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Elorn en fête. 2006, 2007, 2008. Quand nous manifestions pour l’eau sur l’eau.

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Par , 8 janvier 2026 18 h 35 min

Nous avons manifesté pour l’eau… sur l’eau

vendredi 27 octobre 2006

Samedi 27 mai une cinquantaine de voiliers et de kayaks ont remonté l’Elorn entre la Rade de Brest et Landerneau. Ce n’était pas une journée de mer classique mais une manifestation “Pour l’Eau, sur l’Eau.”

A l’origine une équipe de “voileux”.
Naviguer sur une mer morte n’est pas l’idéal de la plupart des marins. Certains ont décidé de réagir en créant la “Flottille de la Rade pour une Mer Propre” basée à Plougastel-Daoulas.

En ce mois de mai 2006, ils ont souhaité poser le problème des pollutions venues de la terre qui sont à plus de 90% responsables de la pollution des mers.

Ils se sont entourés pour cela de tout ce que compte la région en associations de protection de l’environnement et de consommateurs. L’opération a pris le titre de “Elorn 2006. Rivières en rade”

voir la suite : http://seaus.free.fr/spip.php?article53http://seaus.free.fr/spip.php?article53

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Elorn 2007 : nous avons manifesté pour l’eau et sur l’eau

lundi 4 juin 2007

Après “Rivières en Rade 2006”, voici “Elorn en fête 2007”. L’objectif est le même : rassembler autour de la défense de la rivière et de la rade le maximum de personnes dans une action à la fois symbolique et festive. Cela se passait le 2 Juin.

Voir la suite : http://seaus.free.fr/spip.php?article141

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Elorn en fête 2008. Participation record

dimanche 4 mai 2008

Le soleil, les associations, les participants, le public, ont répondu présents pour cet Elorn 2008.


Affiche à conserver précieusement

Agir pour préserver la qualité de l’eau tout en participant
à un rassemblement convivial : pour la troisième fois les associations agissant sur la vallée de l’Elorn ont réussi leur pari avec l’aide de toutes celles et tous ceux qui les ont accompagnées.

Voir la suite : http://seaus.free.fr/spip.php?article337

De la pêche au Saumon à Chateaulin, en Bretagne, vers 1736.

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Par , 7 janvier 2026 18 h 50 min

Au moment où le saumon se fait de plus en plus rare à la passe de Keramon dans l’Elorn, retour vers une époque faste des siècles passés.

En l’année 1736, André-François Boureau-Deslandes, publiait un ouvrage dans lequel il décrivait le pêcherie de saumons de Chateaulin.

André-François Boureau-Deslandes, né en 1690 à Pondichéry et décédé 11 avril 1757 à Paris, est un scientifique et écrivain français.

Il est le fils d’André Boureau-Deslandes (né à Tours), petit-fils de François Martin (1634-1706), gouverneur de Pondichéry. Son père, André Boureau-Deslandes joua un rôle très important dans les relations diplomatiques entre la France et le Siam, puis dans les Indes où il fut directeur général du Commerce au Bengale.

Revenu en France, il fut envoyé à Saint Domingue comme ordonnateur de la Marine pour les rois de France et d’Espagne, et inspecteur général de « l’Assiente ». Il reçut des lettres de noblesse en 1703 et mourut à Léogane en 1707. Il avait épousé en 1686 Marie-Françoise, fille du célèbre chevalier Martin, gouverneur de Pondichery. Ils avaient eu huit enfants dont six survécurent, parmi lesquels deux ecclésiastiques. Il apporta en France avec lui les volumes manuscrits des Mémoires de son beau-père François Martin qui seront publiés en trois tomes.

Il vient en France, en 1703, à l’âge de 13 ans. Il entra au service du Roi en octobre 1708 comme contrôleur à Brest et fut nommé commissaire de la marine dans ce port en 1716.

