Visite d’une décharge municipale clandestine.

commentaires Commentaires fermés sur Visite d’une décharge municipale clandestine.
Par , 22 novembre 2008 9 h 35 min

Elle se situe sur les hauteurs de Kergreis, à la sortie du bois du Tourous. Une barrière, un cadenas… seule la “municipalité” possède la clef. Pourtant, derrière, le spectacle est édifiant.

Un point noir qu’il ne faudra pas oublier dans l’Agenda 21.



De loin on pourrait croire un simple dépôt de matériaux de construction.

Mais sous la surface lisse et au bas du remblai qui comble peu à peu la zone humide du vallon, on trouve un mélange peu ragoûtant.








Alors, on s’en occupe ?

Syndicat des eaux (SIVU) de Landerneau. Rapport sur le prix et la qualité de l’eau, 2007.

commentaires Commentaires fermés sur Syndicat des eaux (SIVU) de Landerneau. Rapport sur le prix et la qualité de l’eau, 2007.
Par , 16 octobre 2008 17 h 59 min

La commission consultative des usagers de l’eau du SIVU de Landerneau s’est réunie le 30 juin 2008 pour prendre connaissance du “Rapport annuel sur le prix et la qualité du service d’eau” concernant l’exercice 2007.

Premier contact avec la nouvelle équipe pour un mandat qui s’annonce bien occupé : mise en oeuvre du SAGE Elorn, choix du nouveau mode de gestion à la fin de l’actuel contrat en 2012.

On peut lire l’ensemble de cet article sur le site de S-eau-S

A lire d’urgence : l’Empire de l’eau

commentaires Commentaires fermés sur A lire d’urgence : l’Empire de l’eau
Par , 11 juillet 2005 16 h 55 min

“Suez, Bouygues et Vivendi. Argent, politique et goût du secret”. Un nouveau livre sur l’eau que tout(e) élu(e), tout(e) militant(e) vert(e) devrait lire. Même si le problème de l’eau n’est pas sa préoccupation première. L’auteur, Yvan Stéfanovitch, est journaliste (à l’AFP et VSD avant de rejoindre Paris-Match). Ce livre, après ceux de Jean-Luc Touly (L’eau de Vivendi, les vérités inavouables) et de Marc Laimé (Le dossier de l’Eau, pénurie, pollution, corruption), donne les clefs pour comprendre de l’intérieur le fonctionnement du libéralisme à la française. Un libéralisme qui a inventé le PPP, le “Partenariat Public Privé”, cette formule magique qui laisse les investissements au “Public” c’est-à-dire à la collectivité et assure des bénéfices maximum au Privé. Un système (le PPP) qui devient un modèle mondial pour l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) dans le cadre de l’OMC.

Orientation particulière du livre : le retour aux sources. Yvan Stéfanovitch nous fait entrer dans une très vielle histoire qui remonte aux années 1850, quand sous la protection de Napoléon III, des empires se sont créés autour de l’eau mais aussi de l’énergie, des travaux publics, des transports, de l’assainissement et du traitement des déchets. Une vieille histoire qui mêle argent, politique et syndicalisme.

Une histoire qui nous rattrape et nous concerne. ” Le meilleur allié des rois de l’eau reste toujours l’incompétence manifeste de nombreux élus en matière de marchés publics” nous dit l’auteur. Incompétence mais aussi complicité, Jean-Luc Touly et Marc Laimé nous ont déjà montré comment élus de droite et de gauche ont livré la gestion de leurs services publics aux trois “seigneurs” (ou “saigneurs”) en échange d’argent détourné vers la caisse des partis ou d’emplois fictifs réservés aux battus du suffrage universel. Yvan Stéfanovitch en apporte la confirmation avec un luxe de détails extraits des archives des uns et des autres. Les “petits poucets” Verts font, heureusement, exception. L’action de Raymond Avrillier à Grenoble est citée mais aussi celle des élus verts de Cherbourg. “La Lyonnaise a perdu Grenoble, et la Générale Cherbourg, grâce au dynamisme des élus Verts qui ont su convaincre leurs collègues socialistes”, nous dit l’auteur. Et il ajoute : “D’autres villes vont tomber”. A nous donc de confirmer le pronostic partout où les Verts ont des élus (des milliers de contrats vont arriver à échéance dans les années à venir).

