Laissons les fossiles dans le sol pour en finir avec les crimes climatiques.

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Par , 26 août 2015 13 h 49 min

appel climat

Nous sommes à la croisée des chemins. Nous ne voulons pas nous retrouver contraint.e.s à survivre dans un monde devenu à peine vivable. Des îles du Pacifique Sud à la Louisiane, des Maldives au Sahel, du Groenland aux Alpes, la vie quotidienne de millions d’entre nous est déjà perturbée par les conséquences du changement climatique. Par l’acidification des océans, par la submersion des îles du Pacifique Sud, par le déracinement de réfugiés climatiques en Afrique et dans le sous-continent indien, par la recrudescence des tempêtes et ouragans, l’écocide en cours violente l’ensemble des êtres vivants, des écosystèmes et des sociétés, menaçant les droits des générations futures. Ces violences climatiques nous frappent inégalement : les communautés paysannes et indigènes, les pauvres du Sud comme du Nord sont les plus affectés par les conséquences du dérèglement climatique.

Nous ne nous faisons pas d’illusions. Depuis plus de vingt ans, les gouvernements négocient mais les émissions de gaz à effet de serre n’ont pas baissé et le climat poursuit sa dérive. Alors que les constats de la communauté scientifique se font plus alarmants, les forces de blocage et de paralysie l’emportent.

Ce n’est pas une surprise. Des décennies de libéralisation commerciale et financière ont affaibli la capacité des Etats à faire face à la crise climatique. Partout, des forces puissantes — entreprises du secteur fossile, multinationales de l’agro-business, institutions financières, économistes dogmatiques, climatosceptiques et climatonégationnistes, décideurs politiques prisonniers de ces lobbies — font barrage et promeuvent de fausses solutions. 90 entreprises sont à l’origine des deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre. De véritables réponses au changement climatique nuiraient à leurs intérêts et à leur pouvoir, remettraient en cause l’idéologie du libre-échange, et menaceraient les structures et les subventions qui les soutiennent.

Nous savons que les multinationales et les gouvernements n’abandonneront pas aisément les profits qu’ils tirent de l’extraction des réserves de charbon, de gaz et de pétrole ou de l’agriculture industrielle globalisée gourmande en énergie fossile. Pour continuer à agir, penser, aimer, prendre soin, créer, produire, contempler, lutter, nous devons donc les y contraindre. Pour nous épanouir en tant que sociétés, individus et citoyen.ne.s nous devons tout.e.s agir pour tout changer. Notre humanité commune et la Terre le demandent.

Nous gardons confiance en notre capacité à stopper les crimes climatiques.
Par le passé, des femmes et des hommes déterminé.e.s ont mis fin aux crimes de l’esclavage, du totalitarisme, du colonialisme ou de l’apartheid. Elles et ils ont fait le choix de combattre pour la justice et l’égalité et savaient que personne ne se battrait à leur place. Le changement climatique est un enjeu comparable et nous préparons une insurrection similaire.

Nous travaillons à tout changer. Nous pouvons ouvrir les chemins vers un futur vivable. Notre pouvoir d’agir est souvent plus important que nous ne l’imaginons.. A travers le monde, nous luttons contre les véritables moteurs de la crise climatique, défendons les territoires, réduisons les émissions, organisons la résilience, développons l’autonomie alimentaire par l’agro-écologie paysanne, etc.

A l’approche de la conférence de l’ONU sur le climat à Paris-Le Bourget, nous affirmons notre détermination à laisser les énergies fossiles dans le sol. C’est la seule issue.

Concrètement, les gouvernements doivent mettre un terme aux subventions qu’ils versent à l’industrie fossile, et geler leur extraction en renonçant à exploiter 80% de toutes les réserves de carburant fossile.

Nous savons que cela implique un changement historique majeur. Nous n’attendrons pas que les Etats agissent. L’esclavage et l’apartheid n’ont pas disparu parce que des Etats ont décidé de les abolir, mais par des mobilisations massives qui ne leur ont pas laissé le choix.