Reçu élève géomètre à l’Académie des sciences en février 1712, il participe à de nombreuses études rendues par des Académies ou des Sociétés et collabora à de nombreux journaux savants (il est membre de l’Académie des Sciences de Berlin). Il fut longtemps commissaire de la marine, après avoir été lié à Nicolas Malebranche. Il est l’auteur de nombreux livres de littérature, d’économie et d’histoire. Il est aussi l’auteur de très nombreux ouvrages scientifiques et historiques sur la Marine. Il meurt célibataire à Paris en 1757.

Parmi ceux-ci, un “Recueil de differens Traitez de Physique et d’Histoires Naturelles, propres à perfectionner ces deux sciences. Paris, Étienne Ganeau, 1736.”

On y trouve un Mémoire sur la pêche au saumon à Châteaulin, ville où, nous dit l’auteur, il se capture jusqu’à 4000 saumons par an dans une pêcherie spécialisée dont il nous décrit la forme et le fonctionnement.

Extrait :

Cet établissement consiste en une double rangée de pieux, qui traversent la rivière d’un côté à l’autre, & qui, étant enfonçés à refus de mouton, forment une espèce de chaussée sur laquelle on passe. Ces pieux sont mis près à près : & il y a encore de longues traverse assujetties par des boucles de fer, qui les retiennent, tant au dessus qu’au dessous de l’eau. A gauche, en montant la rivière, est un coffre en forme de grillage, & ayant quinze pieds sur chaque face. On l’a tellement ménagé que le courant de la rivière s’y porte de lui-même sans aucun effort.

Au milieu de ce coffre, & presqu’à fleur d’eau, se voit un trou de dix-huit à vingt pouces de diamètre environné de lames de fer un peu recourbées, qui ont la figure de triangles isocèles, & qui s”ouvrent et se ferment facilement.

Le Saumon, conduit par le courant vers le coffre, y entre sans peine, en écartant les lames de fer blanc qui se trouve sur la route, & dont les bases bordent le trou. Ces lames se rapprochent les unes des autres, forment un cône, & elles s’ouvrent jusqu’à devenir un cylindre.

Au sortir du coffre le saumon entre dans un réservoir, d’où les pêcheurs le retire par le moyen d’un filet attaché au bout d’une perche. Leur adresse est en cela si grande, qu’ils ne manquent point de retirer aussitôt celui qu’ils choisissent de l’oeil. J’en ai moi-même été souvent témoin.

Le texte parle aussi du rouissage du lin qui chasse les poissons de la rivière dès que le temps est venu de le pratiquer. A remarquer que l’auteur ne signale pas de saumons hors de l’Aulne, ce que contesteront certainement les pêcheurs de l’autre rivière à saumons : l’Elorn.

Par ailleurs son texte est un excellent document sur la pêche en mer à la même époque.

Pour l’ensemble du texte, voir : table des matières, page 161

Au nom de la prétendue « dissuasion nucléaire », aucun abri n’est prévu pour la population en France en cas de conflit armé.

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Par , 6 décembre 2025 15 h 25 min

Au moment où cinq drones sèment la panique au dessus de l’Ile-Longue, il est bon de se rappeler le choix des tenants de la “dissuasion nucléaire” de ne pas protéger la population.

Alors que la population de l’Ukraine est écrasée sous les bombes russes et que Poutine menace l’Europe d’une escalade, la preuve est faite que le prétendu “équilibre nucléaire” ne dissuade pas d’une guerre d’agression en Europe.

Comment alors ne pas nous interroger sur l’absence de protection de la population en France. Ceci d’autant plus que les nouvelles armes utilisées contre l’Ukraine, comme dans les autres guerres qui se mènent au même moment dans le monde, visent d’abord les populations civiles et les infrastructures nécessaires à leur survie.

