudrait construire 130km d’un gazoduc la reliant au site de Montoir de Bretagne dans la Loire Atlantique ainsi qu’une ligne à haute tension pour l’évacuation du courant. A l’évidence, le choix était plus politique que technique ou économique. Le député UMP de la circonscription, Jacques le Guen ne cachait pas s’être “personnellement engagé dans ce dossier” (voir) pour que la commune soit finalement choisie par le ministre de l’énergie, Eric Besson, ancien élu socialiste rallié au sarkozisme. L’annonce de ce choix était faite le 29 février en présence de jean Yves le Drian et conclue par une chaleureuse poignée de main entre anciens camarades.

Pourquoi Direct Énergie ? D’une part cela correspondait à la volonté politique d’ouvrir le marché de l’électricité aux entreprises privées. Officiellement, cependant, ce choix était justifié par le montant de la prime demandée par l’entreprise pour cette opération. Car l’appel d’offre était assorti d’une carotte offerte à l’éventuel candidat. Pour l’attirer dans ce lointain Finistère il lui était proposé une subvention dont il devait fixer lui même le montant. Direct Énergie, devenu Total par la suite, était retenu étant présenté comme le moins gourmand par la commission de sélection. (voir)

De Direct-Energie à Total et maintenant à Asterion Industrial Partners , 40 millions de subventions par an à se partager entre pollueurs.

Cette prime constitue le côté le plus scandaleux de la transaction. Alors qu’une taxe sur le carburant, touchant tout un chacun, a été instaurée pour remplacer la défunte “Taxe poids lourds”, Direct-Énergie recevrait une prime de 40 millions d’euros par an pendant 20 ans pour émettre un million de tonnes de CO2 chaque année dans l’atmosphère soit l’équivalent de la pollution annuelle de plus de 400 000 voitures parcourant en moyenne 20 000km par an. Cette subvention devait passer par le feu vert de la Commission Européenne. Tout laissait penser, vu la lecture des rapports des commissaires, qu’elle ne serait pas accordée. Erreur ! La commissaire européenne passait outre et accordait ce cadeau à son collègue ministre, Jean-Yves Le Drian. (voir)

Bonne affaire pour Direct Energie qui pourtant, à l’évidence, n’était pas en mesure de répondre ni financièrement ni techniquement au contrat. Viens l’heure de Total qui fait une proposition de rachat, certainement juteuse pour Direct Energie ( et pour son PDG : les dirigeants de Total maintiennent Xavier Caïtucoli, PDG et cofondateur de Direct Energie, en tant que PDG de la nouvelle entreprise).

Place donc à “Total”.

De scandale en scandale.

Déjà scandaleuse cette prime de 40 millions d’euros pendant 20 ans versée par l’État à Total. Que penser alors de cette vente à une société d’investissement espagnole quand celle-ci fait bien remarquer à ses actionnaires que l’opération est « soutenue par un contrat de paiement de capacité de 20 ans ». Ce « paiement de capacité » correspondant aux 40 millions de subventions publiques, prélevées sur la facture des consommateurs français et qui seront donc partagées avec le fonds d’investissement espagnol pour une durée de 20 ans.

Une réaction publique du président du Conseil Régional de Bretagne, à l’origine du projet, ainsi que celle des ministres de l’environnement et de l’industrie s’impose.

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Voir le communiqué de S-eau-S

En toute discrétion, Total a vendu 50% de la centrale à gaz de Landivisiau à un fonds
d’investissement espagnol.

Un communiqué de presse du bureau d’avocats « De Pardieu-Brocas-Maffei » nous fait
savoir qu’il a conseillé TotalEnergies dans le cadre de la vente par Total de 50 % des parts
de la centrale à gaz de Landivisiau à « Asterion Industrial Partners », fonds d’investissement
espagnol (voir). Une vente réalisée en avril 2022, au moment même où la centrale était mise
en fonctionnement. Un article d’une revue financière salue ce « nouveau coup » de Asterion
Industrial Partners qui, par cette opération « gardée confidentielle », renforce sa présence
dans l’Hexagone.(voir).

Faut-il rappeler que la centrale de Landivisiau avait été annoncée comme ne devant
fonctionner que quelques jours lors des pointes d’hiver. Une fable que nous répétaient en
boucle les élu(e)s de la majorité régionale comme celles et ceux de la majorité
présidentielle. Qui pouvait croire que des multinationales puissent investir dans un projet
aussi limité ? Le fonds d’investissements annonce son objectif : La fourniture en électricité
équivalente à la consommation de 400 000 foyers (voir). Ce qui nécessite une durée
minimale de fonctionnement pendant les 2/3 d’une année. Un chiffre que confirme le
directeur de production de la centrale qui annonce qu’elle devrait être en route « entre 4 500
et 5 000 heures par an ». De copieux bénéfices en perspective pour les deux partenaires
avec la hausse continue du prix de l’électricité.

Par ailleurs le fonds d’investissements tient à signaler le fait que l’opération est « soutenue
par un contrat de paiement de capacité de 20 ans » (voir). Ce «contrat de paiement de
capacité » correspond aux 40 millions d’euros annuels de subventions publiques, prélevées
sur les factures d’électricité des consommateurs français, qui ont été attribuées par l’État à
Total et seront donc partagées avec les actionnaires du fonds d’investissement espagnol. Un
contrat de capacité long terme « unique en son genre », souligne un cabinet conseil engagé
dans la négociation.

A l’évidence la construction de la centrale de Landivisiau se révèle en réalité comme une
fructueuse opération financière. Premier bénéficiaire, « Direct-Energie » et son PDG dont
l’entreprise a été rapidement rachetée par Total. Second bénéficiaire : Total, une entreprise
pour laquelle il n’y a pas de petits profits malgré les 13,6 milliards d’euros de bénéfices
accumulés en 2021. Derniers bénéficiaires « Asterion Industrial Partners» ainsi que les
cabinets d’avocats et les banques engagées dans la négociation.

Comment oublier que cette opération financière se traduira par 1 million de tonnes de CO2
dégagées chaque année dans l’atmosphère, alors que les effets du dérèglement climatique se
font plus que jamais ressentir avec les incendies de cet été,

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