En attendant et pour nous y préparer, une bonne lecture : L’Empire de l’Eau. Yvan Stéfanovitch. Editions Ramsay.

L’éolien otage du lobby nucléaire

commentaires Commentaires fermés sur L’éolien otage du lobby nucléaire
Par , 2 avril 2005 17 h 43 min

L’histoire se répète. Si les énergies renouvelables, et l’énergie éolienne en particulier, ne se sont pas développées en France, c’est parce que le lobby du nucléaire s’est employé à casser toute initiative en ce sens. Il récidive. En imposant le plancher de 20 mégawatts (soit une vingtaine d’éoliennes sur le même site) pour un achat à prix majoré, la majorité UMP vient d’enterrer tout projet breton. Dans notre paysage où s’imposent à la fois de protéger les sites et de répondre au bien être des habitants riverains, de telles concentrations d’éoliennes ne sont pas envisageables. Par contre les lieux ne manquent pas où des projets de dimension raisonnable ont leur place. D’autre part la demande existe dans la population comme l’a confirmé la réunion sur les énergies renouvelables qui s’est tenue à Landerneau à l’initiative de DES et S-Eau-S..

On nous parle de préserver les paysages. Mais les préserve-t-on en regroupant plus de 20 éoliennes au même endroit ? Les préserve-t-on en installant des centrales nucléaires sur des côtes magnifiques ou en alignant des pylônes de lignes à Haute Tension au dessus du boccage et des habitations ? La réalité est que le lobby pro nucléaire n’accepte aucune concurrence, aussi minime soit-elle. Pendant que l’Allemagne produit 16000 mégawatts éoliens, la France dépasse à peine les 500 mégawatts. Mais pour les nucléocrates c’est encore trop. Il faudra donc relever le défi au niveau régional et local. Il faut d’abord que la pression publique amène ce pouvoir à revenir sur sa décision. Il faudra ensuite que les collectivités locales prennent le relais. Les communautés de communes, les Pays, doivent être à l’initiative de réalisations éoliennes, ou d’autres production d’énergie renouvelable, dans le cadre de services publics locaux de l’énergie. Regroupées, les collectivités locales auront alors le pouvoir de négocier avec EDF le prix d’achat valorisant que leur refusent aujourd’hui les députés de la majorité et le gouvernement.

Charte de l’environnement : à peine votée, déjà bafouée

commentaires Commentaires fermés sur Charte de l’environnement : à peine votée, déjà bafouée
Par , 7 mars 2005 16 h 59 min

“Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.”, nous dit le premier article de la Charte de l’Environnement. Or le Ministère de l’Ecologie envisage de prendre un arrêté réduisant la distance minimale des habitations à respecter lors de l’épandage, dans les cas où le lisier aurait été “hygiénisé” avec des additifs biologiques et n’entraînerait plus de nuisances olfactives. Un additif, même biologique, non seulement ne réduit pas la pollution mais ajoute souvent une nouvelle pollution chimique à la pollution existante. On a testé, par exemple, des produits qui endorment les terminaisons nerveuses du système olfactif, les verra-t-on utiliser en oubliant que l’odeur, plus qu’une nuisance, est souvent aussi signal de danger. Car les gaz contenus dans les lisiers (ammoniac, sulfure d’hydrogène) ne sont pas uniquement nauséabonds, ils sont nocifs.

“Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement”, dit le deuxième article de la Charte. Pourtant c’est à nouveau le ministre de l’écologie qui prévoit de relever les seuils à partir desquels les élevages intensifs, dont les déjections polluent sols et cours d’eaux, doivent être soumis à enquête publique. Pour faire bonne mesure il se prépare à autoriser les gros exploitants à s’agrandir encore en rachetant une partie des droits d’émissions d’azote d’éleveurs partant à la retraite ou contraints à cesser leur activité, encourageant ainsi la concentration des élevages. Quand on sait que la plupart de ces gros élevages sont situés dans les régions déjà les plus saturées, on imagine que loin d’être préservé, l’environnement va être encore un peu plus pollué. Les “accidents” récents survenus dans de grosses exploitations supposées être “aux normes” sont là pour nous éclairer. La France s’empoisonne et nous regardons ailleurs, pourra encore dire un personnage célèbre…