Sommes nous protégés ? C’était déjà la question que posaient deux sénateurs, le gaulliste Raymond Marcellin et le centriste Edouard Bonnefous, dans leur rapport de 1980 «sur le niveau de protection de la population civile française en temps de crise ».  Ils y constataient que la logique de la stratégie de dissuasion nucléaire avait conduit « non seulement à ne pas s’organiser en vue d’une éventuelle agression nucléaire mais à considérer que le faire serait porter atteinte à la crédibilité de la dissuasion» Or ajoutaient-ils « l’élément de sécurisation le plus directement ressenti comme effectif par la population, c’est la possibilité de se mettre à l’abri, soit des destructions conventionnelles, soit des agressions nucléaires, soit des agressions chimiques ou bactériologiques » La crainte du moment étant de nature nucléaire ils proposaient la mise en construction rapide « d’abris anti-souffle » dans les « points sensibles de notre défense». Ainsi que « d’abris anti-retombées » au profit « des populations à l’écart des points d’impact éventuels ».

La proposition était reprise en 1982 par Pierre Mauroy, premier ministre socialiste de François Mitterrand, par une directive dans laquelle il était décidé que «dans les villes de plus de 50 000 habitants, toutes les constructions publiques ou privées neuves et devant abriter 100 personnes ou plus, seront équipées d’abris anti-souffle. Dans les villes où la population est comprise entre 10 000 et 50 000 habitants, toutes les constructions publiques ou privées neuves et devant abriter 100 personnes ou plus, seront équipées d’abris anti-retombées renforcés ».

Plus de quarante ans plus tard force est de constater que la circulaire n’a reçu aucune application et qu’aucun abri n’est prévu en France, contrairement à la plupart des pays européens, pour abriter la population dans le cadre d’un conflit tel que celui que subit l’Ukraine en ce moment. Et ceci alors même que l’éventualité d’une telle agression semble pouvoir nous concerner dans un avenir proche si on en croit les récents propos de la hiérarchie politique et militaire française.

Pourtant en quarante ans le territoire français a vu augmenter le nombre de « points sensibles » constituant des cibles potentielles. Déjà, en 1980, les deux sénateurs les signalaient en précisant même que « Les entreprises publiques qui, tel Électricité de France, introduisent localement des éléments de risque, comme l’implantation de centrales nucléaires pouvant constituer des cibles privilégiées, devraient supporter le coût de la protection des populations.»

Nos dirigeants politiques et militaires, le chef de l’État en premier lieu, s’efforcent de préparer l’opinion à un éventuel conflit sur notre sol. La priorité ne devrait-elle pas être plutôt de s’interroger le bien-fondé de la doctrine de “dissuasion nucléaire” et sur le choix qui a été fait de ne pas protéger l’ensemble de la population française que cette décision a entraîné.

voir encore : La France sans abris en cas d’agression. Le choix des stratèges français de la dissuasion nucléaire.

L’affaire de la Centrale électrique à gaz de TotalEnergies, dite “Centrale de la Honte”, à Landivisiau, en quelques dates.

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Par , 24 novembre 2025 16 h 33 min

Au moment où la COP30 s’est inclinée devant les groupes pétroliers en refusant d’acter la sortie des énergies fossiles, nous proposons ici, en quelques dates, la saga de la centrale climaticide de TotalEnregies à Landiviau. Une histoire qui se termine par la vente par TotalEnergie de 50% de ses parts à un fonds d’investissement espagnol et par la fuite de tous ses promoteurs au moment de l’inauguration de la centrale ce qui lui vaudra le nom de “Centrale de la Honte“.

Décembre 2010. Le Pacte électrique Breton.

Signé le 14 décembre 2010 : « Pour répondre durablement aux défis auxquels la Bretagne se trouve confrontée en termes de sécurisation de son alimentation électrique dans les années à venir, I’Etat, la Région Bretagne, RTE, I’ADEME et I’ANAH se sont mis d’accord sur le contenu du présent pacte dont ils sont signataires indissociables. »

Parmi leurs engagements : « L’implantation d’un nouveau moyen de production classique au nord-ouest de la Bretagne, de type cycle combiné gaz (CCG), à haute performance énergétique, fonctionnant dans le cadre du marché électrique, d’une puissance d’environ 450 MW, avec une localisation la plus pertinente se situant dans l’aire de Brest »

28 février 2012. Choix de Direct-Energie.