L’issue est incertaine. Nous avons toutefois une occasion unique de renouveler la démocratie, de démanteler le pouvoir hégémonique des multinationales et de transformer radicalement nos modes de production et de consommation. Tourner la page des fossiles est une étape décisive vers la société juste et soutenable dont nous avons besoin.

Nous ne gâcherons pas cette chance, à Paris comme ailleurs, aujourd’hui comme demain.

POUR SIGNER L’APPEL

CET APPEL est soutenu par :

Agnès Sinaï (Institut Momentum), Alberto Acosta (économiste), Alex Randall (Climate Outreach), Amy Dahan (Historienne des Sciences), Bernard Guri (Centre for Indigenous Knowledge & Organisational Development), Bill McKibben (fondateur de 350.org), Boaventura de Sousa Santos (sociologue), Catherine Larrère (philosophe), Christophe Bonneuil (historien), Cindy Wiesner (Coordinator of Grassroots, Global Justice Alliance, USA), Claire Nouvian (Bloom), Claude Lorius (glaciologue), Clive Hamilton (philosophe), David Graeber (anthropologue), Desmond Tutu (archevêque émérite), Dominique Bourg (philosophe), Dominique Méda (sociologue), Edgardo Lander (sociologue), Eduardo Viveiros de Castro (anthropologue), Emilie Hache (philosophe), Erri de Luca (écrivain), Esperanza Martinez (ancienne ministre de la Santé publique du Paraguay), Esther Vivas (chercheure et militante altermondialiste), François Gemenne (politiste), Frank Murazumi (Amis de la Terre Ouganda), Gaël Giraud (économiste), Geneviève Azam (économiste), George Monbiot (journaliste), Gerry Arrances (militant anti-charbon), Gilles Boeuf (président du MNHN), Gilles Clément (paysagiste), Gilles-Éric Séralini Godwin Ojo (Amis de la Terre, Nigeria), Gus Massiah (Cedetim), Guy Aurenche (président du CCFD), Isabelle Frémeaux (Laboratoire des Imaginaires Insurrectionnels), Isabelle Stengers (philosophe), Jacques Testart (biologiste), Jean-Baptiste Fressoz (historien), Jean-Pierre Dupuy (philosophe), Jean Gadrey (économiste), Jean Merckaert (Revue Projet), Jeanne Planche (Attac France), John Holloway (sociologue et philosophe), Joan Martinez Alier (économiste), John Jordan (Laboratoire des Imaginaires Insurrectionnels), Jon Palais (Bizi !), Kaddour Hadadi (musicien et chanteur, HK et les Saltimbanks), Kevin Smith (Liberate Tate), Kumi Naidoo (Greenpeace International), Larry Lohmann (The Corner House), Lech Kowalski (réalisateur), Leonardo Boff (théologien), Lidy Nacpil (Jubilee South), Mamadou Goïta (Institut de recherche et de promotion des alternatives au développement, Mali), Louise Hazan (350.org), Marc Dufumier (agronome), Marc Luyckx Ghisi (écrivain), Marc Robert (chimiste), Marie-Monique Robin (journaliste), Maude Barlow (Food & Water Watch), Maxime Combes (économiste, membre d’Attac), Naomi Klein (essayiste), Michael Hardt (philosophe), Michael Löwy (sociologue), Mike Davis (historien et sociologue), Noam Chomsky (linguiste et philosophe), Nick Hildyard (The Corner House), Nicolas Haeringer (350.org), Nnimmo Bassey (Oil Watch International), Noble Wadzah (Oil Watch Afrique), Olivier Bétourné (éditeur), Olivier de Schutter (juriste), Pablo Servigne (collapsologue), Pablo Solon (ancien ambassadeur de la Bolivie), Pat Mooney (ETC Group), Patrick Chamoiseau (écrivain), Patrick Viveret (philosophe), Paul Lannoye (ancien député européen), Philippe Bihouix (ingénieur), Philippe Desbrosses (Intelligence Verte), Philippe Descola (anthropologue), Pierre Rabhi (agronome et penseur de l’écologie), Pierre-Henri Gouyon (écologue), Priscilla Achakpa (Water Supply and Sanitation Collaborative Council, Nigéria), Razmig Keucheyan (sociologue), Rebecca Foon (musicienne), Roger Cox (avocat), Saskia Sassen (sociologue), Serge Latouche (économiste), Soumya Dutta (Alliance nationale des mouvements anti-nucléaires, Inde), Stefan C. Aykut (politiste), Susan George (économiste), Swoon (artiste), Thomas Coutrot (économiste, porte-parole d’Attac), Tom Kucharz (Ecologistas en Accion, Espagne), Tony Clarke (International Forum on Globalization), Txetx Etcheverry (Alternatiba), Valérie Cabannes (End Ecocide), Valérie Masson-Delmotte (climatologue), Vandana Shiva (physcienne et écologiste), Vincent Devictor (écologue), Vivienne Westwood (styliste), Yeb Saño (ancien ambassadeur des Philippines pour le climat), Yvonne Yanez (Oil Watch).