Lutte contre la pollution en Bretagne : le compte n’y est pas.

commentaires Commentaires fermés sur Lutte contre la pollution en Bretagne : le compte n’y est pas.
Par , 20 février 2005 17 h 00 min

“La moitié des excédents d’azote organique est résorbée” titre la presse après la récente réunion, sous la présidence de Bernadette Malgorn, préfète de région, du “Comité de suivi du plan d’action de la charte de développement de l’agriculture et pour la reconquête de la qualité de l’eau”. Un beau titre, certes, mais qu’en est-il de la réalité.

51% d’azote résorbé, nous dit-on, en précisant que, sur un objectif 43 900 tonnes d’azote organique à résorber en Bretagne, on en est arrivé à en éliminer, du moins sur le papier, 22 685 tonnes. D’autre part, nous dit-on, l’utilisation d’azote minéral a baissé de 15 000 tonnes pour un objectif prévu de 30 000 tonnes. L’ensemble ferait donc une résorption de l’ordre de 38 000 tonnes ( soit 168 000 tonnes de nitrates).

Or, que nous apprend l’excellent document publié par la Région Bretagne et la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN) sous le titre “Chiffres clés de l’environnement en Bretagne” ? Que même si les objectifs étaient atteints nous serins loin du compte car, nous dit le rapport : “Le flux annuel d’azote sous forme de nitrates apporté par l’ensemble des rivières bretonnes dans nos eaux littorales est estimé à 110 000 tonnes (487 000 tonnes de nitrates – NO3), en année de pluviométrie moyenne” ( p28). Le rapport précise qu’en l’année 2000 ce flux était de 150 000 tonnes (664 000 tonnes de nitrates), soit près de 1,5 fois celui de la Seine dont le bassin versant est pourtant 2,5 fois supérieur à celui de la Bretagne.

Si on en croit ces chiffres donc, le jour où l’objectif de résorption de 74 000 tonnes de nitrates sera atteint, il en restera encore autant en excès qui viendront s’ajouter à la pollution déjà existante.

Mais qu’en est-il même de cette résorption partielle supposée. Le journal “Paysan breton” publie les statistiques agricoles pour 2003. On y lit, qu’après une année 2002 en hausse, la production porcine s’est stabilisée mais que dans le même temps les livraisons d’engrais azotés ont augmenté de 24%. Elles atteignaient 141 000 tonnes soit de l’ordre de 30 000 tonnes de plus qu’en 2002, soit plus des ¾ de la résorption annoncée..

Quant au paramètre nitrates dans l’eau de boisson. Son taux a baissé nous dit-on mais ces résultats sont à prendre avec des pincettes. D’abord parce que les captages les plus pollués ont été abandonnés et n’entrent plus dans la statistique. Ensuite parce que l’eau “dénitratée par traitement” prend une proportion de plus en plus grande, ensuite parce que l’extraordinaire sécheresse de 2003 est venue brouiller tous les paramètres et comme l’indique le rapport de la DIREN : ces variations sont ” très liées au contexte hydrologique de l’année” (p 39). Force est ce constater d’ailleurs que la baisse du taux de nitrates est la même sur les secteurs d’action renforcée du plan Bretagne Eau Pure et sur ceux qui ne bénéficient d’aucune mesure particulière.

Entendons nous bien. Il ne s’agit pas de dire que rien n’est fait. Vu les sommes investies, en particulier par les contribuables et les consommateurs d’eau, ce serait un comble ! Mais il faut refuser les discours anesthésiants. La directive cadre européenne nous impose de retrouver, pour 2015, un bon état écologique de l’eau de nos rivières. Cela veut dire, non seulement résorber la totalité des 100 000 à 150 000 tonnes de l’excédent de nitrates connu mais aller encore plus loin pour faire descendre cette pollution à des taux inférieurs aux 15 mg qui seront nécessaires pour endiguer la prolifération d’algues vertes, ou au minimum, dans un premier temps, inférieurs aux 25 mg du nombre guide européen.

Ce ne sont pas des discours que nous attendons de la part des représentants de l’état mais une action à la mesure des enjeux.

Panorama Theme by Themocracy