L’appel d’offre pour la construction de la centrale comportait la clause suivante :

“Dans le cadre du présent appel d’offres, le producteur touchera une prime fixe annuelle PT, calculée comme le produit de la puissance active garantie Pgar et d’une prime P exprimée en €/MW/an. Cette prime fixe est destinée à couvrir uniquement les surcoûts liés à la localisation de l’installation, à l’acheminement du gaz et à la date prévue de mise en service.”

Le projet « Réussir ensemble » de l’entreprise Direct Energie : « a été classé premier, avec un écart important par rapport aux autres candidats, au titre du critère de la prime fixe demandée pour couvrir les surcoûts liés à la localisation de l’installation, à l’acheminement du gaz et à la date de mise en service »


Elle se voyait ainsi attribuer une prime estimée à 40 millions d’euros par an pendant 20 ans renouvelables pour la construction d’une centrale électrique à gaz à Landivisiau.

Un Le Drian qui fera profil bas quand cette histoire s’achèvera. (voir le fin)

13/11/2015. Consultation de la Commission européenne.

L’attribution de la prime nécessitait l’approbation de la Commission Européenne en charge de la politique de la concurrence. Celle-ci émettait un avis, le 13/11/2015, concernant le fait que la centrale de Landivisiau pouvait, ou non, être considérée comme un « Service d’intérêt économique Général »

Cet avis se concluait par la formule :

« Par conséquent, la mesure ne semble pas être susceptible de garantir la réalisation de l’objectif qu’elle poursuit et, donc, d’être qualifiée de SIEG/d’obligation de service public. Au contraire, elle risque d’aggraver la situation dans la région et de donner lieu à une intervention réglementaire permanente. Pour ces raisons, la mesure ne semble pas être conforme au principe de proportionnalité. »

Voir ci-dessous l’ensemble des motifs de cette appréciation qui vont dans le sens d’une non conformité de la demande de prime au regard des la législation européenne.


(69) La première condition établie par l’arrêt Altmark prévoit la définition de la mission d’un SIEG (11). Alors que le traité n’apporte pas de définition de SIEG, ce dernier répond à la définition de l’article 106, paragraphe 2, du traité. Il est constant que le SIEG doit revêtir un intérêt économique général qui présente des caractéristiques spécifiques par rapport à celui que revêtent d’autres activités de la vie économique (12). Il résulte ainsi de l’article 106, paragraphe 2, du traité que les entreprises qui assument la gestion de SIEG sont des entreprises chargées d’une “mission particulière”. En règle générale, une “mission de service public particulière” implique la prestation d’un service qu’un opérateur, s’il considérait son propre intérêt commercial, n’assumerait pas ou n’assumerait pas dans la même mesure ou dans les mêmes conditions.

(70)Bien que les États membres disposent d’un large pouvoir d’appréciation quant à la définition de ce qu’ils considèrent comme un SIEG bénéficiant d’une compensation, la Commission doit vérifier que l’État membre n’ait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation dans cette définition.

(71) Certes, plusieurs arrêts de la Cour et décisions de la Commission ont reconnu que la sécurité de l’approvisionnement en électricité permettait de justifier l’institution d’un SIEG (13). Toutefois, dans le cas d’espèce, la Commission doute que l’installation et l’exploitation de la centrale de Landivisiau soient susceptibles d’être qualifiées de SIEG.

(72)Premièrement, les autorités françaises n’ont fourni aucun élément montrant qu’il y a eu un problème de sécurité d’approvisionnement en électricité en Bretagne dans le passé, même pas en cas de températures exceptionnellement basses telles que celles enregistrées en hiver 2012, pour lequel un déficit de capacité d’environ 300 MW était prévu (voir le schéma 6 ci-dessus).

(73) Deuxièmement, les États membres ne peuvent assortir d’obligations spécifiques de service public à des services qui sont déjà fournis ou peuvent l’être de façon satisfaisante et dans des conditions (prix, caractéristiques de qualité objectives, continuité et accès au service) compatibles avec l’intérêt général, tel que le définit l’État, par des entreprises exerçant leurs activités dans des conditions normales de marché (14).