Tour Alternatiba. Escale à Landivisiau réussie.

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Par , 25 août 2015 14 h 02 min


L’arrivée des participants à la « Vélorution » sur l’esplanade Quéguiner. Noter Christophe Winckler et son superbe vélo carrossé orange.

L’escale à Landivisiau du Tour Alternatiba, destinée à sensibiliser le public aux problématiques de l’écologie, s’est déroulée selon le protocole prévu, avec une météo mitigée, et, surtout, dans une atmosphère bon enfant.

Réveiller l’opinion publique

À l’heure prévue, les triplettes et quadruplettes d’Alternatiba, suivies d’environ 130 personnes pilotant triporteurs, vélos allongés et cycles de toutes sortes, sont arrivés en provenance de Lampaul-Guimiliau, sur le Forum de l’Hôtel de ville, au terme de leur « Vélorution », en musique et en chanson. Après une petite pause, l’heure était aux différentes prises de parole. Une participante basque a rappelé le sens de ce périple de 5.000 km à vélo et la nécessité de mobiliser l’opinion publique aux alternatives permettant de lutter contre le changement climatique. Alain Rohou, dans la langue bretonne, et Angélique Horellou pour les « Non à la centrale », lui ont emboîté le pas, apportant leur touche locale à l’événement. La soirée s’est poursuivie autour d’un repas partagé de conférences et de débats entre passionnés des problématiques de transition énergétique, également soucieux d’associer le volet écologique et le volet social, comme le prouvait la présence d’un camion prêté par l’antenne d’Emmaüs de Pau.

Le Télégramme

Un élu landernéen dénonce la subvention pour la Fête du Bruit.

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Par , 8 août 2015 9 h 16 min

Ouest-France

À quelques jours de la Fête du Bruit, Frédéric Le Saout, élu Dynamique d’avenir : solidarité, écologie, citoyenneté, a souhaité, par l’intermédiaire d’un communiqué, rappeler la position de son groupe concernant le soutien financier de la ville à Régie Scène.

« Il ne s’agit pas ici de contester l’organisation du festival Fête du Bruit sur Landerneau. Mais c’est une question de principe. Nous estimons que la ville de Landerneau n’a pas à verser systématiquement une subvention de 10 000 € à l’association Régie Scène, sachant qu’elle se confond avec l’entreprise du même nom. Entreprise privée ou association à but non lucratif ce n’est pas pareil. Ce montage revient en effet à mutualiser les dépenses et privatiser les bénéfices… Ce n’est pas acceptable. »

L’élu ajoute que « le maire parle de « coup de pouce ». Elles sont nombreuses les entreprises locales qui aimeraient bien un tel « coup de pouce » ! Nous rappelons à l’équipe majoritaire que les collectivités ne peuvent pas participer aux bénéfices des entreprises privées avec le fruit de nos impôts ».

Nukleel. Le journal de la lutte de Plogoff.

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Par , 6 août 2015 10 h 00 min

Le journal des CLIN (comités locaux d’information nucléaires) engagés dans la lutte contre la centrale nucléaire de Plogoff était rédigé par le CLIN de Landerneau. Nous donnons ici la publication des 15 numéros de la série.