(74)La Commission considère que des entreprises exerçant leurs activités dans des conditions normales de marché auraient pu fournir la capacité nécessaire pour garantir la sécurité d’approvisionnement en Bretagne, si la France n’avait pas mis en œuvre des mesures règlementaires, notamment la définition d’une zone tarifaire unique pour l’ensemble du territoire français, qui empêchent les prix de l’électricité d’envoyer les bons signaux pour inciter des investissements en capacité dans la région.

(75)Les autorités françaises elles-mêmes reconnaissent qu’une des raisons pour lesquelles le marché est défaillant pour atteindre le niveau de sécurité d’approvisionnement souhaité est que les rémunérations apportées par les différents marchés (énergie, capacité, etc) ne sont pas déclinées géographiquement à l’échelle de la Bretagne et ne peuvent donc pas traduire la demande existante pour une capacité en Bretagne en une incitation au développement d’une capacité en Bretagne. En résumé, il n’y a pas de “marché breton de l’électricité”, qui envoie les bons signaux d’investissement.

(76) Troisièmement, la mesure en question ne semble pas satisfaire les dispositions de l’article 3, paragraphe 2, de la directive 2009/72/CE concernant les règles communes pour le marché intérieur de l’électricité (“la directive Electricité”) (15), qui prévoit que les obligations de service public qui portent sur la sécurité d’approvisionnement doivent être non discriminatoires. Ces exigences supplémentaires résultant de la législation sectorielle de l’Union, tel que la directive Electricité, doivent être prises en compte par la Commission dans son appréciation des obligations de service public établies par un État membre (16).

(77)Or, la mesure en espèce est discriminatoire à l’égard d’autres technologies que le CCG. Les autorités françaises reconnaissent elles-mêmes que la mesure n’est pas neutre du point de vue technologique et que d’autres technologies, comme les TAC au gaz ou au fioul auraient aussi été en mesure de résoudre le problème allégué en termes de sécurité d’approvisionnement.

(78) Il résulte ainsi des termes mêmes de l’article 106 du traité que les obligations de service public que l’article 3, paragraphe 2, de la directive Electricité permet d’imposer aux entreprises doivent respecter le principe de proportionnalité (17). En vue de répondre à ce critère, la mesure qui impose de telles obligations doit être susceptible de garantir la réalisation de l’objectif qu’elle poursuit et ne pas aller au-delà de ce qui est nécessaire pour qu’il soit atteint.

(79)Il convient dès lors d’examiner si une mesure telle que celle mise en œuvre par la République française est appropriée pour garantir la réalisation de l’objectif invoqué, à savoir la sécurité d’approvisionnement en électricité en Bretagne sans aller au-delà de ce qui est nécessaire.

(80)En effet, la Commission a des doutes sur la proportionnalité de la mesure. Premièrement, la Commission a des doutes sur la nécessité d’installer en Bretagne un moyen de production d’environ 450 MW, étant donné que les autorités françaises n’ont pas fourni des données précises sur la quantité de capacité manquant en Bretagne (voir aussi le considérant 72 ci-dessus) et que, en tout cas, cette capacité aurait pu être apportée par exemple par des effacements combinés avec d’autres moyens de production d’une puissance inférieure à celle requise dans le cadre de l’appel d’offres.

(81)Deuxièmement, en supposant qu’il y ait effectivement un problème en termes de sécurité d’approvisionnement en Bretagne, ce qui n’a toutefois pas été suffisamment démontré par les autorités françaises (comme expliqué au considérant 72 ci-dessus), l’appel d’offres pourrait y remédier à court terme, mais est de nature à aggraver le problème à long terme.

(82)Cela peut se produire pour trois raisons principales. Tout d’abord, l’appel d’offres est de nature à fermer le marché de l’électricité aux investissements qui ne bénéficient pas d’un soutien de l’État. En effet, il pourrait réduire la confiance des investisseurs, qui pourraient différer des investissements futurs afin de bénéficier d’appels d’offres additionnels. La mesure en question pourrait donc rendre tous les futurs investissements en Bretagne dépendants de futurs appels d’offres.

(83)Il apparaît ensuite que le manque allégué de capacité est également le résultat de mesures réglementaires, par exemple celle d’empêcher l’augmentation des prix de l’électricité au niveau nécessaire pour attirer des investissements suffisants (missing money problem, voir considérants 74 à 75 ci-dessus). L’appel d’offres ne corrige le missing money problem que pour le producteur, et non pour les fournisseurs actuels ou futurs de capacité. En outre, l’appel offres pourrait conduire à la fermeture de capacités existantes, étant donné que la nouvelle CCG est susceptible d’être plus efficace. Il s’ensuit que la mesure pourrait aggraver le missing money problem pour les capacités existantes.

(84)Finalement, le caractère sélectif de l’appel d’offres réduit les possibilités pour le développement d’autres technologies qui pourraient contribuer à atténuer le manque allégué de capacité en Bretagne (par exemple, effacement, interconnexion et stockage).

(85)Par conséquent, la mesure ne semble pas être susceptible de garantir la réalisation de l’objectif qu’elle poursuit et, donc, d’être qualifiée de SIEG/d’obligation de service public. Au contraire, elle risque d’aggraver la situation dans la région et de donner lieu à une intervention réglementaire permanente. Pour ces raisons, la mesure ne semble pas être conforme au principe de proportionnalité.

Ce rapport a donné lieu à un article très détaillé dans Ouest-France :


Centrale de Landivisiau : les doutes de l’Europe

« Le projet phare du Pacte électrique breton aura-t-il le feu vert de Bruxelles ? La Commission européenne vient de rendre public un rapport qui peut laisser présager un prochain avis négatif. »

https://www.ouest-france.fr/economie/energie/centrale-de-landivisiau-les-doutes-de-l-europe-4689899

15 mai2017. La décision finale de la commissaire européenne.

Contre toute attente, l’avis négatif de la commission n’est pas retenu par la commissaire européenne Margrethe Vestager, en charge de la politique de concurrence, qui approuve l’aide d’Etat pour la centrale au gaz Landivisiau.

06 juillet 2018. Quand Total rachète Direct Energie.

« Paris, 06 juillet 2018, 17h30 – Total et Direct Energie annoncent la finalisation, ce jour, de l’acquisition par Total de 73,04% du Capital de Direct Energie1, sur la base d’un prix de 42 euros par action, soit pour environ 1,4 milliard d’euros. Cette acquisition, qui fait suite à la levée de l’ensemble des conditions suspensives relatives aux accords signés le 17 avril 2018 avec les principaux actionnaires de Direct Énergie, a été suivie par le dépôt par Total, ce jour, d’un projet d’offre publique obligatoire portant sur les actions Direct Energie non encore détenues par Total, au même prix par action de 42 euros. Ce projet d’offre demeure soumis à l’examen de l’AMF qui appréciera sa conformité aux dispositions législatives et réglementaires applicables. »

28 mai 2021. Quand Total devient TotalEnergies.

Après cette acquisition Total change de nom et devient TotalEnergie ;

« Paris, 28 mai 2021 – L’Assemblée Générale Ordinaire et Extraordinaire des Actionnaires de la Société a voté ce jour, à une quasi-unanimité, la résolution visant à changer la dénomination sociale de l’entreprise. Total devient donc TotalEnergies et ancre dans son identité, sa stratégie de transformation en compagnie multi-énergies. A l’occasion de son changement de nom, TotalEnergies se dote d’une nouvelle identité visuelle. »

27 avril 2022. TotalEnergie vend 50 % des parts de la centrale de Landivisiau à un fonds d’investissements espagnol.

La vente par TotalEnergie de 50 % des parts de la Centrale de Landivisiau a été connue par des articles de presse.