Nukleel.01

Voir la suite :
Nukleel.01

De nombreux CLIN (comités locaux d’information nucléaire) fonctionnent alors. La nécessité se fait d’un journal qui permettrait de faire partager leurs expériences et d’aider aux mobilisations. Il sera pris en charge par le CLIN de Landerneau, déjà particulièrement actif dans la lutte contre le projet de centrale à Porsmoguer.


Nukleel.02

Une panne électrique est savamment exploitée pour accréditer la nécessité de la centrale. Nukleel démonte l’argument. Faut-il du nucléaire ? Ce sont les CLIN qui font connaître le rapport du député Edouard Schloesing dénonçant la nouvelle orientation choisie (voir encore). Quelle alternative ? Première évocation du projet alter : vivre mieux sans pétrole et sans nucléaire.


Nukleel.03

Offensive des tenants du nucléaire : Marcel Boiteux directeur de EDF et Georges Marchais dirigeant du parti communiste viennent expliquer aux bretons qu’ils ne peuvent se passer du nucléaire.


Nukleel.04

Premier accident nucléaire majeur : Three Mile Island aux USA. Les CLIN informent mais sont loin d’imaginer qu’il y aura ensuite Tchernobyl et Fukushima.


Nukleel.05

Un numéro spécial sur les lignes à haute tension. Déjà des études qui montrent leur nocivité et déjà des manifestations contre leur implantation.


Nukleel.06

Dans un mois commencera l’enquête publique. Un mot d’ordre : s’opposer par tous les moyens à l’enquête d’utilité publique”.


Nukleel n°7

Pendant l’enquête l’information continue avec en prime l’humour des dessins de Nono.


Nukleel n°8

Après les violences de l’enquête, le bilan.


Nukleel.08.bis

Solidarité avec les associations qui luttent contre le centre de retraitement de la Hague. Un dépliant pour appeler à la manifestation.


Nukleel.09

Un numéro spécial “Nucléaire et Santé”. EDF avait fait diffuser par les pharmaciens une brochure de propagande sur la prétendue inocuité du nucléaire. Ce numéro y répondait et était proposé aux pharmaciens qui se sont empressés de faire disparaître la propagande de EDF de leur officine.


Nukleel.10

Un numéro spécial “Nucléaire et sureté”. On y parle en particulier de l’accident de Three Mile Island. On y parle aussi de la naissance de “Plogoff Alternative”


Nukleel n°11

La Bretagne au coeur de la cible nucléaire. Le nucléaire civil ne nous fait pas oublier qu’il est issu du nucléaire militaire. Après Plogoff, il restera encore à nous mobiliser contre la force de frappe française et la base de sous-marins nucléaires de l’Ile Longue


Nuklleel n°12

Où l’on parle du revirement du PC, du projet de maison autonome de Plogoff Alternative et des luttes antinucléaires dans le monde.


Nukleel.13.

Plogoff a gagné !


Nukleel n°14

Un titre : Aujourd’hui comme hier… nous refuserons le nucléaire par tous le moyens. Paru en décembre 1981 il fait le constat désenchanté de la relance nucléaire par le gouvernement socialiste et déjà la trahison des promesses de la campagne électorale. On y parle aussi des luttes dans le monde et en particulier à Lémoniz dans le Pays Basque où Nicole et Félix Le Garrec ont été ovationnés à l’occasion de la présentation de leur film “Plogoff, des pierres contre des fusils”. On y parle également de la menace nucléaire militaire avec l’appel du Larzac contre la guerre et l’armement nucléaire.


Nukleel n°15

Ce numéro rédigé par la commission “emploi” di CLIN de Quimper porte sur “Nucléaire et emploi”. Il s’attaque au mythe d’une industrie nucléaire qui créerait des emplois et montre le nombre et la qualité des emplois qui seraient liés aux énergies renouvelables. Il s’attaque aussi au gaspillage et plaide pour une politique d’économie de l’énergie.

Pesticides, quand les victimes se rebiffent.