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ASTERION INDUSTRIAL PARTNERS ADQUIERE EL 50% EN UNA CENTRAL ELÉCTRICA DE CICLO COMBINADO DE GAS NATURAL EN BRETAÑA (FRANCIA) Y ANUNCIA INCORPORACIONES SENIOR AL EQUIPO.

  • Asterion adquiere un 50% de la planta Landivisiau y se convierte en accionista junto con TotalEnergies. La instalación proporciona una capacidad eléctrica significativa y estable, con tecnología de última generación y gran eficiencia térmica (27.04.2002)

https://www.webcapitalriesgo.com/asterion-industrial-partners-adquiere-el-50-en-una-central-electrica-de-ciclo-combinado-de-gas-natural-en-bretana-francia-y-anuncia-incorporaciones-senior-al-equipo/

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De Pardieu Brocas Maffei a conseillé TotalEnergies dans le cadre de la cession de 50 % de la Compagnie Electrique de Bretagne à Asterion Industrial Partners


(Le monde du droit, 11 mai 2022)

Un fonds espagnol rejoint TotalEnergies en Bretagne

« Nouveau coup pour Asterion Industrial Partners. Le fonds d’investissement espagnol, qui a finalisé en février la levée de son second véhicule à 1,8 Md€ (lire ci-dessous), vient de renforcer sa présence dans l’Hexagone, en faisant l’acquisition de 50 % de la Compagnie Electrique de Bretagne (CEB) auprès de TotalEnergies. L’opération, à la structuration gardée confidentielle et intermédiée par la banque espagnole (…) »

https://www.cfnewsinfra.net/L-actualite/M-A/Prise-de-participation/Un-fonds-espagnol-rejoint-TotalEnergies-en-Bretagne-484228

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L’information était reprise par le journal le Télégramme.

TotalEnergies a vendu 50 % de la centrale de Landivisiau à un fonds d’investissement.

https://www.letelegramme.fr/economie/totalenergies-a-vendu-50-de-la-centrale-de-landivisiau-a-un-fonds-d-investissement-310888.php#:~:text=Le%20groupe%20TotalEnergies%20a%20revendu,service%20le%2031%20mars%202022.

Ainsi que par le journal Ouest-France.

TotalEnergies vend 50 % de la centrale à gaz de Landivisiau à un fonds d’investissement espagnol.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landivisiau-29400/totalenergies-vend-50-de-la-centrale-a-gaz-de-landivisiau-a-un-fonds-d-investissement-espagnol-98c84ede-2495-11ed-b87a-5a37cb5b8d3c

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Suite à cette information, la totalité des promoteurs institutionnels du projet étaient absents à son inauguration, ce dont rendait compte le journal Le Télégramme.

« À Landivisiau, concours de mots d’excuses pour l’inauguration de la centrale. »

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix-29600/a-landivisiau-concours-de-mots-d-excuses-pour-l-inauguration-de-la-centrale-350118.php

Par Monique Kéromnès

Le 21 octobre 2022 à 18h50

La centrale de Landivisiau a été inaugurée, ce jeudi 20 octobre. Mais de nombreux élus et représentants de l’État avaient décliné l’invitation de TotalEnergies. Officiellement pour cause d’agendas déjà chargés. Leur absence interroge.

Lors de l’inauguration de la centrale au gaz de Landivisiau, seuls les élus locaux étaient présents pour couper le ruban symbolique aux côtés de TotalEnergies. Lolors de l’inauguration de la centrale au gaz de Landivisiau, seuls les élus locaux étaient présents pour couper le ruban symbolique aux côtés de TotalEnergies. (Le Télégramme/Monique Kéromnès)

« On ne s’est pas bousculé, à la centrale de Landivisiau, pour poser sur la photo aux côtés de TotalEnergies… Pourtant, inauguration officielle oblige, tous les élus et les autorités avaient été invités, ce jeudi 20 octobre. Mais presque tous étaient absents. À commencer par la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, qui était « à Bruxelles, avec Emmanuel Macron ». Elle n’a pas été représentée. Le préfet du Finistère, Philippe Mahé, « avait autre chose à l’agenda ». Même chose pour la sous-préfète de Morlaix, Élisabeth Sevenier-Muller. Le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, était « pris sur la conférence jeunesse, il devait être représenté par un autre élu qui a eu un empêchement. Personne n’a pu le remplacer à la dernière minute ». Personne non plus pour représenter le conseil départemental du Finistère mais il y avait séance plénière à laquelle les élus se doivent d’être présents. Quant à la députée Graziella Melchior, prise « pour un travail en commission à l’Assemblée », elle était représentée par sa collaboratrice. Autre absent de taille, Jean-Yves Le Drian, ancien président de Région, qui a lancé le projet, et ancien ministre.[.]

Les élus locaux, emmenés par Henri Billon, président de la communauté de communes du Pays de Landivisiau, étaient bien là, eux. Et, évidemment, Laurence Claisse, maire de la ville, qui avoue sa « colère » : « J’espère avoir un jour l’explication officielle.»

Celui dont l’absence a été remarquée et qui a valu à la centrale de TotalEnergie

le nom de “Centrale de la Honte”.

Scandale du chlordécone. Une alerte venue de Bretagne.

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Par , 11 septembre 2025 20 h 17 min

Qui n’a pas entendu parler de la pollution des eaux bretonnes par les nitrates et les pesticides. Qui ne sait, à présent, que le problème est général sur l’ensemble du territoire français où plus des 3/4 des ressources sont contaminées à des degrés divers. Pourtant c’est à des milliers de kilomètres de l’hexagone qu’il faut aller chercher les exemples les plus dramatiques de territoires contaminés : dans les paradis ensoleillés de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane ou de la Réunion.

Une cargaison de patates douces a alerté la métropole en Octobre 2002. A cette date les fonctionnaires de la Direction Générale de la Concurrence et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) ont arrêté, sur le port de Dunkerque, une tonne et demie de patates douces en provenance de la Martinique et contenant des quantités importantes de Chlordécone. Cet insecticide extrêmement toxique utilisé sur les exploitations de bananes est pourtant interdit depuis 1993. Le fait que les habitants de la Martinique aient consommé ces tubercules depuis de nombreuses années n’avait alerté personne mais qu’ils arrivent sur le marché de Rungis et voilà le scandale dévoilé !

Pourtant l’information sur cette pollution était connue depuis bien des années. L’année précédente, un rapport particulièrement documenté sur la pollution de l’eau et des sols en Guadeloupe aurait mérité, lui aussi, une mobilisation médiatique.

Une alerte venue de Bretagne

Etant en 2003 membre du Comité National de l’Eau, j’ai eu l’occasion de rencontrer deux représentants du Comité de Bassin de la Guadeloupe venus présenter le “Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux”, adopté par le Comité de Bassin le 19 juin 2003 et approuvé par le Préfet le 25 juillet 2003. La présentation, sans doute considérée comme une formalité administrative par la plupart des membres du Comité, n’avait attiré que peu de commentaires de leur part. Cependant un passage de leur exposé avait attiré mon attention. Il y était question de pollution par les pesticides. Très mobilisé sur la question des pesticides en Bretagne je découvrais de nouvelle molécules, chlordécone, dieldrine, HCH, et risquait une question à leur sujet. Ayant abordé les représentants de la Guadeloupe à la fin de la séance, pour plus d’informations, ils me confiaient le rapport imprimé qu’ils avaient présenté.

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Le jour où l’électricité est arrivée dans le Finistère.

commentaires Commentaires fermés sur Le jour où l’électricité est arrivée dans le Finistère.
Par , 4 septembre 2025 21 h 09 min

La fée électricité a-t-elle mis beaucoup de temps avant de trouver les chemins de la pointe de Bretagne ?

Paradoxalement, alors que le train a été tant attendu, certaines communes de Bretagne, et du Finistère en particulier, ont vu s’allumer les premières lampes électriques avant même les quartiers parisiens.

L’histoire continue à s’écrire. La fée électricité se fait parfois sorcière. La fin de ce récit nous mènera à Brennilis, à Plogoff…

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