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Par , 27 juillet 2015 16 h 00 min

L’agriculture française est une des plus performantes du monde mais c’est aussi l’une de celles qui utilise le plus de produits phytosanitaires, autrement dit des pesticides et des herbicides chimiques en tous genres. L’utilisation intensive de ces produits est de plus en plus contestée. S’ils permettent d’améliorer les rendements, ils ont aussi des conséquences avérées sur l’environnement et la santé.

L’an passé, un rapport de l’Agence Sanitaire Française soulignait les liens entre l’exposition à ces produits et les pathologies graves qui se répandent dans le monde rural, notamment des formes très virulentes de cancer et des maladies dégénératives telles que les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson. Ces mêmes scientifiques alertent également sur les dérèglements endocriniens que ces pesticides occasionnent.

Les principaux syndicats agricoles restent très réticents à remettre en cause ces produits, dont dépend en grande partie le système hyper productif actuel. Mais les exploitants et les salariés victimes de maladies graves sont de plus en plus nombreux à se pourvoir en justice.

Certains d’entre eux n’hésitent plus à attaquer les géants de l’agrochimie, qu’ils accusent de leur avoir caché les risques liés à leurs produits.

En janvier dernier, le gouvernement a constaté l’échec du plan ” Ecophyto” instauré en 2008, après le Grenelle de l’environnement. Mais il a maintenu l’objectif de diminuer de moitié l’usage des produits phytosanitaires d’ici à 2025. Preuve que le phénomène, s’il est loin d’être réglé, ne peut plus être ignoré.

Ecouter : France Inter Interception

Reportage de Pascal Dervieux présenté par Lionel Thompson

Réalisation de Anne Lhioreau

La pollution de l’air coûte plus de 100 milliards d’euros et 42 000 morts prématurées par an à la France.

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Par , 15 juillet 2015 15 h 21 min

La pollution de l’air coûte 100 milliards d’euros par an à la France, selon une commission d’enquête du Sénat, qui y voit une « aberration économique » et propose notamment d’augmenter la fiscalité du diesel et de taxer les émissions de polluants.

Dans son rapport intitulé “Pollution de l’air : le coût de l’inaction” et rendu public mercredi 15 juillet 2015, la commission évalue globalement à 100 milliards d’euros le coût annuel de la pollution de l’air et à 42000 le nombre de morts prématurées.
Air pollution rapport sénat.06

Leila Aïchi, sénatrice groupe Ecologistes, rapporteure
Jean-François Husson, sénateur groupe Les Républicains, président

L’audition à la commission de Mme Agnès LEFRANC (Institut de veille sanitaire), de M. Olivier CHANEL (CNRS), et de M. Pascal BEAUDEAU (InVS).

Air pollution rapport sénat.02

9 villes françaises ont été étudiées dans le cadre du projet APHECOM :

Mme Agnès Lefranc : “si on s’intéresse aux impacts des expositions chroniques aux particules fines PM2,5, on voit là que ce sont quasiment 3000 décès qui pourraient être différés si on se ramenait aux valeurs guides de l’OMS de 10 microgrammes par m3 en moyenne annuelle”.

Noter auussi dans le rapport AHECOM :

Air pollution rapport sénat.05

M. Olivier CHANEL (CNRS) : “si on prend en compte le coût des maladies chroniques liées à l’asthme dues à la pollution atmosphérique on aboutit au coût de 331 millons d’euros”

M. Pascal BEAUDEAU (InVS) : Pour lui les coûts sont sous-évalués .”Est-ce que cette estimation couvre tout ? Non. D’une part il y a une liste des pathologies associées à la pollution atmosphérique qui a tendance à s’allonger depuis ces dernières années. je citerais les maladies neurodégénératives dont certaines études ont montré un lien avec la pollution atmosphérique. Les effets reprotoxiques qui sont de plus en plus étudiés aussi. Et récemment des études ont montré que la pollution atmosphérique entravait le développement pulmonaire des enfants… Ce qui compte c’est le long terme, ce n’est pas l’effet des pointes de pollution. La bonne mesure c’est la moyenne annuelle des pollutions et ce n’est pas les jours de dépassement et notamment pour les PM2,5 qui sont le polluant le plus étudié ”

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